Encore 1998. Monsieur Coe aux platines pour notre plus grand plaisir.
Deux sets très différents :
le premier est orienté deep house progressive, les titres sont absolument superbes, la qualité de la technique de mix, avec notamment l'utilisation parfois abusive du sampleur et des effets, ne peut laisser l'auditeur indifférent. Pour commencer un remix de Charles Webster, belle entrée en matière avec sa rythmique "reverbée" ; le morceau suivant s'insère dans "Protect your mind" remixé par Van Bellen, à la voix envoûtante ; deux "Resurrection" ne peuvent qu'aller ensemble, prog très planante ; les choses commencent à se corser sur "Slickmick" ; un des "Empress" du hollandais aux rastas Lucien Foort ; plus trance, "Bulgarian" remixé par Incisions, encore du hollandais ; plus sombre et mental, "Soul to bare" remixé par Hornbostel, qui arrive tout en filtre et reverb ; la descente est amorcée par un titre de John Graham, puis William Orbit qui remixe "I'm free", au break kraftwerkien ; en final, le classique "Calling your Name" de BT et Taylor remixé par Ferry Corsten.
Le deuxième, plus rapide et efficace, plus trance surtout : les australiens de Narcotik sur Zero Tolerance, les tubes Der Dritte Raum "Hale Bop", "Hope" remixé par Oliver Lieb et "Clarkness", ces deux derniers étant particulièrement orgasmiques ; à noter les deux Breeder, dont Sasha et Digweed avaient à une époque l'exclusivité, sur la même ligne de basse mais avec un thème différent ; en plus hard, les hollandais Jark Prongo ; l'allemand Tomcraft et son single "The Mission", à la voix suave ; Tilt au complet (Parks, Wilson, Graham) pour encore une bombe nommée "I dream".
De la progressive, tantôt mélodique et vocale, tantôt deep et planante, tantôt hard et percussive, qui ravira les amateurs de mixes de haut vol, à la sélection soignée, à écouter chez soi ou en soirée.