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Scalped, Tome 4 : La rage aux tripes [Broché]

Jason Aaron , R-M Guéra , Davide Furno , Giulia Brusco , Françoise Effosse-Roche
5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)

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Description de l'ouvrage

14 septembre 2011 Vertigo
Un homme est capable des pires folies pour une femme. Demandez donc à Dash Bad Horse. Il a beau savoir que la fille de son boss, le Chef Red Crow, est aussi dangereuse que magnifique, il lui est impossible de s'en écarter. Nées d'une insupportable tragédie secrète, les addictions de Carol finiront-elles par le détruire lui aussi ? Et puis il y a Red Crow. Il y a des années, sa passion pour la mère de Dash, Gina, aurait pu mettre le feu à Prairie Rose. Maintenant que Gina est morte, un nouvel incendie menace la réserve, provoqué cette fois par M. Brass, l'impitoyable commanditaire de Red Crow. Ce dernier saura-t-il honorer la mémoire de Gina ou va-t-il s'engager dans une guerre qu'il risque de perdre ?

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Détails sur le produit

  • Broché: 168 pages
  • Editeur : Panini Comics (14 septembre 2011)
  • Collection : Vertigo
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2809420424
  • ISBN-13: 978-2809420425
  • Dimensions du produit: 25,8 x 16,6 x 1,2 cm
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)
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5.0 étoiles sur 5 Killing Santa Barbara ! 25 septembre 2011
Par Tornado TOP 50 COMMENTATEURS
Deux arcs narratifs se succèdent dans cet album. "La Danse Du Boudoir" (2 épisodes) est dessiné par Davide Furno et revient sur le passé tragique de Carol Red Crow, la fille du grand chef de "Prairie Rose". R. M. Guerra, le dessinateur principal de la série, s'occupe de "La Rage Aux tripes", qui voit Lincoln Red Crow faire face à un cruel dilemme : Combattre ses ennemis ou bien honorer l'âme de son ancien amour... Le style de Guerra s'affirme de numéro en numéro, mêlant efficacité et finesse dans un style écorché, marqué par un encrage aux pleins et déliés unique, reconnaissable entre mille.

Si "Scalped" est un véritable "polar", résumer cette œuvre à ce simple terme générique reviendrait à l'amputer de bien d'autres particularités. Notamment celle de développer son récit sur le principe du "soap opéra". Ce quatrième tome en est un bon exemple, qui voit un grand nombre d'intrigues parallèles et de personnages plus ou moins secondaires s'entremêler dans le prisme d'un récit tentaculaire. De ce point de vue, la narration de "Scalped" n'est pas si éloignée de celle d'un feuilleton "soap" comme "Santa Barbara" par exemple. Rassurez-vous, la comparaison s'arrête là, car à la niaiserie et la futilité de la célèbre série pour ménagère de moins de 75 ans, "Scalped" oppose un polar noirissime doublé d'une parabole sans concession sur l'extinction d'un peuple, celui des indiens d'Amérique.
Le ton du comicbook demeure particulièrement cru et violent, parfois gore et salace. Il n'en est pas moins profondément sincère et n'utilise jamais ces codes extrêmes pour racoler. Si la sensibilité du lecteur est mise à rude épreuve, c'est toujours dans le but de le mener au cœur de l'histoire qui lui est contée.
Et quelle histoire ! La narration de type "soap" permettant justement de développer une intrigue de la façon la plus exhaustive qui soit ! Quelque part, on peut dire que nous tenons là une sorte de "Santa Barbara trash" !
Le brillant scénariste Jason Aaron utilise une technique de narration très courante dans les comics, qui voit le récit entrecoupé de flashbacks divers et variés venant considérablement l'étoffer. Cette technique d'intrigue "à tiroirs" a maintes fois fait ses preuves ("Watchmen" !) et permet de faire durer le suspense tout en rendant le lecteur complètement accroc à son histoire !
Le talent de conteur d'Aaron est éblouissant sur ce point précis : Maitrisant le passage entre les diverses séquences comme personne, chaque personnage, même le plus anecdotique, devient fascinant. Dans "La Rage Aux Tripes", le lecteur ne s'aperçoit même pas que le héros de l'histoire, Dashiel Bad Horse, est complètement absent !

