Scorpions

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Biographie

Rudolf Schenker (né en 1948) forme une première mouture des Scorpions en 1965 à Hanovre. Guitariste rythmique et chanteur, il est accompagné de Karl Heinz Follmer comme guitariste soliste, Lothar Heimberg comme bassiste et du batteur Wolfgang Dziony. Ils sont bientôt rejoints par Michael Schenker, jeune frère de Rudolf, guitariste soliste incisif et Klaus Meine qui devient le chanteur du groupe en 1970. Le 1er janvier 1971, le groupe fait ses débuts sous le nom officiel de Scorpions, dans sa ville natale. Ils enregistrent leur premier album Lonesome Crow, qui paraît en 1972. Mais l'échec ... Lire la suite

Rudolf Schenker (né en 1948) forme une première mouture des Scorpions en 1965 à Hanovre. Guitariste rythmique et chanteur, il est accompagné de Karl Heinz Follmer comme guitariste soliste, Lothar Heimberg comme bassiste et du batteur Wolfgang Dziony. Ils sont bientôt rejoints par Michael Schenker, jeune frère de Rudolf, guitariste soliste incisif et Klaus Meine qui devient le chanteur du groupe en 1970. Le 1er janvier 1971, le groupe fait ses débuts sous le nom officiel de Scorpions, dans sa ville natale. Ils enregistrent leur premier album Lonesome Crow, qui paraît en 1972. Mais l'échec artistique et commercial est au rendez-vous pour cette très pâle copie des standards du genre.

L'Allemagne est une terre bénie du rock en général et du hard rock en particulier. Le groupe britannique UFO, en tournée en 1973, repère Michael Schenker et s'empresse de l'embaucher. Son remplaçant, Ulrich « Uli Jon » Roth est un fan inconditionnel de Jimi Hendrix et va le démontrer rapidement. Le deuxième album du groupe, Fly to the Rainbow (1974) montre un groupe en pleine structuration. Le noyau créatif est le trio Rudolf Schenker/Klaus Meine/Uli Jon Roth, reléguant à un rôle secondaire les autres membres que sont Francis Buchholz (basse), Jurgen Rosenthal (batterie) et Achim Kirshning (claviers). Hormis « Speedy's Coming », appelé a figurer au répertoire du groupe pour longtemps, le reste est dispensable et parfois boursoufflé d'influences mal maitrisées.

Des nids de Scorpions de Hanovre à Tokyo

Finalement, c'est la rencontre avec le producteur Dieter Dirks qui permet aux Scorpions de révéler leur potentiel. En 1975, In Trance fait du bruit ; mais, au delà d'une pochette d'un machisme et d'un fétichisme exacerbés, c'est bien le contenu qui retient l'attention. Le style des Scorpions se met en place avec les rythmiques carrées de Rudolf Schenker, la guitare aérienne et flamboyante d'Uli Jon Roth et les vocaux de Klaus Meine, à la fois percutants et caressants. Scorpions sait alterner à merveille l'énergie et le rentre dedans, avec des ballades à faire se dresser les poils et venir les larmes. Pas évident en 1975 de se faire une place dans un style qui vient de vivre son âge d'or, surtout si l'on vient d'un pays aussi exotique que l'Allemagne. Pourtant avec des titres de la force de « In Trance », « Dark Lady » ou « Living and Dying », Scorpions réussit le plus difficile : commencer à se faire un nom auprès des fans.

L'album suivant, Virgin Killer (1976), possède une des pochettes les plus hideuses de l'histoire du rock (une fillette pré-pubère nue) et n'est aujourd'hui plus visible. Là encore le contenu permet de dépasser l'emballage avec des titres du calibre de « Picture Life », « Catch Your Train » et « Backstage Queen ». Scorpions est désormais reconnu dans toute l'Europe et commence à éveiller un intérêt certain au Japon. Après deux ans de tournées intensives, où Uli Jon Roth se prend de plus en plus pour Jimi Hendrix, c'est la sortie de Taken by Force qui montre des Scorpions assagis. Le contenu est de plus en plus calibré hard « FM », morceaux efficaces et disciplinés aux riffs nerveux mais pas agressifs, entrelardés de ballades portées par la voix exceptionnelle de Klaus Meine. « Steamrock Fever » et surtout « We'll Burn the Sky » sont les compositions-phares de cet album.

