Amazon Rachète votre article
Recevez un chèque-cadeau de EUR 4,38
Amazon Rachète cet article
Vous l'avez déjà ? Vendez votre exemplaire ici
Désolé, cet article n'est pas disponible en
Image non disponible pour la
couleur :
Image non disponible

 
Dites-le à l'éditeur :
J'aimerais lire ce livre sur Kindle !

Vous n'avez pas encore de Kindle ? Achetez-le ici ou téléchargez une application de lecture gratuite.

Scalped, Tome 7 : Rez Blues [Broché]

Jason Aaron , R-M Guéra , Danijel Zezelj , Davide Furno , Françoise Effosse-Roche
5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)

Voir les offres de ces vendeurs.



Description de l'ouvrage

1 février 2013 Vertigo classiques
Un vieux couple menant une vie paisible aux environs de Prairie Rose ; un homme de main, violent et rongé par un terrible secret, lâché dans les environs du casino de Red Crow ; un revenant, un soldat, à qui la mort semble refuser le repos, retourne à la réserve avec pour dernière volonté de retrouver l'amour de sa vie ; et deux âmes torturées se débattant dans les volutes toxiques de leurs accoutumances, perdues entre leurs souvenirs pourris et l'espoir mort-né d'une nouvelle vie. Bienvenue à Prairie Rose.

Offres spéciales et liens associés


Les clients ayant acheté cet article ont également acheté


Détails sur le produit

  • Broché: 185 pages
  • Editeur : Urban Comics Editions (1 février 2013)
  • Collection : Vertigo classiques
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2365771904
  • ISBN-13: 978-2365771900
  • Dimensions du produit: 25,8 x 17 x 1,8 cm
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 256.149 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
  •  Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?


En savoir plus sur l'auteur

Découvrez des livres, informez-vous sur les écrivains, lisez des blogs d'auteurs et bien plus encore.

Vendre une version numérique de ce livre dans la boutique Kindle.

Si vous êtes un éditeur ou un auteur et que vous disposez des droits numériques sur un livre, vous pouvez vendre la version numérique du livre dans notre boutique Kindle. En savoir plus

Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?


Commentaires en ligne 

4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoiles
0
5.0 étoiles sur 5
5.0 étoiles sur 5
Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La distance qui sépare 5 février 2013
Par Présence TOP 50 COMMENTATEURS
Format:Broché
Ce tome contient les épisodes 35 à 42 de la série, parus en 2010. Il fait suite à Rongé jusqu'à l'os (épisode 30 à 34). Il vaut mieux avoir commencé par le premier tome (Pays indien) dans la mesure où il s'agit d'un récit complet en 10 tomes, l'équivalent d'un roman (un polar bien noir). Tous les scénarios sont de Jason Aaron.

Épisode 35 (illustrations de Danijel Zezelj) - Mance et Hazel ont choisi de vivre dans la réserve Prairie Rose, mais loin de la ville principale. Ils ont maintenant la soixantaine. Cette année, leur potager n'a pas donné la récolte escomptée. La santé d'Hazel se détériore, Mance n'a plus la force d'antan. L'hiver approche.

À la lecture, Aaron semble s'offrir un épisode gratuit qui n'apporte rien à la trame principale. Il s'agit de regarder ce qui se passe dans un coin isolé de la réserve, de montrer un autre style de vie, peu impacté par la violence de la ville. Aaron fait à nouveau preuve d'une grande habilité narrative en entremêlant les paroles prononcées par Hazel et Mance, et leurs pensées non exprimées, pour un ballet des sentiments à la chorégraphie mélancolique et touchante, dénudant l'essence de leur relation, leur condition humaine débarrassée de tout artifice, de tout superflu. Les illustrations de Danijel Zezelj sont de toute beauté. Elles n'ont pas la précision de celle de R.M. Guéra, mais elles font émerger l'ossature des personnages, les forces qui les habitent. Zezelj ne semble pas tant dessiner les individus en ajoutant de l'encre, que plutôt les faire apparaître en retirant des impuretés. Chaque case transmet ce sentiment de solitude lié à l'isolation de leur habitation, ce calme immuable.