Prévue pour durer 60 épisodes (nous sommes ici dans les N°19 à 24), "Scalped" est une incroyable réussite qui ne souffre d'aucun défaut. Par rapport à une série comme "The Boys" de Garth Ennis, qui, dans un genre différent, utilise le même type de narration décompressée, celle qui nous intéresse aujourd'hui ne frustre jamais le lecteur en allant droit à l'essentiel et lui offre des climax cathartiques à l'extrême ! Aaron et ses acolytes nous emportent dans le tourbillon tragique du peuple Indien, réduit à l'état de souillure dans les bidonvilles de l'Amérique moderne. Ils creusent un passionnant sous-texte sur la violence du choc des cultures et composent une forme de polar mâtiné de "soap opéra" tragique et halluciné. Un chef d'œuvre.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Destin 20 octobre 2012
Par Présence TOP 50 COMMENTATEURS
Ce tome fait suite à Mères mortes (épisodes 12 à 18). Il contient les épisodes 19 à 24, parus en 2008/2009. Tous les scénarios sont de Jason Aaron.

Épisodes 19 & 20 (illustrations de Davide Furnò, couvertures de Tim Bradstreet) - Dashiell Bad Horse se heurte aux limites de ses interventions professionnelles, et à une proposition inattendue et dangereuse de Lincoln Red Crow. Carol Ellroy se heurte à son quotidien étriqué et dégradant de serveuse dans un troquet, au comportement entreprenant des clients, et à ses souvenirs.

Jason Aaron développe l'histoire de ses personnages. Il s'attache cette fois-ci à la relation entre Dashiell Bad Horse et Carol Ellroy, en revenant sur le passé de Carol. À nouveau, Aaron surprend le lecteur, il façonne petit à petit des individus complexes, au passé forcément traumatisant puisqu'il s'agit d'un roman noir, mais aussi d'une tragédie. Au fil des pages le lecteur peut commencer par sourire devant une telle accumulation de coups du sort, mais la passion des personnages et le savoir faire d'Aaron transforment ces ressorts dramatiques traditionnels en une étude de caractère psychologique qui montre plutôt qu'elle n'explique, qui fait apparaître les émotions, les liens affectifs et les horreurs de la condition humaine, à commencer par l'incommunicabilité. Ce dernier point est mis en images dans une scène d'une intensité incroyable, aussi désespérée qu'humaine.

Si les illustrations de Furnò semblent un peu fades par comparaison avec celles de Guéra, il fait la preuve dans cette scène entre Dashiell et Carol d'une sensibilité et d'une justesse remarquables au travers de sa mise en page. La densité d'informations visuelles dans ses cases est un peu plus faible, mais le découpage et la mise en scène s'avèrent vivants et adaptés au récit. La scène finale achève le lecteur, en s'inscrivant dans le ton tragique du récit. Impossible de rester de marbre devant la décision de Dashiell Bad Horse.

-
Épisodes 21 à 24 (illustrations de RM Guéra, couvertures de Jock) - D'un coté, Lincoln Red Crow doit gérer les affaires courantes : Mister Brass très encombrant et très salissant (il s'agit de l'envoyé des Hmong pour s'assurer des qualités de gestionnaire de Red Crow, du fait qu'ils ont investi de l'argent dans le casino), le souvenir de l'âme d'une défunte, l'impatience grandissante de Shunka (Uday Sartana), et les magouilles de ses hommes de main. De l'autre coté, Dino Poor Bear a enfin réparé sa Camaro ce qui le met dans un pétrin inextricable.