Cette même année 1978 voit la parution de l'obligatoire, depuis Made in Japan de Deep Purple (1972), enregistrement public au Japon, en l'occurrence Tokyo Tapes. Enregistré les 24 et 27 avril au célèbre Budokan, ce live montre clairement qu'il faut désormais compter avec Scorpions : l'examen de passage est réussi ; le groupe est compact et puissant, les versions sont sublimées par la ferveur des fans japonais. Tokyo Tapes marque l'entrée de Scorpions dans la cour des grands ; c'est aussi le testament scénique d'Uli Jon Roth, dont la mégalomanie guitaristique s'accommode de plus en plus mal des contraintes du groupe.

Exit Roth sur Lovedrive (1979), qui marque l'arrivée de Matthias Jabs au poste de guitariste soliste et le retour du frère prodigue Michael Schenker, pour trois titres à la lead guitar. Lovedrive marque la volonté de conquérir le public américain : le son est carrément FM, les distorsions de la guitare d'Uli Jon Roth sont remplacées par le sens de la mélodie de Michael Schenker, la voix de Klaus Meine, aisément identifiable, est sublime ; l'album contient tous les ingrédients du succès. « Loving You Sunday Morning », « Holiday » et le vibrant « Always Somewhere » sont aptes à séduire tous les greasers au coeur tendre. Lovedrive est une des réussites majeures de Scorpions, un équilibre idéal entre hard rock énergique et ballades légèrement poisseusses.

Hélas, le successeur, Animal Magnetism (1980) montre que le groupe peine à garder son âme. Michael Schenker, à peine revenu, est déjà reparti ; l'ensemble est balourd et préfigure d'autres médiocres albums qui jalonneront régulièrement la carrière de nos venimeux Germains. Blackout (1982) rétablit les choses, reprenant la même recette que celle de Lovedrive ; « When the Smoke Is Going Down » se révèle même une des meilleures compositions de Scorpions.

Le venin se répand autour de la planète

Bon groupe de hard rock, Scorpions ont désormais une renommée mondiale correctement assise. Il leur manque le morceau qui tue, le classique que tout le monde connaît. Comme ils ne sont pas avares d'efforts, les Scorpions mettent deux titres imparables sur Love at First Sting. Un de leurs morceaux les plus énergiques avec « Rock You Like a Hurricane », morceau de bravoure incontournable de leurs concerts ; et surtout LA ballade, « Still Loving You », qui fait augmenter le taux de natalité de l'année 1984. La voix de Klaus Meine et la mélodie sont imbriquées pour créer une montée irrépressible de désirs charnels. Love at First Sting fait des musiciens de Scorpions des stars planétaires, leur hard édulcoré étant devenu moins effrayant que le mauvais goût récurrent de leurs pochettes.

World Wide Live capitalise sur ce succès, même si ce paresseux album live sert essentiellement à témoigner de la stature désormais mondiale du groupe. Devenu groupe grand public, Scorpions éprouve le besoin en 1988 de rassurer ses fans de base, avec Savage Amusement, un album délibérément plus agressif que d'habitude, où les guitares s'en donnent à coeur joie et le son gagne nettement en attaque. Pas exceptionnel, en raison de compositions manquant de véritable imagination, le disque rétablit cependant une réputation qui commençait à sérieusement s'étioler.

Le 9 novembre 1989 le Mur de Berlin cesse de séparer l'Allemagne ; l'événement historique inspire aux Scorpions l'imparable « Wind of Change » et sa fameuse mélodie sifflée. Crazy World retrouve l'équilibre d'un album gorgé de ballades, n°1 potentiels et avérés de nombreux classements, ainsi que morceaux légèrement heavy de bonne facture. « Send Me an Angel » ou « Tease Me Please Me » sont des titres largement dans le peloton de tête du répertoire des Scorpions. Le mouvement inexorable de balancier reprend avec Face the Heat en 1993, un des plus fades albums des Scorpions, hormis la présence d'une nouvelle très belle ballade, « Woman ».

