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| 1. Let There Be More Light |
| 2. Remember A Day |
| 3. Set The Controls For The Heart Of The Sun |
| 4. Corporal Clegg |
| 5. A Saucerful Of Secrets |
| 6. See Saw |
| 7. Jugband Blues |
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Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un Floyd à cinq feuilles.,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Saucerful Of Secrets (Discovery Edition) (CD)
Pink Floyd en est seulement à son album que, déjà, le bateau se met à tanguer en raison de la propension de Syd Barrett, alors indiscutable leader du groupe, à trop se consumer dans le L.S.D. Incapable d'assurer le rôle qui lui est dévolu au sein de la formation, inapte à se gérer face au public, renfermé sur lui-même, le génial compositeur schizophrène est montré du doigt par ses petits camarades, peu enclins à continuer l'aventure avec un tel illuminé. Oui mais, on ne vire pas Barrett comme on se sépare du pékin lambda. Barrett, c'est le fondateur du Floyd et celui qui a couvert de ses premiers lauriers leur musique. Il n'est qu'à se référer au Piper At The Gates Of Dawn précédent, enluminé par la créativité de Syd, pour constater que son éviction serait lourde de conséquence à l'heure d'attaquer A Saucerful Of Secrets, le deuxième volet du catalogue (1968). D'où l'idée d'intégrer, par petites touches et au trio encore en place, constitué de Waters, Wright, Mason, son remplaçant David Gilmour (Jeff Beck fut également pressenti), ainsi que celle de conserver Barrett, mais en le délestant des tâches d'écriture, en le réduisant à la portion congrue. Cette dernière se cantonne à une discrète contribution guitaristique sur le triste et prophétique Jugband Blues qui lui appartient (le seul où son nom est mentionné), Remember The Day, Set The Controls et (sous réserve) sur Corporal Clegg. La pitance est maigre, le procédé discutable, mais Barrett doit s'effacer tant il pourrit la vie du groupe et disjoncte. On lui prête l'anecdote selon laquelle il était prêt à introduire dans la formation, une chanteuse, un saxophoniste et un banjoïste. Effectivement, c'est sérieux... Ainsi décapité et restructuré, Pink Floyd poursuit une route que la rumeur de la recherche d'un guitariste « additionnel » et de la rupture probable et imminente avec Barrett, annonce comme obstruée, faute d'avoir mis la main sur le pluridisciplinaire idéal qui sache chanter, manier la guitare et surtout composer. Gilmour semble avoir le profil sur deux points: il joue merveilleusement de la guitare, s'en sort honorablement au chant, mais quid du songwriting ? On ne remplace pas une force créatrice comme Barrett en claquant des doigts, auteur de l'entièreté de l'album précédent. A l'heure d'entrer en studio pour Saucerful Of Secrets, c'est un dilemme pesant et perturbant qui habite le Floyd. Son titre ne sonne-t-il pas comme un appel au secours ? Saucerful Of Secrets: S.O.S. Il s'en faut de peu que ce Pink Floyd divisé et endetté jusqu'au cou ne splitte à ce niveau de leur carrière. Wright était alors prêt à quitter le groupe si Barrett avait été évincé et en état mental de continuer. Comme quoi, une légende ne tient parfois qu'à un fil. La sortie de Saucerful Of Secrets (le seul album à recenser un line-up à 5 membres) va vite révéler que Roger Waters est le nouveau big boss dans la maison et surtout, qu'il est l'architecte de ce disque, commencé sans Gilmour et encore embryonnaire (il ne touchera que 300 livres pour sa participation). Avec ses assesseurs Wright et Mason, Waters réinvente alors le Floyd et l'emmène dans une autre direction, tout en veillant à ne pas humilier Barrett, pour lequel il est un moment envisagé d'en faire un compositeur en coulisse. Les spectateurs privilégiés du fameux concert gratuit de Hyde Park (29 juin 1968) assistent, dans la même semaine que la publication du N° 2, au témoignage tangible d'un Floyd prometteur, relancé, et au style désormais nouveau. Preuve que la nouvelle équipe en a sous la coiffe, même si elle reste très influencée par l'artiste mis sur la voie de garage. Résultat des courses : ce qui est