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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
« Un jeune homme dont la fine sensibilité se nourrit d'une énergie nerveuse »,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Symphonies n° 3 et n° 8 "Inachevée" (CD)
Ce CD au pingre minutage (46'14) reprend tel quel le couplage original du disque capté en septembre 1978 au Musikverein : les seuls enregistrements schubertiens de Carlos Kleiber, qui comptent nonobstant parmi les témoignages vraiment essentiels dans la discographie du compositeur autrichien.Ne manquez pas de lire l'intelligente notice signée de Richard Osborne, qui tente d'éclairer le choix de ces deux oeuvres en fonction du style interprétatif du maestro. Intéressantes conjectures, quand l'on sait qu'il se refusait aux interviews. Avec d'amusantes métaphores, ce texte compare aussi la nerveuse exécution de la Symphonie n°3 avec l'aristocratique version de Thomas Beecham (EMI). Les timbres somptueux du Wiener Philharmoniker deviennent rarement plus tranchants que sous la baguette de Kleiber, ce qui nous vaut une lecture ardente, vibrante de l'Inachevée, qui s'anime avec urgence plutôt qu'elle ne s'enlise dans un sentiment inéluctable. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Schubert/Kleiber à hauteur d'homme,
Par Etienne Leclercq "Musicfan56" (Lorient) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Symphonies n° 3 et n° 8 "Inachevée" (CD)
Carlos Kleiber était un maître des contrastes, tant rythmiques que dynamiques. Son Schubert possède une élégance suprême, évoquant celui d'Abbado mais avec davantage d'aspérités et beaucoup moins de lumière. La clarté de l'orchestre philharmonique de Vienne, ici en état de grâce, est confondante. Chaque pupitre est d'une lisibilité et d'une qualité exceptionnelle (cordes souples, félines et très cohérentes ; bois ambrés; cuivres vibrants et majestueux de sonorités) Tous les ingrédients sont regroupés pour que le Grand Carlos Kleiber nous offre une version d'anthologie des deux symphonies. La Troisième bondit comme jamais, vibre de l'intérieur et accumule progressivement une telle quantité d'énergie qu'elle explose dans un finale virtuosissime, pris à bras le corps mais avec une intelligence des contrastes stupéfiante. Quant à la Huitième, il en livre une version très haute tension, à ne pas mettre entre toutes les mains tellement celle-ci est insoutenable ( premier mouvement à 7 minutes 30 environ ) Sa noirceur a peu d'équivalent mais sa profonde humanité et humilité, ses doutes et son exceptionnelle hauteur de vue me vont droit au coeur. Carlos Kleiber était un être humain : cela s'entend.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Schubert sauce (épicée) Kleiber,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Symphonies n° 3 et n° 8 "Inachevée" (CD)
Face à une telle splendeur, on reste évidemment pantois. Musicalement, orchestralement, difficile de rêver plus majestueux, plus spectaculaire. La 8e prend des allures d'ouverture d'opéra - Tannhauser, Tristan ? La masse orchestrale est à l'avenant. Allons plus loin: s'il fallait choisir un enregistrement, un seul, pour faire entendre aux enfants, aux néophytes, de quoi un chef et son orchestre sont capables, de quelle flamme, de quelle ultime folie - alors ce serait celui-là: oubliez Bernstein, Karajan, Mitropoulos, et j'en passe. Carlos Kleiber les décoiffe tous. L'ouragan, c'est lui. Huriccane Carlos, on n'a jamais fait plus vite, plus échevelé, plus' "romantique". On n'a jamais donné à Schubert telle puissance tellurique, souveraine et abyssale. En quoi, cet enregistrement, pour tout mélomane qui se respecte, est évidemment et absolument incontournable.Mais (car il y a un mais, quand même) - et Schubert, dans tout cela ? Alors là, c'est à vous de voir. Car à chacun son Schubert (et son Schumann, son Beethoven, etc.). Kleiber vous tire du côté du pathos, sans rémission. Avec une splendeur, une hauteur de vision, une ampleur de moyens (quel orchestre, quelle direction !!!) tout simplement sidérantes, confondantes. Mais force est de constater, aujourd'hui, qu'une telle interprétation paraît "datée". Son engagement n'est pas en cause, bien au contraire, c'est bien ce qui la sauve. Mais le caractère massif, plantureux de l'orchestre, et ce parti-pris "romantique", voire funèbre, ne convainc plus tout à fait. Pour avoir entendu cette 8e en concert sous bien des formes, et plus particulièrement jouée par des formations anglaises "allégées" (sans doute influencées par Mackerras), et par la Camerata de Végh, je peux (pour ma part, je veux dire, à mon goût) affirmer qu'il existe d'autres solutions à cette 8e, peut-être plus convaincantes, et en tout cas qui correspondent mieux à l'attente de mélomanes du 21e siècle. On peut donc considérer cette version comme le témoignage le plus abouti - avec celle de Günter Wand - NDR - d'une école où certains mélomanes, comme moi, ne se reconnaissent plus - ne reconnaissent plus tout à fait Schubert. Ce qui n'enlève rien au génie - le mot n'est pas trop fort - de Carlos Kleiber, ni à la valeur de ce fabuleux enregistrement. Allons plus loin, même. Oublions Schubert. Ecoutons Kleiber. Dansons avec Kleiber. Tremblons avec Kleiber. Prêtons l'oreille à ces cordes, ces bois, ces cuivres. Faire la fine bouche ? Crime de lèse-majesté. On est au nirvana de la musique. Peu importe au fond, l'erreur d'interprétation, on se laisse emporter dans une telle ivresse musicale. Et de toute façon, finalement, probablement l'un des plus beaux enregistrements de toute discothèque. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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