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Commentaires client les plus utiles
11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
acte 2 superbe,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert - Fierrabras (DVD)
Composé en 1823 peu de temps après Euryanthe de Weber, Fierrabras ne sera jamais monté, emporté par la fièvre rossinnienne qui gagna Vienne au même moment. L'oeuvre se veut chevaleresque dans le même ton qu'Euryanthe, avec des références appuyées à Fidélio (Florinda vient secourir Roland en prison...), mais souffre globalement d'un manque d'imagination dramatique, sans le souffle d'un Weber, à l'exception d'un superbe acte 2 où Schubert trouve la bonne pulsation. Le final fait trop bon enfant pour nous émouvoir. Partout cependant Schubert fait chanter les mélodies, les vents et les choeurs, souvent superbes, et l'oeuvre méritait d'être redécouverte. La production est belle (Güth), Welser-Möst secoue l'orchestre et les chanteurs sont à leur place.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Spectacle déconcertant mais séduisant.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert - Fierrabras (DVD)
Ô Ignorance !Avant de découvrir cette œuvre, je ne savais pas que Schubert avait composé dans sa courte vie (il est mort à 31 ans) quelque quinze œuvres lyriques, avec un succès très relatif d'ailleurs. Et je savais encore moins que ce "Fierrabras", complètement enterré par la suprématie des œuvres contemporaines du Bel Canto italien, n'avait pas été représenté depuis la date de sa création en 1823 pendant rien de moins que... 165 ans (reprise pour la première fois en 1988). Une paille ! Une fois encore, c'est Jonas Kaufmann qui légitime et fédère. Il est vraiment merveilleux, cet artiste d'exception, qui nous permet de découvrir avec bonheur des œuvres obscures. C'est la présence de Jonas Kaufmann sur l'affiche qui m'a donné envie de regarder cette représentation déconcertante mais séduisante, et je ne le regrette pas. Ce qui est drôle, c'est que notre héros lyrique se fait attendre, il ne chante pas pendant un long moment. Au point que l'on trépigne d'impatience ! Mais quand il chante, le miracle advient. Bonheur total. Oui, cet artiste est miraculeux. Sa chaleur, sa tendresse, sa gravité, son espièglerie et sa grâce sont miraculeuses. Cependant, la mise en scène de cet opéra est étrange. D'un côté irritante, pour mille raisons dont je ne ferai pas l'inventaire car elles ne sont pas rédhibitoires, de l'autre astucieuse. Faute de l'avoir identifié sur le générique d'ouverture de la représentation, il m'a fallu un certain temps pour comprendre que le personnage énigmatique qui se meut sur scène sans chanter une seule note et en n'articulant que quelques mots rares et brefs, est tout simplement Schubert lui-même, qui tire les ficelles d'une intrigue historique et sentimentale déconcertante par son manque de densité et sa faible dramaturgie. Pour autant, la présence silencieuse mais zélée du compositeur, tout à la fois témoin, observateur et "deux ex machina", est une idée très astucieuse, d'autant plus qu'elle est fort bien jouée et mise en valeur par un acteur dont les mimiques, les regards et la gestuelle ne mettent jamais sa pertinence en doute. On voit le créateur étonné et ébranlé par ce qui se produit sous ses yeux, alors pourtant qu'il l'avait voulu, on le voit perturbé par les réactions émotives ou passionnelles de ses personnages confrontés à une situation contrariant leurs désirs, on le voit troublé au point qu'il songe à modifier le "script" puis résolu à n'y rien changer, on le voit ensemble perplexe et implacable, montrant que la construction de l'histoire lui échappe parfois mais lui appartient toujours, au fur et à mesure de son évolution vivante et impulsive. Cette idée de mise en scène est vraiment très astucieuse, très bien menée. Oublions donc tout ce qui déconcerte dans cette représentation d'une œuvre exhumée des archives de l'art lyrique après un long purgatoire. Retenons ce qui séduit. La musique est belle. Et plus précisément encore, elle est souvent sublime. Elle m'a fait découvrir un Schubert inconnu. Pas le Schubert éthéré des lieder ni le Schubert transcendant de la musique de chambre. Elle m'a fait rencontrer un Schubert certes toujours élégiaque mais ardent, chaleureux et passionné, animé par une authentique veine lyrique. Belle surprise. Surprise rendue plus belle encore par le talent exceptionnel des artistes interprètes, tous magnifiques. Une troupe où Jonas Kaufmann domine. Il chante divinement. Il est irrésistible dans l'incarnation de son personnage chevaleresque, noble perdant à la loterie de l'amour, qui réclame à Schubert son dû de notes à chanter à l'heure du dénouement, avec une réjouissante véhémence. Déconcertée, oui, je l'ai été, mais j'ai plus encore été séduite. Et seule reste la séduction. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
un étonnement,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert - Fierrabras (DVD)
opéra très curieux, inégal mais intéressant. La mise en scène est ringarde à souhait, c'est dommage. De très beaux airs. Jonas Kaufmann est toujours merveilleux.
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