Après RCA pour la période « européenne », Mercury pour la conquête « américaine », Scorpions émargent désormais chez Atlantic pour son règne « mondial ». Le groupe inaugure cette collaboration avec Pure Instinct, très bon album de rock lourd, pourvu de ses indispensables ballades, dont « You and I », qui se classe n°1 dans plusieurs pays. Ce renouveau est de courte durée : en 1999, sort Eye II Eye, certainement la pire production des Scorpions. L'album est une tentative ridicule de « modernisation » du son Scorpions, avec un recours maladroit à l'électronique. La tournée qui suit montre le groupe essoufflé et le pire semble à craindre. Le malaise ne se dissipe pas en 2000, lors de la sortie de Moments of Glory, où les anciens titres sont ré-habillés avec l'Orchestre Philharmononique de Berlin. Trois nouveaux titres et la présence de Zucchero ne changent rien à l'affaire : Moments of Glory n'est qu'un monument à la gloire passée.

Indestructibles arachnides

Si le désastre est apparent, c'est oublier que les Scorpions - même et surtout ceux de Hanovre - sont parmi les rares animaux capables de résister aux radiations. En 2001, Scorpions se réveille, avec l'aide du public portugais, comme l'atteste la sortie de l'album live intitulé Acoustica. C'est typiquement le genre de projet dont on n'attend rien, surtout de la part d'un groupe sur le déclin ; mais, contre toute attente, le disque est une belle réussite. Le traitement, à renfort de guitare sèche et de section de cordes, convient parfaitement aux anciens titres ; les reprises sont bien calibrées avec l'approprié « Dust In the Wind » de Kansas et l'inattendu « Drive » des Cars. La voix de Klaus Meine est sublimée par l'orchestration et sait se faire plaintive ou rugir suivant la tonalité des morceaux. Un album enthousiasmant, qui présente un groupe arrivé à une inattendue maturité.

Unbreakable confirme largement ce renouveau en 2004, album pêchu, sonnant comme un live en studio, tout en chorus de guitares. « Love'em or Leave'em » et autres « Blood Too Hot » sont véritablement dignes des meilleurs moments de Scorpions. Co-produit par Desmond Child et James Michael, avec Billy Corgan (Smashing Pumpkins) venu pousser la chansonnette, Humanity Hour I (2007) est un album très présentable. Moins direct que son prédécesseur, il renoue avec l'équilibre rocks/ballades sans tomber dans la mièvrerie.

Stabilisés depuis longtemps autour du noyau Schenker/Meine/Jabs, les Scorpions après avoir alterné le bon et le très mauvais, sont repartis sur une voie honorable. Ils ont réussi la gageure de résister au temps, aux modes, à leur propres errements créatifs, pour pouvoir s'enorgueillir d'être le seul groupe non anglo-saxon à s'être installé durablement dans les habits de princes du hard rock. Le 24 janvier 2010, contre toute attente, les leaders Klaus Meine et Rudolf Schenker annoncent la dissolution de Scorpions après quarante années d'existence. Le groupe adresse une dernière missive digne de ses débuts en mars avec l'album Sting in the Tail . La chanteuse Tarja Turunen (Nightwish) chante sur un titre. Scorpions repart ensuite pour une ultime tournée mondiale. 

La scène revigore les vétérans allemands qui rajoutent des dates en 2011 pour combler tous leurs fans. Finalement Scorpions sort en novembre 2011 un album studio constitué de reprises. Comeblack revient sur quelques incontournables du groupe dont « Rock You Like a Hurricane », ainsi que sur des grands titres du rock revus à la façon Scorpions. La Française Amandine Bougeois apparaît sur Comeblack pour une version de « Still Loving You » intitulé « Still Loving You - Je t'aime encore » et destinée au marché français. Copyright 2014 Music Story François Alvarez

Rudolf Schenker (né en 1948) forme une première mouture des Scorpions en 1965 à Hanovre. Guitariste rythmique et chanteur, il est accompagné de Karl Heinz Follmer comme guitariste soliste, Lothar Heimberg comme bassiste et du batteur Wolfgang Dziony. Ils sont bientôt rejoints par Michael Schenker, jeune frère de Rudolf, guitariste soliste incisif et Klaus Meine qui devient le chanteur du groupe en 1970. Le 1er janvier 1971, le groupe fait ses débuts sous le nom officiel de Scorpions, dans sa ville natale. Ils enregistrent leur premier album Lonesome Crow, qui paraît en 1972. Mais l'échec artistique et commercial est au rendez-vous pour cette très pâle copie des standards du genre.