supposé être un travail transitoire se révèle constituer une pièce maîtresse du catalogue des anglais, en dépit d'un son pas toujours au niveau. L'atmosphère dans laquelle nous convie A Saucerful Of Secrets est le reflet de l'étrangeté, de la nuisibilité de la situation collant aux sessions en studio ; le folk psychédélique d'hier s'efface au profit d'une musique raisonnablement expérimentale, plus space-rock, plus puissante, mais aussi plus difficile d'accès, plus obscure, plus mystérieuse, qui sert de support aux titres tourmentés et parfois violents de Waters. Waters se découvre une âme de songwriter et livre un extraordinaire et planant instrumental de 12 minutes, le fameux et avant-gardiste Set The Controls For The Heart Of The Sun. Avec le morceau titre, ils sont très représentatifs de cette évolution artistique et caractéristique du Floyd qui tourne le dos à l'époque Barrett. Rajoutez-y le céleste Remember The Day, écrit par le talentueux, l'inoubliable mais méconnu Rick Wright, ainsi que l'autobiographique JugBand Blues, ultime et touchant témoignage de Syd Barrett, qui fait référence à sa mise sur la touche du groupe et à ses problèmes induits par les drogues. Pour un album fait dans le dur et dans la douleur, dans un contexte lourd et tragique, A Saucerful Of Secrets mérite le meilleur des respects, la plus grande considération. Il est une pierre angulaire de la musique rock et on en arrive, aujourd'hui encore, à sous-estimer son importance alors qu'il est un élément-clé dans la carrière du Floyd (PLO54).
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4.0 étoiles sur 5
oublier les préjugés,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Saucerful Of Secrets (Discovery Edition) (CD)
Comment écouter ce disque ? Il est aussi difficile de ne pas le comparer à The Piper at the Gates of Dawn qu'il est finalement injuste de le faire. Car ce sont deux groupes différents, avec des esthétiques différentes, qui ont créé ces deux disques. Pour l'amateur de The Piper féru de chansons ciselées et de musique rock typée Swingin'London, A Saucerful of Secrets pourra paraître d'une faiblesse insigne. Mais, si on arrive à faire abstraction de cette référence écrasante, on découvrira un excellent album de rock psychédélique. En 1968, Pink Floyd sans Syd Barrett est un groupe pas très éloigné de la "scène" de Canterbury. D'un côté, sur des titres comme Let There Be Light, Set the Controls for the Heart of the Sun ou le morceau titre (qui n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, écoutez Splintered in Her Head de The cure), on rencontre des ambiances très sombres, angoissantes même, qui n'auront plus leur place dans la phase "classique" de Pink Floyd (grosso modo 1970-1975). D'un autre côté, le groupe est très nettement sur la voie de ce qui fera sa particularité dans ces grandes années à venir. Ceci est d'autant plus remarquable que, ne l'oublions pas, ce qui frappe le plus, y compris (surtout) sur Meddle ou Dark Side of the Moon, c'est que Pink Floyd ne sait pas quelle est cette musique qu'il veut faire, puisqu'elle n'a jamais été faite. Parmi les caractéristiques déjà en place, citons la simplicité extrême des formes musicales, la raréfaction du matériau thématique (mélodies aussi bien que rythmes et harmonies) qui tend vers une musique atmosphérique, sans ressorts de tension, l'importance accordé à la dimension purement sonore. Tout à la fin, Jugband Blues, testament de Syd Barrett, garde un pouvoir émotionnel unique. Au total, A Saucerful of Secrets n'est certainement pas un des voyages les moins marquants de la discographie de Pink Floyd, bien au contraire. Cet album mérite à tout le moins un coup d'oreille.Si vous avez déjà la très bonne édition de 1994, il n'est pas utile de la remplacer par celle-ci. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
Musique d'une autre époque,
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Saucerful Of Secrets (Discovery Edition) (CD)
Remasterisation superbe d'un disque qui n'a pas pris une ride malgré les années. CD reçu dans les délais et en bon état
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