Dans la foulée de
Journey to Love, et sensiblement avec la même équipe d'exception, Stanley Clarke réalise un classique du jazz rock avec
School Days. Ce n'est d'ailleurs pas d'école qu'il faut parler mais bien d'université, de panthéon, d'académie, tant la liste des intevenants est fabuleuse. Jeff Beck, Billy cobham, Chick Corea, George Duke, Steve Gadd, John McLaughlin, David Sancious, Lenny White, pour ne citer que les plus emblématiques.
Heureuse époque où de tels musiciens peuvent se réunir pour jouer, pour s'amuser, car ce qui frappe à l'écoute de
School Days, c'est l'horrible impression de facilité, de naturel, dégagé par chacun des titres. Pas besoin ici de lourdes démonstrations, chaque note est martélée du sceau de la classe, le rock, le jazz, le funk se mélangent, se télescopent dans un passionnant jeux de mirroir musical.
School Days est un ravissement de chaque instant, un monument facile d'accès, six pièces musicales d'exception jouées par des virtuoses en pleine possession de leurs moyens. A ranger entre
Wired de Jeff Beck et
Romantic Warrior de Return to Forever, avec lesquels
School Days partage un souffle et un lyrisme peu communs.
Comme le dit si bien le titre final,
« Life Is Just a Game », à l'écoute de
School Days, pas seulement un jeu mais aussi un enchantement où une basse impériale donne corps à une musique qui frôle les cîmes.
School Days fait partie de ces albums qui ont défini le style fusion dans son ensemble, tant de musiciens lui doivent énormément.
Le plaisir de son écoute reste quand à lui intense comme au premier jour. La marque indélébile des grands albums.
François Alvarez - Copyright 2012 Music Story