L'Allemagne est une terre bénie du rock en général et du hard rock en particulier. Le groupe britannique UFO, en tournée en 1973, repère Michael Schenker et s'empresse de l'embaucher. Son remplaçant, Ulrich « Uli Jon » Roth est un fan inconditionnel de Jimi Hendrix et va le démontrer rapidement. Le deuxième album du groupe, Fly to the Rainbow (1974) montre un groupe en pleine structuration. Le noyau créatif est le trio Rudolf Schenker/Klaus Meine/Uli Jon Roth, reléguant à un rôle secondaire les autres membres que sont Francis Buchholz (basse), Jurgen Rosenthal (batterie) et Achim Kirshning (claviers). Hormis « Speedy's Coming », appelé a figurer au répertoire du groupe pour longtemps, le reste est dispensable et parfois boursoufflé d'influences mal maitrisées.

Des nids de Scorpions de Hanovre à Tokyo

Finalement, c'est la rencontre avec le producteur Dieter Dirks qui permet aux Scorpions de révéler leur potentiel. En 1975, In Trance fait du bruit ; mais, au delà d'une pochette d'un machisme et d'un fétichisme exacerbés, c'est bien le contenu qui retient l'attention. Le style des Scorpions se met en place avec les rythmiques carrées de Rudolf Schenker, la guitare aérienne et flamboyante d'Uli Jon Roth et les vocaux de Klaus Meine, à la fois percutants et caressants. Scorpions sait alterner à merveille l'énergie et le rentre dedans, avec des ballades à faire se dresser les poils et venir les larmes. Pas évident en 1975 de se faire une place dans un style qui vient de vivre son âge d'or, surtout si l'on vient d'un pays aussi exotique que l'Allemagne. Pourtant avec des titres de la force de « In Trance », « Dark Lady » ou « Living and Dying », Scorpions réussit le plus difficile : commencer à se faire un nom auprès des fans.

L'album suivant, Virgin Killer (1976), possède une des pochettes les plus hideuses de l'histoire du rock (une fillette pré-pubère nue) et n'est aujourd'hui plus visible. Là encore le contenu permet de dépasser l'emballage avec des titres du calibre de « Picture Life », « Catch Your Train » et « Backstage Queen ». Scorpions est désormais reconnu dans toute l'Europe et commence à éveiller un intérêt certain au Japon. Après deux ans de tournées intensives, où Uli Jon Roth se prend de plus en plus pour Jimi Hendrix, c'est la sortie de Taken by Force qui montre des Scorpions assagis. Le contenu est de plus en plus calibré hard « FM », morceaux efficaces et disciplinés aux riffs nerveux mais pas agressifs, entrelardés de ballades portées par la voix exceptionnelle de Klaus Meine. « Steamrock Fever » et surtout « We'll Burn the Sky » sont les compositions-phares de cet album.

Cette même année 1978 voit la parution de l'obligatoire, depuis Made in Japan de Deep Purple (1972), enregistrement public au Japon, en l'occurrence Tokyo Tapes. Enregistré les 24 et 27 avril au célèbre Budokan, ce live montre clairement qu'il faut désormais compter avec Scorpions : l'examen de passage est réussi ; le groupe est compact et puissant, les versions sont sublimées par la ferveur des fans japonais. Tokyo Tapes marque l'entrée de Scorpions dans la cour des grands ; c'est aussi le testament scénique d'Uli Jon Roth, dont la mégalomanie guitaristique s'accommode de plus en plus mal des contraintes du groupe.

Exit Roth sur Lovedrive (1979), qui marque l'arrivée de Matthias Jabs au poste de guitariste soliste et le retour du frère prodigue Michael Schenker, pour trois titres à la lead guitar. Lovedrive marque la volonté de conquérir le public américain : le son est carrément FM, les distorsions de la guitare d'Uli Jon Roth sont remplacées par le sens de la mélodie de Michael Schenker, la voix de Klaus Meine, aisément identifiable, est sublime ; l'album contient tous les ingrédients du succès. « Loving You Sunday Morning », « Holiday » et le vibrant « Always Somewhere » sont aptes à séduire tous les greasers au coeur tendre. Lovedrive est une des réussites majeures de Scorpions, un équilibre idéal entre hard rock énergique et ballades légèrement poisseusses.

Hélas, le successeur, Animal Magnetism (1980) montre que le groupe peine à garder son âme. Michael Schenker, à peine revenu, est déjà reparti ; l'ensemble est balourd et préfigure d'autres médiocres albums qui jalonneront régulièrement la carrière de nos venimeux Germains. Blackout (1982) rétablit les choses, reprenant la même recette que celle de Lovedrive ; « When the Smoke Is Going Down » se révèle même une des meilleures compositions de Scorpions.