-
Épisodes 36 & 37 (illustrations de Davide Furnò) - Lincoln Red Crow envoie Shunka (Uday Sartana) dans une ville voisine pour convaincre Bobby Greenwood (propriétaire d'un casino) d'arrêter d'user de son influence pour dissuader les artistes de venir se produire au casino Crazy Horse dans la réserve Prairie Rose. Greenwood exerce également les fonctions de Chef de la tribu, et il demande à Chunka d'influencer Joseph Crane (l'ancien chef de la tribu) qui a décidé de militer en faveur des homosexuels.

Décidemment Aaron n'a peur de rien. Il décide d'aborder le thème de l'homosexualité en le mettant en perspective par rapport à la culture amérindienne. Le résultat est entièrement satisfaisant, et dénué de naïveté ou de niaiserie. Pour le coup, il ne s'agit absolument pas d'un artifice narratif. Ce thème trouve naturellement sa place dans la série ; Aaron expose la tradition amérindienne de manière intelligente par le biais d'un personnage crédible dans le rôle de passeur de savoir. Ce passage constitue une nouvelle étape dans les incursions en territoire de la culture amérindienne. À nouveau Aaron se révèle comme un auteur pour qui la réserve n'est pas qu'un décor de façade, mais bel et bien un lieu façonné par son histoire et celle de son peuple soumis par les colons blancs et leur culture imposée. Aaron évoque en particulier le rôle du moine Antonio de la Calancha (1584-1684) dans la réprobation de cette diversité d'identités sexuelles. Le lien n'est pas très clair puisque ce moine a surtout vécu en Amérique du Sud, au Pérou. Cette escapade est également l'occasion d'en apprendre plus sur Shunka, le bras droit de Lincoln Red Crow. Il va régler les affaires du patron à sa manière inimitable (force et brutalité).

Ces 2 épisodes voient le retour de Davide Furnò pour les illustrations. La comparaison avec Zezelj et Guéra n'est pas en sa faveur. Ses mises en scène sont moins inventives, et sa façon de dessiner moins détaillée, et moins sophistiquée. Il n'en reste pas moins que son style s'accommode bien avec la violence du récit et les sentiments exacerbés. La mise en couleurs de Giulia Brusco affermit la continuité des ambiances, le ton de la série lors du passage d'un dessinateur à l'autre.

-
Épisodes 38 à 42 (illustrations de R.M. Guéra) - Ce n'est une surprise pour aucun lecteur : Dashiell Bad Horse a eu un père. Ces épisodes racontent son histoire, et poursuivent celle de Dashiell et celle de Carol Ellroy. Il est préférable de ne pas en dire plus.

Comment a été choisi le prénom de Dashiell ? Qu'est-il advenu de Claudine Dixon (la mère de Carol) ? Qu'est-il advenu du père de Dashiell ? La vie des principaux protagonistes continue d'évoluer, de les placer face à leurs responsabilités, à leurs choix, mais aussi face à l'héritage psychologique et affectif qu'ils ont reçu de leurs parents absents. La question de la responsabilité des parents vis à vis de leurs enfants devient centrale. Les personnages créés par Aaron ont acquis leur autonomie et vivent le plus naturellement du monde devant les yeux du lecteur. Les situations deviennent normales dans le sens où le lecteur a acquis une telle familiarité avec les usages de la réserve Prairie Rose, avec les valeurs de chaque individu qu'il peut apprécier la justesse de leurs actions. Il y a un investissement affectif qui fait que l'intérêt pour le récit est acquis d'avance. Cela ne signifie pas que le récit devient prévisible. Aaron poursuit son roman noir, ponctué de violence, de traîtrise, d'irresponsabilité dramatique, de conditions de vie déplorables, d'activités criminelles, et de mauvaises décisions. Il donne également une nouvelle chance à Carol et Dashiell lors d'une nouvelle rencontre dans le dernier épisode. Leur mode de communication évoque celui de Mance et Hazel au tout début de ce tome (décalage entre ce qui est dit, et ce qui est pensé). Il permet au lecteur d'apprécier la distance qui sépare Carol de Dashiell, et celle parcourue par Mance et Hazel au long de leur vie conjugale, pour se rapprocher.

