11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
La vengeance du scorpion à plumes, 24 septembre 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scorpio Rising (CD)
Scorpio Rising est le troisième album des Death In Vegas. Après avoir emprunté divers courants musicaux, confronté une large influence rock a des tonalités reggae, voici venu le temps non pas des rires et des chants mais de la synthèse avec la musique électronique, ou comment faire des ponts entres deux décennies de musiques synthétiques.
C’est peu dire que ce troisième album des Death in Vegas était attendu au tournant. Premier choc avec le titre Leather qui sert d’entame au disque, son d’électronique pure, trituré, progressif, crade à souhait, on jurerait entendre une nouvelle composition d’Underworld par exemple, puis survient brusquement une batterie rock au rythme semblable à celle présente sur un ancien titre " Aïcha ". Martial, pure et sèche la combinaison de ces deux sons capte l’attention immédiatement. Mise en bouche et décollage réussie en tous cas.
Ici ou là sont dispersés des titres mêlant habilement rythmique rock et habillage techno. Sur " Girls " ou le premier simple " Hands around my throat ", par exemple. Car la trame rock est toujours présente, dans la lignée tracée par le précédent album, à ce titre " To you say you lost baby " est une merveille de composition rock traditionnelle. Mais aussi avec les voix de Liam Gallagher (qui semble nettement plus à son aise avec les compositions des Chemical Brothers ou celles-ci que sur les disques d’Oasis…), et les sensuelles et évanescentes voix de Susan Dilliane et Hope Sandoval (on jurerait entendre Beth Orthon ! ! !). Les véritables dirigistes de voix (comme le ferait un réalisateur vis à vis de ses acteurs) que sont les Death In Vegas pour l’occasion ont déniché de parfaits portes voix pour les compositions aux squelettes étranges, entre folk songs speedés aux hormones synthétiques et ballades tranquilles aux pays de Kraftwerk.
Kraftwerk venons-y d’ailleurs. Tout comme Daft Punk voir Mr Oïzo et son " Flat Beat " (que l’on jurerait entendre samplé sur l’unique titre ouvertement techno de l’album " Natja "). Minimaliste et technoïde à souhait, il n’est pas sans évoquer certaines périodes de la New-Wave des eighties. " XXX " morceau assez faiblard conclut un album finalement pas aussi radical que le dernier Primal Scream par exemple. Ici l’électronique semble plutôt utilisé épisodiquement tel un artifice de décoration ; comme un mignon petit bonzaï viendrait décorer votre salon aux allures de musée du rock’n’roll… Car on pourra réécouter cette album autant de fois qu’on le veut, c’est bel et bien lorsque les Death In Vegas lorgne du côté de la matrice rock et des ballades rêveuse qu’ils sont le plus efficace.
Au final, pas la piqure techno attendue mais plutôt une douce caresse d'un scorpion à plumes
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
diversion, 17 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scorpio Rising (CD)
Album trans-genres, "Scorpio Rising" est le troisième du duo Fearless/Holmes, musiciens typiques des années 90 et leur mélange de rock/dub/house/world music et culture DJ. Ici, la world-music est plutôt indienne, comme les cordes de "Killing Smile" et de l'épique dernier titre survolé de la voix éthérée de Hope Sandoval; elle ainsi que Dot Allison et Susan Dillane sont les lead vocal sur plusieurs titres de cet album qui n'a dans l'ensemble rien à voir avec de l'électro ou de la dance music mais plutôt à voir avec un rock/pop électro-acoustique moderne et ouvert au monde.
Les titres chantés au féminin (les trois chanteuses qui interviennent sur des titres différents ont des voix très comparables) se rapprochent beaucoup de ceux de Chemical Brothers les plus "planants"; il y en a même un qui ressemble comme deux gouttes d'eau au fameux "Asleep From Day" de "Surrender" chanté par H. Sandoval.
Deux autres invités de marque chantent sur deux des titres qui retiennent le plus l'attention, Liam Gallagher (aussi à l'aise ici voire plus qu'avec feu-Oasis) sur "Scorpio Rising" et Paul Weller sur une très belle reprise d'un morceau de Gene Clarck des Byrds, aux arrangements très réussis, notamment les cordes. Un seul morceau est franchement électronique, "Natja", minimal mais original, ressemblant à du Swayzak des meilleurs jours.
Une belle diversion !
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une machine à danser, 31 janvier 2003
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Les Death In Vegas ont fait aussi bien que les Chemical Brothers et leur classique Surrender. Soit une volée de chansons ahurissantes, entetantes, sur des beats percutants. Les invités sont à la hauteur, soit un grand Liam Gallagher sur Scorpio Rising, une reprise magnifique des Byrds par Paul Weller et surtout la presence de la troublante Hope Sandoval de Mazzy Star sur deux titres envoutants. Quel album ! Deja un classique...
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