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Connu du public français pour avoir tourné dans plusieurs films (
La Mandarine,
Madame Claude...), et pour avoir notamment coécrit la B.O. de
Cocktail Molotov, Murray Head n'en est pas moins d'abord un folk-singer, qui plus est l'un des plus brillants de la scène britannique des années soixante-dix. Une voix délicate, portée par une orchestration acoustique, a séduit de part et d'autre de la Manche en 1976 avec l'album
Say It Isn't So. Entre Donovan et Al Stewart, Murray Head, alors, avait trouvé son style. Comme en témoignent également des chansons telles que "Boy On A Bridge" et "Silence Is A Strong Reply" qui possèdent ce même climat romantique que "Say It Isn't So".
--Philippe Margotin
Critique
Après un peu remarqué (quoique pétri de bonnes intentions)
Nigel Lived, Murray Head, coaché par Islands Records connaissait le succès avec cet album aux rythmiques folk-pop qui faisait la part belle à l’originalité de l’univers musical du chanteur.
Tout comme son prédécesseur, cet album-concept était la retranscription de la gloire, puis de la descente au enfers d’une superstar, en l’occurrence, Joe Jackson, joueur de base-ball accusé dans une affaire de paris truqués qui lui coûtera sa carrière.
« Say, It Ain’t Joe », qui ouvre l’album (littéralement « Dis moi que ce n’est pas vrai, Joe ») est la pierre angulaire de l’édifice musical que constituent les dix morceaux de cette galette pessimiste. Si l’on peut trouver ici et là quelques influences rock (
« Someone’s Rocking My Dreamboat »), l’album reste cependant une pure production pop, aux rythmes assez lents, touchant parfois au blues, prisme déformant et déprimant d’une vie brisée, vue à travers le fond d’un verre de whisky.
Benjamin D'Alguerre - Copyright 2012 Music Story