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| 1. Five Pieces for Orchestra: I. Vorgefuhle |
| 2. Five Pieces for Orchestra: II. Vergangenes |
| 3. Five Pieces for Orchestra: III. Sommermorgen an einem See |
| 4. Five Pieces for Orchestra: IV. Peripetie |
| 5. Five Pieces for Orchestra: V. Das obligate Rezitativ |
| 6. Five Pieces for Orchestra Op. 10: Five Pieces For Orchestra, Op. 10 - I. Sehr ruhig und zart - II. Lebhaft un zart bewegt - III. Sehr langsam und ausserst ruhig - IV. Fliessend ausserst zart - V. Sehr fliessend |
| 7. Three Pieces for Orchestra Op. 6: I. Praeludium |
| 8. Three Pieces for Orchestra Op. 6: II. Reigen |
| 9. Three Pieces for Orchestra Op. 6: III. Marsch |
| 10. Lulu Suite: I. Rondo |
| 11. Lulu Suite: II. Ostinato |
| 12. Lulu Suite: III. Lulu's Song |
| 13. Lulu Suite: IV. Variations |
| 14. Lulu Suite: V. Adagio |
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Commentaires client les plus utiles
13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Dorati ou rien,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schoenberg : 5 Pièces pour orchestre Op. 16 - Webern : 5 Pièces pour orchestre Op. 10 - Berg : 3 Pièces pour orchestre Op. 6 - Suite Lulu (CD)
Quel bonheur de retrouver cet enregistrement légendaire gravé sur CD ! Oui, légendaire, car paru à une époque où l'école de Vienne n'ameutait pas les foules, il s'en faut, et de beaucoup! D'autres versions ont depuis lors vu le jour - et la nuit - mais aucune ne vibre en moi comme celle de Dorati. Même Abbado, qui pourtant fait plus que remplir son contrat (et avec quel orchestre!) apportant même un éclairage nouveau, sans doute plus "moderne" (et pour ma part, j'aurais tendance à dire, plus "classique") à ces musiques qui comme le fer au contact de l'aluminium, ont tendance à rouiller au contact du romantisme. Pourtant, je n'écoute plus Abbado. Je me ressource à mes premières amours, je ré-entends les grands Viennois comme je les ai toujours conservés à l'oreille - amples, mélodieux,orageux, cinglants, et surtout, infiniment MUSICAUX. L'exemple le plus parlant, c'est évidemment Webern. Personne n'a jamais fait sonner Webern ainsi, de manière aussi naturelle, évidente. Dans son réceptacle de conque marine, c'est toute une féerie, un arc-en-ciel de couleurs, un chatoiement de marbres en escaliers et bassins qui se déploient. Tout Webern est là, non pas réduit à sa "simple" expression, mais dilaté, amplifié par la grâce d'un orchestre souverainement délicat (les heures très glorieuses du London Symphony aujourd'hui hélas appartiennent à un passé révolu). Un Webern certes pas minimaliste, que mon digne confrère Melomaniac me pardonne cette divergence inusitée, petite querelle de mots. L'école minimaliste, avec John Cage et Morton Feldmann en particulier, a produit quelques artistes de génie (et beaucoup de scories) mais qui tous se rattachent à Schoenberg, et uniquement à Schoenberg. L'univers de Webern est un monde clos, une sorte de crique enfermée entre ses falaises, ne révélant ses nacres et améthystes qu'aux rayons d'une heure bien précise. Elle a influencé tous les compositeurs contemporains, mais sans réellement faire d'émules, sauf avortés. Vaste débat, où cet enregistrement nous entraîne de plain-pied, avec fougue et naturel. Encore un mot sur l'enregistrement, historique, Mercury nous ayant légué là l'une de ses plus éblouissantes réalisations. L'industrie du disque (et une grande part de la "Hi-Fi", dans la foulée) n'a cessé de se mordre la queue depuis, avec les conséquences que l'on sait.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La « Seconde Ecole de Vienne » chauffée à blanc,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schoenberg : 5 Pièces pour orchestre Op. 16 - Webern : 5 Pièces pour orchestre Op. 10 - Berg : 3 Pièces pour orchestre Op. 6 - Suite Lulu (CD)
Ces enregistrements du début des années 1960 consacrés à trois compositeurs emblématiques de la « Seconde Ecole de Vienne » rappellent les éclectiques affinités musicales d'Antal Dorati, jusqu'en ce répertoire ardu où peu de chefs s'aventurent, et encore moins se montrent convaincants.Dorati exacerbe le modernisme des "Trois Pièces" de Berg : son imprévisible gestion rythmique et ses contraste abrupts dilacèrent la structure de chaque volet, contrairement à la version berlinoise de James Levine (Deutsche Grammophon, 1986) qui cimentait le moindre interstice pour mieux en saturer l'expressionnisme. L'approche cinglante et bruitiste du chef hongrois demeure l'antithèse de l'envoûtante sensualité d'un Karajan, et put servir de modèle à la célèbre version d'Abbado (1970) avec le même orchestre londonien, qui s'y montrera plus raffiné, plus attentif à la construction formelle, mais pas aussi péremptoire. Le maestro italien gravera aussi une ensorcelante lecture de la Suite de "Lulu" avec Margaret Price, alors que Dorati privilégie un schématisme moins lyrique mais néanmoins chauffé à blanc (l'ostinato !), ignifiant la voix hallucinée de Helga Pilarczyk. Dans les "Cinq pièces" de Schoenberg, sa baguette fluidifie le tempo de « Vorgefuhle » et « Peripetie » : privé de ses balises métriques, le propos devient désarçonnant, authentiquement véhément. Sans céder à un romantisme anachronique, les jeux de timbres sonores (Klangfarbenmelodie) de « Vergangenes » et « Sommermorgen » sont détaillés presque objectivement par l'orchestre anglais, qui livre aussi une impeccable mise en place du minimaliste opus 10 de Webern. Les captations exceptionnellement réalistes par les micros de Mercury rendent cet album indispensable au sein de la discographie, auprès des témoignages de Herbert Kegel, Gunther Herbig, Mickael Gielen et Pierre Boulez (Rosbaud et Scherchen étant passionnants mais difficilement trouvables). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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