R.M. Guéra illustre cette partie de l'histoire et, à nouveau, le lecteur peut goûter chaque page pour sa saveur extraordinaire. Le scénario d'Aaron comporte de nombreux endroits et de nombreux personnages et Guéra donne une saveur particulière à chacun d'eux. Au fil des pages, le lecteur tombe en arrêt devant un camion bâché empli d'amérindiens en costume accusant Wade Bad Horse de leur regard. Il ressent l'immensité de la nature lors d'une discussion au bord de la route avec les agents Baylis Earl Nitz et Bernston. La discussion entre Agnes Poor Bear et Carol Ellroy permet d'observer le langage corporel de la grand-mère, réaliste pour son âge. Cette fois-ci le passage par une hutte à sudation est parfaitement intégré visuellement au reste du récit, et ne présente aucune incongruité. Lincoln Red Crow est toujours impressionnant et imposant. Le repas de famille chez Agnes Poor Bear met en scène des individus normaux, très proches, dans un aménagement réaliste, reconnaissable. Cette scène de la vie ordinaire constitue également un moment psychologique d'une grande intensité, totalement transmise par les dessins, sans exagération des attitudes ou des expressions faciales. Le face à face entre Dashiell et Carol se déroule sur une route enneigée, dans une mise en scène un peu artificielle de duel, où là encore l'intelligence visuelle de Guéra fait des merveilles.

Avec ce tome, Jason Aaron et R.M. Guéra (avec l'aide de Danijel Zezelj, et Davide Furnò) démontrent avec éclat le niveau de leur réussite. Le lecteur a fini par moins se préoccuper du dénouement de l'intrigue, et plus du sort des personnages qui se sont incarnés pour devenir des individus familiers qui importent finalement plus que les manigances des uns et des autres, ou même que le plaisir cathartique de la violence et de la transgression des lois. Ces personnes continuent de souffrir dans le tome 8 (épisodes 43 à 49).
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Voyage au bout de l'enfer 24 mars 2013
Par Tornado TOP 50 COMMENTATEURS
Format:Broché
Ce septième tome (sur dix) de la série "Scalped" regroupe les épisodes 35 à 42, tous écrits par le scénariste Jason Aaron, et dessinés respectivement par Danizel Zezelj, Davide Furnò et R. M. Guéra en 2010.

Trois récits se succèdent, sans lien apparent au départ, pour finalement former un tout à la fin. Dans ce recueil, l'aspect polar laisse plutôt la place au drame humain, et l'on se focalise sur la destinée et les rapports entre les personnages principaux. Plus on avance dans la série, plus les (très) nombreux protagonistes acquièrent de la profondeur. Les gentils sont de moins en moins gentils. Les méchants de moins en moins méchants. Et Aaron d'échapper aux poncifs des comics mainstream pour créer une fresque à la férocité et à la vraisemblance sans précédents. C'est ainsi que le prétendu héros finit par se fondre dans une trame tentaculaire qui s'étoffe au fil des épisodes, dans lesquels chaque personnage compte, pour finalement former une immense parabole sur l'Amérique, la civilisation et ses tragiques racines colonialistes.
Le fait est que le récit tire sa substance à la fois du fond mais aussi de la forme. Aaron et ses dessinateurs nous offrent dans tous les cas un style narratif à la beauté extrême, mélancolique et envoûtante, ponctué de fulgurances d'une violence et d'un désespoir sans fond. Chaque épisode est si bien raconté et mis en forme qu'il nous apparait porté par la grâce, ce qui est définitivement un miracle étant donné la noirceur du sujet. Régulièrement, le scénariste insère des soliloques qui se distinguent des monologues habituels dans le sens où ils se substituent cette fois aux dialogues, dans une virtuose joute verbale intérieure. Non seulement ce procédé, subtil et touchant, apporte du sens au récit, mais il invite également le lecteur à pénétrer loin dans l'intimité des personnages, qui deviennent ainsi presque tous attachants en dépit de leurs travers véritables.