Le venin se répand autour de la planète

Bon groupe de hard rock, Scorpions ont désormais une renommée mondiale correctement assise. Il leur manque le morceau qui tue, le classique que tout le monde connaît. Comme ils ne sont pas avares d'efforts, les Scorpions mettent deux titres imparables sur Love at First Sting. Un de leurs morceaux les plus énergiques avec « Rock You Like a Hurricane », morceau de bravoure incontournable de leurs concerts ; et surtout LA ballade, « Still Loving You », qui fait augmenter le taux de natalité de l'année 1984. La voix de Klaus Meine et la mélodie sont imbriquées pour créer une montée irrépressible de désirs charnels. Love at First Sting fait des musiciens de Scorpions des stars planétaires, leur hard édulcoré étant devenu moins effrayant que le mauvais goût récurrent de leurs pochettes.

World Wide Live capitalise sur ce succès, même si ce paresseux album live sert essentiellement à témoigner de la stature désormais mondiale du groupe. Devenu groupe grand public, Scorpions éprouve le besoin en 1988 de rassurer ses fans de base, avec Savage Amusement, un album délibérément plus agressif que d'habitude, où les guitares s'en donnent à coeur joie et le son gagne nettement en attaque. Pas exceptionnel, en raison de compositions manquant de véritable imagination, le disque rétablit cependant une réputation qui commençait à sérieusement s'étioler.

Le 9 novembre 1989 le Mur de Berlin cesse de séparer l'Allemagne ; l'événement historique inspire aux Scorpions l'imparable « Wind of Change » et sa fameuse mélodie sifflée. Crazy World retrouve l'équilibre d'un album gorgé de ballades, n°1 potentiels et avérés de nombreux classements, ainsi que morceaux légèrement heavy de bonne facture. « Send Me an Angel » ou « Tease Me Please Me » sont des titres largement dans le peloton de tête du répertoire des Scorpions. Le mouvement inexorable de balancier reprend avec Face the Heat en 1993, un des plus fades albums des Scorpions, hormis la présence d'une nouvelle très belle ballade, « Woman ».

Après RCA pour la période « européenne », Mercury pour la conquête « américaine », Scorpions émargent désormais chez Atlantic pour son règne « mondial ». Le groupe inaugure cette collaboration avec Pure Instinct, très bon album de rock lourd, pourvu de ses indispensables ballades, dont « You and I », qui se classe n°1 dans plusieurs pays. Ce renouveau est de courte durée : en 1999, sort Eye II Eye, certainement la pire production des Scorpions. L'album est une tentative ridicule de « modernisation » du son Scorpions, avec un recours maladroit à l'électronique. La tournée qui suit montre le groupe essoufflé et le pire semble à craindre. Le malaise ne se dissipe pas en 2000, lors de la sortie de Moments of Glory, où les anciens titres sont ré-habillés avec l'Orchestre Philharmononique de Berlin. Trois nouveaux titres et la présence de Zucchero ne changent rien à l'affaire : Moments of Glory n'est qu'un monument à la gloire passée.

Indestructibles arachnides

Si le désastre est apparent, c'est oublier que les Scorpions - même et surtout ceux de Hanovre - sont parmi les rares animaux capables de résister aux radiations. En 2001, Scorpions se réveille, avec l'aide du public portugais, comme l'atteste la sortie de l'album live intitulé Acoustica. C'est typiquement le genre de projet dont on n'attend rien, surtout de la part d'un groupe sur le déclin ; mais, contre toute attente, le disque est une belle réussite. Le traitement, à renfort de guitare sèche et de section de cordes, convient parfaitement aux anciens titres ; les reprises sont bien calibrées avec l'approprié « Dust In the Wind » de Kansas et l'inattendu « Drive » des Cars. La voix de Klaus Meine est sublimée par l'orchestration et sait se faire plaintive ou rugir suivant la tonalité des morceaux. Un album enthousiasmant, qui présente un groupe arrivé à une inattendue maturité.

