Breaking Benjamin réunit les anciens bassiste et guitariste de Lifer ce qui explique quelques réminiscences flagrantes à l'écoute de la structure musicale (guitare assez pêchue et carrée, rythmique martiale en symbiose avec le précedent instrument). Pourtant, le groupe se démarque clairement du néométal en exorcisant ses principaux fondements (voix criarde et/ou rappée, samples, scratches) et tente une approche beaucoup plus mélodique. Il s'en suit alors une meute de titres imparables qui font souvent mouches (le single énergique "Polyamorous", le grungy "Medicate", le doux/fébrile "Sugarcoat") et seuls quelques titres trop entendus sont un peu en dessous du lot ("Next to Nothing", "Skin"). La voix du chanteur tangue entre le timbre de Nick Coyle (de Lifer justement) et celui de Gavin Rossdale de Bush ("Natural Life").
Un skeud qui séduit donc par sa qualité et son efficacité constante au niveau des compos plutot que par son originalité sans bornes...tout en surplombant pas mal de rivaux actuels (Nickelback, Theory of a dead man et consorts)