La course au nucléaire et les récents essais chinois ont provoqué d'irrémédiables dégâts sur la planète : les plaques tectoniques se déplacent à grande vitesse, et cette modification du globe terrestre engendre des séismes et autres éruptions volcaniques en série. Si la situation n'est pas réglée rapidement, c'est l'assurance d'une apocalypse dans les semaines qui viennent...
Le président (des Etats-Unis bien sûr) Nelson convoque alors le gratin des scientifiques, qui décrètent que la seule solution pour éviter la catastrophe est de faire exploser une bombe thermonucléaire en plein Los Angeles, située pile sur une faille tectonique.
Le Colonel Ryan Beckett est donc contacté pour reformer son équipe d'élite et s'occuper du côté concret de la chose : le sort de la terre est entre leurs mains !
Après "Le pic de Dante", "Deep impact" et autre "Armageddon", "Scorcher" s'inscrit dans la droite ligne des films catastrophes de la fin des années 90, avec un budget plus restreint. Qu'à cela ne tienne, le réalisateur James Seale n'hésite pas à tirer d'autres films les stock-shots qui lui conviennent, comme le volcan en éruption tout droit tiré de "Le pic de Dante", ou encore la célèbre explosion de tunnel de "Daylight". Le film est donc plus ou moins un patchwork, cependant le tout se tient et lui permet d'avoir la dimension spectaculaire requise pour ce genre de cinéma...
James Seale inclut également différentes influences ayant fait leurs preuves, comme Los Angeles détruit et livré aux pillards, rappellent furieusement par là les fameux post-apocalyptiques italiens. Le film se perd donc vite dans des intrigues sans rapport les unes avec les autres, vite expédiées pour arriver au dénouement, bien sûr heureux et naïf.
On retrouve au casting le Gallois John Rhys-Davies ("Les Aventuriers de l'arche perdue", "Le seigneur des anneaux"...), pas terrible en Matthew Sallin, spécialiste des plaques tectoniques, Rutger Hauer très peu crédible en président des Etats-Unis sous prozac, sans oublier l'inénarrable Mark Dacascos, grand habitué des nanars, qui se voit invité à réunir son ancienne équipe de bras cassés pour sauver la planète à grands coups de foreuse, rappelant par là furieusement "Armageddon"...
Bref, nanar, gros cinéma, à vous de voir : à regarder avec indulgence...