Unbreakable confirme largement ce renouveau en 2004, album pêchu, sonnant comme un live en studio, tout en chorus de guitares. « Love'em or Leave'em » et autres « Blood Too Hot » sont véritablement dignes des meilleurs moments de Scorpions. Co-produit par Desmond Child et James Michael, avec Billy Corgan (Smashing Pumpkins) venu pousser la chansonnette, Humanity Hour I (2007) est un album très présentable. Moins direct que son prédécesseur, il renoue avec l'équilibre rocks/ballades sans tomber dans la mièvrerie.

Stabilisés depuis longtemps autour du noyau Schenker/Meine/Jabs, les Scorpions après avoir alterné le bon et le très mauvais, sont repartis sur une voie honorable. Ils ont réussi la gageure de résister au temps, aux modes, à leur propres errements créatifs, pour pouvoir s'enorgueillir d'être le seul groupe non anglo-saxon à s'être installé durablement dans les habits de princes du hard rock. Le 24 janvier 2010, contre toute attente, les leaders Klaus Meine et Rudolf Schenker annoncent la dissolution de Scorpions après quarante années d'existence. Le groupe adresse une dernière missive digne de ses débuts en mars avec l'album Sting in the Tail . La chanteuse Tarja Turunen (Nightwish) chante sur un titre. Scorpions repart ensuite pour une ultime tournée mondiale. 

La scène revigore les vétérans allemands qui rajoutent des dates en 2011 pour combler tous leurs fans. Finalement Scorpions sort en novembre 2011 un album studio constitué de reprises. Comeblack revient sur quelques incontournables du groupe dont « Rock You Like a Hurricane », ainsi que sur des grands titres du rock revus à la façon Scorpions. La Française Amandine Bougeois apparaît sur Comeblack pour une version de « Still Loving You » intitulé « Still Loving You - Je t'aime encore » et destinée au marché français. Copyright 2014 Music Story François Alvarez

Rudolf Schenker (né en 1948) forme une première mouture des Scorpions en 1965 à Hanovre. Guitariste rythmique et chanteur, il est accompagné de Karl Heinz Follmer comme guitariste soliste, Lothar Heimberg comme bassiste et du batteur Wolfgang Dziony. Ils sont bientôt rejoints par Michael Schenker, jeune frère de Rudolf, guitariste soliste incisif et Klaus Meine qui devient le chanteur du groupe en 1970. Le 1er janvier 1971, le groupe fait ses débuts sous le nom officiel de Scorpions, dans sa ville natale. Ils enregistrent leur premier album Lonesome Crow, qui paraît en 1972. Mais l'échec artistique et commercial est au rendez-vous pour cette très pâle copie des standards du genre.

L'Allemagne est une terre bénie du rock en général et du hard rock en particulier. Le groupe britannique UFO, en tournée en 1973, repère Michael Schenker et s'empresse de l'embaucher. Son remplaçant, Ulrich « Uli Jon » Roth est un fan inconditionnel de Jimi Hendrix et va le démontrer rapidement. Le deuxième album du groupe, Fly to the Rainbow (1974) montre un groupe en pleine structuration. Le noyau créatif est le trio Rudolf Schenker/Klaus Meine/Uli Jon Roth, reléguant à un rôle secondaire les autres membres que sont Francis Buchholz (basse), Jurgen Rosenthal (batterie) et Achim Kirshning (claviers). Hormis « Speedy's Coming », appelé a figurer au répertoire du groupe pour longtemps, le reste est dispensable et parfois boursoufflé d'influences mal maitrisées.

Des nids de Scorpions de Hanovre à Tokyo

Finalement, c'est la rencontre avec le producteur Dieter Dirks qui permet aux Scorpions de révéler leur potentiel. En 1975, In Trance fait du bruit ; mais, au delà d'une pochette d'un machisme et d'un fétichisme exacerbés, c'est bien le contenu qui retient l'attention. Le style des Scorpions se met en place avec les rythmiques carrées de Rudolf Schenker, la guitare aérienne et flamboyante d'Uli Jon Roth et les vocaux de Klaus Meine, à la fois percutants et caressants. Scorpions sait alterner à merveille l'énergie et le rentre dedans, avec des ballades à faire se dresser les poils et venir les larmes. Pas évident en 1975 de se faire une place dans un style qui vient de vivre son âge d'or, surtout si l'on vient d'un pays aussi exotique que l'Allemagne. Pourtant avec des titres de la force de « In Trance », « Dark Lady » ou « Living and Dying », Scorpions réussit le plus difficile : commencer à se faire un nom auprès des fans.

