Evidemment le disque débute par un des chefs d'oeuvres absolu du jazz d'après guerre, le monumental "Lullaby At Birdland", le thème introduit presque a cappella par Sarah Vaughan et l'arrivée des autres musiciens "sur la pointe des pieds" font de ce titre une merveille intemporelle au même titre que le "Kind of Blue" de Miles Davies.
Mais ce morceau, aussi immortel soit il, ne doit pas faire oublier les autres titres de ce disque admirable, les forts réussis (et c'est un euphémisme) "September Song" "Jim" et "April In Paris" nous font presque regretter de ne pas avoir été présents dans le studio en ces jours bénis où ce disque a été réalisé.
Coté musiciens, si Max Roach et le tout jeune Clifford Brown (impérial, le seul peut être a avoir réussi à retrouver le son solaire de Louis Armstrong) sont connus, leur notoriété ne doit pas non plus faire oublier le flutiste Herbie Man et le saxophoniste Paul Quinichette, qui apportent une touche très cool dans ce disque explosif.
Même si la présence de Roach et de Brown peuvent faire penser à un disque de Bop, cet album est "simplement" une très, très bon disque de jazz, écoutable par tous, que vous soyez fan de jazz ou pas, ici la musique dépasse les frontières.
Comme "Kind of Blue" ou le "Live at Newport" de Duke Ellington, on est ici en présence d'une musique intemporelle qui ravira "petits et grands", peut être un des trois ou quatre disques de jazz à recommander à celui qui veut entrer dans le monde du swing, pour les autres c'est déjà un de leurs disques de chevet.