A deux reprises, nous faisons la connaissance avec un personnage qui ne nous avait pas encore été présenté, et que l'on avait fini par occulter tant il avait été passé sous silence. Là encore, l'habileté du scénariste est bluffante, qui démontre sa maitrise du sujet avec un sens de l'économie impressionnant. Ces deux personnages étaient bel et bien présents dans l'histoire, mais il fallait simplement attendre le bon moment pour les découvrir...
Cette arrivée tardive de deux figures importantes de la saga est l'occasion de développer les rapports familiaux et filiaux tels qu'on les recherche. C'est subtil, touchant sans être larmoyant et délicatement poignant. Il n'y a pas à dire, c'est un sans faute de bout à bout.
Et alors que l'on pensait que le premier épisode n'entretenait que peu de liens avec l'ensemble du récit, comme une parenthèse un peu tirée par les cheveux, on s'aperçoit à la toute fin qu'il a été placé là afin d'apporter de la profondeur aux liens qui unissent certains Dashiell et Carol, dans un procédé d'oppositions et de points communs d'une richesse sans égale.
Alors que le scénariste s'écarte un long moment des aspects les plus fortement liés à l'univers du polar pour aborder tout en profondeur ceux de la tragédie humaine, la série continue de gagner en intensité et en pouvoir addictif. A ce stade du récit, ce ne sont plus les règlements de compte et autres scènes d'action qui nous intéressent, mais bel et bien les êtres humains profonds et sensibles qui errent dans un coin perdu et abandonné de l'Amérique, avec leurs coutumes perdues et leur legs tragique. Le background de l'Amérique indienne était donc bel et bien là pour dresser le portrait de la tragédie humaine dans toute son universalité, et non l'inverse...
Au fil des tomes, "Scalped" continue de s'imposer comme un des chefs d'œuvre majeurs de l'histoire des comics. Magnifique.

Le dessin est évidemment au diapason des histoires avec une mention spéciale pour le dessinateur attitré de la série : R. M. Guéra. Mais s'il écrase habituellement la concurrence, il trouve ici, en la personne de Danizel Zezelj un alter égo de très grande classe. Celui-ci parvient à sculpter les personnages dans la lignée, toutes proportions gardées, d'un Rembrandt ou d'un Bacon, où le caractère des êtres humains perce à travers la chair. Quel encrage ! On espère retrouver cet artiste plus loin sur la série, et plus souvent dans le monde des comics. Davide Furnò est très en dessous de ses collègues, mais il ne fournit pas un mauvais travail pour autant.
Et c'est bien ce qui fait la différence avec d'autres série de label Vertigo : Que ce soit d'un point de vue graphique ou scénaristique, il n'y a pas un seul défaut ni une seule faute de goût dans "Scalped" !
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
Rechercher des commentaires
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit

Discussions entre clients

Le forum concernant ce produit
Discussion Réponses Message le plus récent
Pas de discussions pour l'instant

Posez des questions, partagez votre opinion, gagnez en compréhension
Démarrer une nouvelle discussion
Thème:
Première publication:
Aller s'identifier
 

Rechercher parmi les discussions des clients
Rechercher dans toutes les discussions Amazon
   


Listmania!


Rechercher des articles similaires par rubrique


Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?