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Commentaires client les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Passable mais peut faire largement mieux...,
Par Trip "Le tripper" (Everywhere) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scintilli (CD)
Andy Turner et Ed Handley (Plaid) sont de retour.Le duo qui savait mélanger l'expérimentation (souvent rythmique et aussi sonore) et le sens de la mélodie tout en ayant bien digéré le groove de la techno de Detroit ou les travaux de Kraftwerk. Ce qui pouvait à leur écoute stimuler l'imagination sans le moindre clip sans la moindre image d'illustration. Plaid, c'était aussi et surtout la suite de Black Dog (quand ils formaient un trio avec Ken Downie et sortaient des albums aventureux comme Bytes et surtout l'insurpassable Spanners : ils avaient atteint un sommet dans la musique électronique.) Leurs nouveaux travaux après l'aventure Black Dog semblaient prendre une direction différente et aussi intéressante. Une direction originale peut-être mais moins aventureuse avec moins de recherches en world music par exemple. Not for threes, Rest Proot Clockwork et Double Figure semblaient former une trilogie parfaite avec une univers original pouvant évoquer au détour de quelques morceaux, un monde miniature, une voyage grandiose dignes des œuvres des voisins de palier Boards of Canada, une mélancolie touchante, une révolte des machines, un Hip hop plongé dans le 2001 de Kubrick.... tout un univers avec des séquences inédites. Ensuite arrivent les Spokes et Greedy Baby qui même s'ils contiennent quelques pépites n'ont plus l'éventail d'émotions des albums précédents. Les expérimentations sont poussées encore plus loin au détriment de la mélodie, de ce qui permettait de rendre l'architecture consistante. Je pense en particulier à ces titres dans Spokes où il fallait attendre les derniers moments de ces morceaux pour savoir où ils voulaient en venir. Et les bandes originales (Tekkonkinkreet, Heaven's Door) qui viendront ensuite n'arrangeront pas les choses. A force d'entendre certains de leur morceaux utilisés dans les documentaires de TV ou pour illustrer un reportage sur la tv française, on pouvait facilement imaginer que l'accompagnement d'un film ou d'un dessin animé seraient largement à leur portée. Malheureusement, mis à part quelques morceaux, cette musique ne pouvait s'écouter qu'avec le produit qu'elle illustrait. Elle n'avait pas de vie autonome. Comme beaucoup d'artistes techno qui se sont lancés dans les Bo... Leur dernière production est enfin dans les bacs après une (bien) longue attente. Étrangement, cet album était déjà prêt depuis l'année dernière et Warp semblait freiner sa sortie... Voici mes impressions à ma première écoute, brute, sans filet : Bon, la bonne nouvelle c'est que qu'ils sont un peu sortis de leur impasse expérimentale qui pouvait être intéressante mais qui perdait ce qui faisait l'essentiel de leur talent : un brin de mélodie, une architecture dans les morceaux qui faisaient qu'on ne se perdait pas à l'écoute. Donc c'est un peu un retour aux sources. Mais le problème, c'est que dans ce registre, c'est bien, mais ils ont déjà fait beaucoup mieux. Donc, les titres semblent bons mais sans plus. Difficile de retenir un morceau. Peut-être un ou deux qui n'auraient jamais dû passer le mix finale (le 2eme morceau ou le 4eme qui me semble bien fade) En écoutant ceux qui semblent tout de suite s'imposer comme au dessus du lot (le 1er, le 6eme) , il y a comme un souvenir de ce qu'ils pouvaient faire quand ils étaient au sommet. Donc, ce n'est pas encore le grand retour mais ça pourrait en prendre le chemin par la suite. Ont-ils brûler toutes leurs cartouches ? Seul l'avenir nous le dira. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
WARPCDD215,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scintilli (CD)
Une nouvelle page s'ouvre dans l'histoire de Plaid. Un conte de fée cristallin qui survient après six ans d'attente si l'on ne tient pas compte des incartades "Tekkonkinkreet" et "Heaven's Door".Si "Missing" est mignon tout plein, "Eye Robot" inquiète sur les intentions du duo. Plus sombre et radicale, leur musique? Bye bye les séduisants et ingénieux labyrinthes sonores? Pas vraiment. Car dès "Thank" on retrouve les gimmicks habituels. D'ailleurs le troisième titre de l'album rappelle avec force l'aspect rêveur de certaines compositions de l'excellent "Not For Threes". Sauf qu'ici les sonorités employées n'ont plus les bords émoussés. "Unbank" séduit presque immédiatement. La mélodie est belle. L'agencement relativement classique permet à cette voix lointaine de s'imposer. Quelques riffs de guitare noyés et un beat binaire donnent le ton d'un morceau qui se permet de battre le chaud et le froid. Une réelle réussite. Après trois écoutes dont une première plutôt satisfaite, une seconde qui demandait d'être convaincue et une troisième qui désirait installer la conviction que le grand retour de Plaid, c'est pour aujourd'hui, celle qui a lieu en ce moment assoit le doute. Erreur de ma part. Mais comment ai-je pu passer au silence l'un des points qui faisaient la force de ce génial duo? Oui la musique est séduisante. Oui les mélodies sont toujours aussi plaisantes ("Craft Nine" et sa flûte traversière). Mais bon dieu! Que sont devenus ces changements de rythme, ces ruptures mélodiques qui faisaient de chaque composition un voyage dont la traversée était semée de délicieuses embuches sur lesquelles nos ouïes prenaient un immense plaisir à trébucher? Chaque titre part d'un point A et file vers un point B sans rencontrer le moindre astéroïde. Ça n'est pas foncièrement redondant sur le court terme mais déjà, sur le moyen, l'inquiétude gagne du terrain ("Sömnl"). Plaid devient alors victime de son image. A avoir tant donné par le passé, on attend du duo un travail toujours extraordinaire et sans concession... A la flemmardise? "Founded" et sa voie orientale nous renvoie au seul titre qui jusqu'à maintenant pouvait revendiquer le titre de "merveille inépuisable" (cherchez bien). L'agité du bocal "Talk To Us" fait heureusement beaucoup de bien à nos tympans rendus sourds par la cataracte auditive. Besoin de se mouvoir dans un océan de gouttelettes. De celles qui ont servi à nous allécher bien avant la sortie de l'album ("35 Summers"). "African Woods" offre l'inépuisable incartade techno chère à Plaid. Enfin, lorsque je dis techno, je me comprends. Une espèce de montée d'adrénaline qui, si jusqu'à aujourd'hui fonctionnait encore mais qui tombe ici comme un cheveu dans la soupe. C'est peut-être pourquoi l'on tente à nouveau avec "Upgrade" d'invectiver celui qui s'endort. C'est, cette fois-ci, plutôt convainquant. Mais cela reste-t-il suffisant pour booster l'album au sommet des meilleurs albums electronica-IDM? La réponse se trouve peut-être ici: "At Last"... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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