L'album suivant, Virgin Killer (1976), possède une des pochettes les plus hideuses de l'histoire du rock (une fillette pré-pubère nue) et n'est aujourd'hui plus visible. Là encore le contenu permet de dépasser l'emballage avec des titres du calibre de « Picture Life », « Catch Your Train » et « Backstage Queen ». Scorpions est désormais reconnu dans toute l'Europe et commence à éveiller un intérêt certain au Japon. Après deux ans de tournées intensives, où Uli Jon Roth se prend de plus en plus pour Jimi Hendrix, c'est la sortie de Taken by Force qui montre des Scorpions assagis. Le contenu est de plus en plus calibré hard « FM », morceaux efficaces et disciplinés aux riffs nerveux mais pas agressifs, entrelardés de ballades portées par la voix exceptionnelle de Klaus Meine. « Steamrock Fever » et surtout « We'll Burn the Sky » sont les compositions-phares de cet album.

Cette même année 1978 voit la parution de l'obligatoire, depuis Made in Japan de Deep Purple (1972), enregistrement public au Japon, en l'occurrence Tokyo Tapes. Enregistré les 24 et 27 avril au célèbre Budokan, ce live montre clairement qu'il faut désormais compter avec Scorpions : l'examen de passage est réussi ; le groupe est compact et puissant, les versions sont sublimées par la ferveur des fans japonais. Tokyo Tapes marque l'entrée de Scorpions dans la cour des grands ; c'est aussi le testament scénique d'Uli Jon Roth, dont la mégalomanie guitaristique s'accommode de plus en plus mal des contraintes du groupe.

Exit Roth sur Lovedrive (1979), qui marque l'arrivée de Matthias Jabs au poste de guitariste soliste et le retour du frère prodigue Michael Schenker, pour trois titres à la lead guitar. Lovedrive marque la volonté de conquérir le public américain : le son est carrément FM, les distorsions de la guitare d'Uli Jon Roth sont remplacées par le sens de la mélodie de Michael Schenker, la voix de Klaus Meine, aisément identifiable, est sublime ; l'album contient tous les ingrédients du succès. « Loving You Sunday Morning », « Holiday » et le vibrant « Always Somewhere » sont aptes à séduire tous les greasers au coeur tendre. Lovedrive est une des réussites majeures de Scorpions, un équilibre idéal entre hard rock énergique et ballades légèrement poisseusses.

Hélas, le successeur, Animal Magnetism (1980) montre que le groupe peine à garder son âme. Michael Schenker, à peine revenu, est déjà reparti ; l'ensemble est balourd et préfigure d'autres médiocres albums qui jalonneront régulièrement la carrière de nos venimeux Germains. Blackout (1982) rétablit les choses, reprenant la même recette que celle de Lovedrive ; « When the Smoke Is Going Down » se révèle même une des meilleures compositions de Scorpions.

Le venin se répand autour de la planète

Bon groupe de hard rock, Scorpions ont désormais une renommée mondiale correctement assise. Il leur manque le morceau qui tue, le classique que tout le monde connaît. Comme ils ne sont pas avares d'efforts, les Scorpions mettent deux titres imparables sur Love at First Sting. Un de leurs morceaux les plus énergiques avec « Rock You Like a Hurricane », morceau de bravoure incontournable de leurs concerts ; et surtout LA ballade, « Still Loving You », qui fait augmenter le taux de natalité de l'année 1984. La voix de Klaus Meine et la mélodie sont imbriquées pour créer une montée irrépressible de désirs charnels. Love at First Sting fait des musiciens de Scorpions des stars planétaires, leur hard édulcoré étant devenu moins effrayant que le mauvais goût récurrent de leurs pochettes.

World Wide Live capitalise sur ce succès, même si ce paresseux album live sert essentiellement à témoigner de la stature désormais mondiale du groupe. Devenu groupe grand public, Scorpions éprouve le besoin en 1988 de rassurer ses fans de base, avec Savage Amusement, un album délibérément plus agressif que d'habitude, où les guitares s'en donnent à coeur joie et le son gagne nettement en attaque. Pas exceptionnel, en raison de compositions manquant de véritable imagination, le disque rétablit cependant une réputation qui commençait à sérieusement s'étioler.

