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Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Au prix d'un travail d'une extrême finesse...,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schumann : les Trios pour piano - Quatuor avec piano Op. 47 - Quintette avec piano Op. 44 (CD)
...les Beaux-arts (augmentés de Samuel Rhodes et Dolf Bettelheim) peaufinent le "Quintette" avec un extrême raffinement, moirant le moindre interstice, et lustrant un des Finales les plus chatoyants qu'on ait entendu.Dépossédé de sa force incantatoire, le poids tragique de la "Marcia" se trouve volatilisé, subtilisé dans la bruissante allusion poétique. On percevra plus de voluptueuse chaleur avec Rubinstein/Guarneri (RCA), plus d'inquiétante matière à penser avec Serkin/Budapest (CBS)... Dans cette impondérable esthétique interprétative, les ombres restent ici discrètes, diluées, vaporeuses. Le Scherzo n'appréhende aucun vertige, ne succombe à aucun psychodrame, mais suggère la fantasmagorie avec une légèreté mendelssohnienne. Ces enregistrements de juin 1975 défendent un lyrisme quintessencié, laissant affleurer l'émotion mieux qu'ils ne la suscitent. Aucun effet qui ne soit nécessaire, aucune intention qui n'excède le suffisant : la juste mesure des affects. A cinq comme à quatre, on admire une parfaite entente partenariale. En août 1971 à La Chaux de Fonds, les micros offraient une plus sensible consistance à cette captation des trois Trios. Guidés par le clavier idéalement soupesé de Menahem Pressler, les archets scrutent sans digression égotiste les voies de l'élégance, sans céder à la transe, trouvant l'exacte éloquence du "Bewegt, doch nicht zu rasch" de l'opus 110. Une approche mélodieuse et souplement fusionnelle, qui trouve dans les ambiances tamisées (les arabesques feutrées d'Isidore Cohen à 1'57 dans le "Mit innigem Ausdruck" de l'opus 80) la plus pudique intimité du sentiment. Du bourgeonnant romantisme schumannien, l'équipe a su préserver la fragilité des fleurs les plus secrètes. Tel quel, ce double-album confesse un cohérent aperçu stylistique sur l'oeuvre chambriste du compositeur saxon, en laissant ouvertes des pistes d'approfondissement plus sanguines ou traumatiques. Ainsi Schneider/Casals/Horszowski (CBS) pour l'opus 63. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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