Ce roman raconte la vie d’une jeune femme franco-espagnole, entre ses dix et trente ans. Sa famille vit en Norvège, et elle y rencontre un sport pour lequelle elle se prend d’une passion telle que, malgré la désapprobation de ses parents, elle devient… Non je ne vais pas vous dire, ce ne serait pas drôle. Elle est capable de beaucoup de chose, cette Sandra…
Je me suis attachée à ce personnage, évoluant finement sur la ligne d'équilibre entre le réel et l'héroïque, toujours humain, souvent complexe, j'ai aimé y reconnaître certains sentiments, certains actes.
Et je me demande "Mais qui diable est cet Alejandro ?" J'aimerais savoir ce qu'il y a de lui dans Sandra...
J'ai également beaucoup aimé l'écriture de ce roman, précise, fluide, soutenue ni trop ni trop peu, très agréable à lire. Bien qu’épais (400 pages), il se lit sans longueur et sait captiver notre attention.
J'ai enfin beaucoup apprécié le procédé narratif, les multiples interview des personnes qui ont approché Sandra pour une raison ou une autre, qui en parlent avec des points de vue différents et nous permettent, telle une spirale convergente, de pénétrer peu à peu l'histoire et la complexité du personnage. Il est d'ailleurs dommage, à mon avis, que ce procédé ne soit pas employé pour les quarante dernières pages, ce qui a destabilisé la linéarité de ma lecture. Certains penseraient qu'elles sont de trop, je ne suis pas sûre, mais elles sont trop différentes, la rupture qu'elles créent m'a gênée. Mais je ne vais pas m'attarder sur ces quelques pages qui présentent par ailleurs un intérêt peut-être un peu trop absent du reste du roman à mon goût, à savoir le propre point de vue de Sandra .
Un mot encore sur le saut à ski, discipline sportive dont je me fous royalement, comme tout sport de compétition, d'ailleurs, mais sur lequel Alejandro Gabriel Y Galan, a réussi à me faire lire cent à cent cinquante pages sans m'ennuyer une seconde.
Et puis je trouve la couverture très belle....
Le saut de Sandra est, pour conclure, un des livres que j'ai le plus apprécié cette année, et que je rangerais dans ma bibliothèque sur le rayons des "livres à relire un jour", et que je ne prêterais qu'aux personnes de confiance qui me le rendront sans aucun doute. Les autres, je le leur conseillerais...