Le 9 novembre 1989 le Mur de Berlin cesse de séparer l'Allemagne ; l'événement historique inspire aux Scorpions l'imparable « Wind of Change » et sa fameuse mélodie sifflée. Crazy World retrouve l'équilibre d'un album gorgé de ballades, n°1 potentiels et avérés de nombreux classements, ainsi que morceaux légèrement heavy de bonne facture. « Send Me an Angel » ou « Tease Me Please Me » sont des titres largement dans le peloton de tête du répertoire des Scorpions. Le mouvement inexorable de balancier reprend avec Face the Heat en 1993, un des plus fades albums des Scorpions, hormis la présence d'une nouvelle très belle ballade, « Woman ».

Après RCA pour la période « européenne », Mercury pour la conquête « américaine », Scorpions émargent désormais chez Atlantic pour son règne « mondial ». Le groupe inaugure cette collaboration avec Pure Instinct, très bon album de rock lourd, pourvu de ses indispensables ballades, dont « You and I », qui se classe n°1 dans plusieurs pays. Ce renouveau est de courte durée : en 1999, sort Eye II Eye, certainement la pire production des Scorpions. L'album est une tentative ridicule de « modernisation » du son Scorpions, avec un recours maladroit à l'électronique. La tournée qui suit montre le groupe essoufflé et le pire semble à craindre. Le malaise ne se dissipe pas en 2000, lors de la sortie de Moments of Glory, où les anciens titres sont ré-habillés avec l'Orchestre Philharmononique de Berlin. Trois nouveaux titres et la présence de Zucchero ne changent rien à l'affaire : Moments of Glory n'est qu'un monument à la gloire passée.

Indestructibles arachnides

Si le désastre est apparent, c'est oublier que les Scorpions - même et surtout ceux de Hanovre - sont parmi les rares animaux capables de résister aux radiations. En 2001, Scorpions se réveille, avec l'aide du public portugais, comme l'atteste la sortie de l'album live intitulé Acoustica. C'est typiquement le genre de projet dont on n'attend rien, surtout de la part d'un groupe sur le déclin ; mais, contre toute attente, le disque est une belle réussite. Le traitement, à renfort de guitare sèche et de section de cordes, convient parfaitement aux anciens titres ; les reprises sont bien calibrées avec l'approprié « Dust In the Wind » de Kansas et l'inattendu « Drive » des Cars. La voix de Klaus Meine est sublimée par l'orchestration et sait se faire plaintive ou rugir suivant la tonalité des morceaux. Un album enthousiasmant, qui présente un groupe arrivé à une inattendue maturité.

Unbreakable confirme largement ce renouveau en 2004, album pêchu, sonnant comme un live en studio, tout en chorus de guitares. « Love'em or Leave'em » et autres « Blood Too Hot » sont véritablement dignes des meilleurs moments de Scorpions. Co-produit par Desmond Child et James Michael, avec Billy Corgan (Smashing Pumpkins) venu pousser la chansonnette, Humanity Hour I (2007) est un album très présentable. Moins direct que son prédécesseur, il renoue avec l'équilibre rocks/ballades sans tomber dans la mièvrerie.

Stabilisés depuis longtemps autour du noyau Schenker/Meine/Jabs, les Scorpions après avoir alterné le bon et le très mauvais, sont repartis sur une voie honorable. Ils ont réussi la gageure de résister au temps, aux modes, à leur propres errements créatifs, pour pouvoir s'enorgueillir d'être le seul groupe non anglo-saxon à s'être installé durablement dans les habits de princes du hard rock. Le 24 janvier 2010, contre toute attente, les leaders Klaus Meine et Rudolf Schenker annoncent la dissolution de Scorpions après quarante années d'existence. Le groupe adresse une dernière missive digne de ses débuts en mars avec l'album Sting in the Tail . La chanteuse Tarja Turunen (Nightwish) chante sur un titre. Scorpions repart ensuite pour une ultime tournée mondiale. 

La scène revigore les vétérans allemands qui rajoutent des dates en 2011 pour combler tous leurs fans. Finalement Scorpions sort en novembre 2011 un album studio constitué de reprises. Comeblack revient sur quelques incontournables du groupe dont « Rock You Like a Hurricane », ainsi que sur des grands titres du rock revus à la façon Scorpions. La Française Amandine Bougeois apparaît sur Comeblack pour une version de « Still Loving You » intitulé « Still Loving You - Je t'aime encore » et destinée au marché français. Copyright 2014 Music Story François Alvarez


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