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le 22 janvier 2010
Le célèbre Quintette de Schubert a une discographie abondante mais, finalement, pas si riche en réussites absolues, surtout récemment. Pour quelles raisons ? L'oeuvre nécessite une concentration hors norme, permettant de dérouler à l'unisson les phrasés infinis de Schubert. Ici, plus que dans aucune autre oeuvre, le maître mot est éternité. Beethoven est mort depuis quelques mois et Schubert est sur le point de succomber de la syphillis, contractée quelques années auparavant. Dans sa musique, on sent une volonté d'intemporalité qui se caractérise par un allongement du temps, des partitions de dimensions toujours plus importantes, sans équivalent à cette époque (les pièces de musique de chambre ont alors une durée standard de 30 minutes contre 45-50 avec Schubert) et une nette prédilection pour le son en sourdine (l'Adagio), comme pour fondre la musique au silence sans que les contours soient vraiment définis. Dans ce quintette, il y a une dimension quasi-irréelle, conciliant l'élégance (le second thème du premier mouvement, le mouvement dansant du finale), le raffinement (les échanges entre les cinq cordes) et la profondeur métaphysique (Début du premier mouvement, Adagio, Trio du Scherzo). L'équilibre est très subtil et donc difficile à obtenir.
La version du Quatuor Weller et de Dietfried Gürtler au second violoncelle (qui date de 1970) est, à mon sens, une vision absolue. Sans en avoir entendu beaucoup d'autres (Casals & ses comparses ; Anner Bylsma ; Rostropovich et les Emerson), je m'identifie totalement à celle-ci. Elle possède l'élégance du phrasé, lequel ne se raidit jamais ; il existe une parfaite osmose entre les cinq musiciens, leur permettant des partis pris très audacieux, tel le ralentissement extrême de l'Adagio, qui s'allonge sur plus d'un quart d'heure. Ce mouvement mériterait à lui seul qu'on s'y attarde quelques instants mais les mots me manquent pour exprimer sa portée réelle. Mais, voici le moment le plus profondément émouvant qui m'ait été donné d'entendre.
Le reste de l''interprétation plane sur les mêmes hauteurs : Le premier mouvement est excellemment construit la lisibilité et l''élégance du discours sont évidentes. La tendresse du second thème contraste magnifiquement avec la force et les tourments du premier. Le scherzo est non moins admirable, avec une force qui le porte vers le trio le plus élégiaque et métaphysique que j''ai entendu. La descente aux abîmes est déchirante, surtout quand la musique s''évanouit en un assourdissant silence, lourd de sens dans une telle œuvre. Enfin, si le finale dansant est d'apparence insouciante dans ses premières mesures, il s''obscurcit sur la fin et débouche sur une coda étrange, d''abord exaltée puis plus sombre, achevant l''œuvre de manière inattendue, comme dans la sonate D. 960 (autre chef-d''œuvre de Schubert). Une version phare d''une œuvre majeure !
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le 30 août 2015
Si l'on me demandait quelle œuvre voulez-vous emmener sur l'île déserte, le Quintette à deux violoncelles D956 serait dans les trois premiers. Cette longue œuvre (50 minutes environ) contient tout Schubert, et le Schubert le plus intime. Le Quatuor Weller, avec Dietfried Gürtler, en ont donné, en 1970, une interprétation inoubliable, d'une beauté exceptionnelle.
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