Aaron se tourne cette fois-ci vers Lincoln Red Horse et Dino Poor Bear, en mettant en évidence les différences dans leurs parcours. À nouveau, il ne s'agit pas d'un dispositif un peu artificiel pour donner un air intelligent au récit. Comme pour Dashiell et Carol, l'histoire de ces 2 personnages s'entremêle. Ces 2 individus sont à leur manière le produit de leur environnement qui magnifie leurs traits de caractère. Le lecteur en découvre plus sur le passé de Lincoln Red Crow, ses liens avec Gina Bad Horse et Reginald Standing Rock. Il peut également observer comment Red Horse se perçoit lui-même et par quoi ses actions sont motivées. À nouveau Aaron fait en sorte que ce personnage dépasse les simples clichés pour devenir un être humain complexe avec plusieurs facettes. À nouveau il respecte les codes du roman noir, tout en décrivant des modes de fonctionnement très humains. Le parallèle avec la situation de Dino n'a rien de simpliste. Il ne s'agit pas d'une dichotomie basique entre un chemin de vie opposé à un autre. Outre l'époque de leur jeunesse qui n'est pas la même, et donc les opportunités qui sont pas les mêmes, Aaron met en lumière qu'ils sont rongés par un mal être de même nature (d'où le titre "gravel in your guts"), tout en évoluant dans 2 mondes totalement différents du fait de leur position sociale. Le lecteur est amené à ressentir de l'empathie pour l'un comme pour l'autre, bien que ni l'un ni l'autre ne puisse prétendre au titre de modèle, et encore moins de héros. Il ne s'agit pas simplement d'une fascination malsaine ou morbide devant leur malheur, il y a également un enjeu affectif pour leur devenir, et une forme sentiments partagés lorsqu'ils se cognent à des obstacles, au plafond de verre, à leur condition sociale et humaine.

Ces 4 épisodes sont aussi l'occasion de profiter des illustrations incomparables de R.M. Guéra. Sous ses pinceaux, Lincoln Red Crow est un individu toujours aussi massif, imposant et terrifiant. Mister Brass est toujours aussi abject et angoissant par sa simple présence. Guéra sait montrer juste ce qu'il faut pour donner une réalité insoutenable aux agissements sadique et dépravés de Mister Brass (et son horrible petit sourire satisfait et écoeurant), sans tomber dans le voyeurisme, un équilibre parfait et exceptionnel. Sa mise en page rigoureuse fait monter la tension pendant les confrontations psychologiques qu'il s'agisse de l'interpellation pour excès de vitesse de Dino, ou de sa rencontre avec son premier client, et cela en l'absence de toute violence physique. Le lecteur peut ressentir les fluctuations de niveau d'ascendance que les uns prennent sur les autres, par leur jeu d'acteur. Guéra utilise le langage corporel, l'apparence, les expressions du visage pour montrer les tensions, les appréhensions, l'assurance des personnages. Et lorsque la violence physique éclate, l'action est décrite avec évidence, un maximum de force et de douleur, en un minimum de cases.

Ce quatrième tome confirme la forme et le fond du récit. Il s'agit d'un thriller haletant où chaque individu est susceptible de commettre les pires bêtises, comme de ne pas en réchapper. Il s'agit d'un roman noir où l'espoir est la denrée la plus rare. Il s'agit de véritables êtres humains souffrants, prisonniers à la fois de leur environnement social désespéré, mais aussi de leur condition humaine. Il s'agit d'une immersion graphique d'une grande qualité dans un milieu social condamné, parmi des individus qui refusent de capituler. Le destin continue d'avancer dans La Vallée de la solitude (épisodes 25 à 30).
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5.0 étoiles sur 5 ENORME!! 11 janvier 2012
Par zounet
Pour moi c'est le meilleur comic du moment avec les nouvelles aventures du Punisher max; normal le scénariste est Aaron! L'histoire est sans pitié et d'une cruauté hallucinante pour une BD. C'est une oeuvre dérangeante malsaine mais ô combien jubilatoire! Aaron est vraiment le scénariste nouvelle génération extrêment talentueux! Superbe!
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