3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Presque Célèbre, 24 janvier 2012
Quatrième acte donc pour la saga de Wes Craven qui révolutionna en son temps le Slasher movie , fit de son tueur et de son masque une icône populaire et "inspira" de sordides faits divers dont la ligue des censeurs extraordinaires se servit pour mettre de nouveau en opprobre les films violents , les jeux videos , le métal etc.
On pensait que le troisième volet avait mollement bouclé la saga . Or Craven avait encore des choses à dire .Ainsi que Kevin Williamson , le scénariste évincé lors du dernier épisode .
De ce côté là d'ailleurs , peu d'innovation: A l'occasion des dix ans des premiers meurtres et du retour de cette pauvre Sidney dans sa ville natale , les meurtres reprennent de plus belle .
Film dans le film ( avec une amusante séquence d'ouverture en poupées Russes) , références aux collègues avec la part belle réservée à l'extraordinaire
Shaun of the Dead , meurtres de Teenage avec quelques touches humoristiques et bien sûr les menaces téléphoniques de Ghostface avant de passer à exécution .
S'inspirant ouvertement du premier
Scream dont il se veut le remake réécrit par le tueur , ceux qui souhaiteront voir la saga évoluer passeront leur chemin.
Si le Bodycount est assez élevé , Ghostface n'accomplit rien de nouveau même si son identité est surprenante , et le film à défaut d'être effrayant contient assez de tension pour tenir en haleine .
Les interprètes sont plutôt bons , la jeune Hayden Panetière tirée du bourbier "Heroes" est lumineuse et Campbell , Cox et Arquette retrouvent leurs rôles de prédilection . Sidney est devenue une douce jeune femme prête à mettre son passé derrière elle . Comme ses deux camarades , elle a finalement un rôle assez effacé . Servant de mentor à une nouvelle génération, la force du film est de montrer qu'en 10 ans une révolution culturelle et technologique a eu lieu , faisant des héros d'hier des has been d'aujourd'hui .
Addiction au téléphone portable , à Facebook , Tweeter et aux blogs en temps réels , Craven dépeint un portrait assez pertinent d'une génération élevée au réality show . Précurseur avec
Le Projet Blair Witch de cette drogue de l'image , l'horreur vient finalement de ces nouveaux beaufs pour qui le fric , le travail ou le sexe ne sont pas un problème , avides de sensationnalisme où victimes et bourreaux sont mis sur un même piédestal sans aucune compassion pour les morts .Cette horreur est intime : elle se passe à domicile dans des pavillons midle class où le tueur s'attaque à sa famille sociale . Son réseau . Sans que la police n'y puisse rien . Ni nos Héros constamment dépassés par les événements.
Scream 4 est un film piégé à double sens , un peu comme les "Sucettes" de Gainsbourg . Wes Craven n'est pas le premier venu et arrive à faire passer un message plus subtil qu'il en l'air . Victimes et tueurs veulent devenir célèbres au détriment de toute autre valeur morale ou humaniste, cette célébrité véhiculé par le cinéma . Fun à regarder au premier degré , pas aussi péniblement moralisateur que le
Funny Games U.S. "d'Haneke , la sous couche du film est plutôt inquiétante . Les adolescents de Scream noient leur ennui dans le cynisme et l'ironie au détriment de toute notion d'altruisme .Et de repenser aux paroles de Kurt Cobain : " Je suis stupide et contagieux / A vous de m'amuser !" et de Roger Waters : " Notre espèce se divertira jusqu'à en crever" .
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2.0 étoiles sur 5
10 ans pour ça ?, 14 mai 2012
Énième suite des plus dispensables d'une franchise bien juteuse, "Scream 4" s'effondre dès les premiers dialogues d'une indigence rare. Wes n'a rien trouvé de mieux que de nous refaire le coup des ados qui "dissertent" sur les films d'horreur avec un sur-jeu des plus maladroits. David Arquette a toujours trois expressions, maxi. Et ça crie, et ça claque les portes, et ça fiche une torgnole, ça se gaufre, ça se relève et ça recrie, pouf le jet de sang... Bref, tout ce que vous avez vu sempiternellement dans les 3 premiers se retrouve dans ce 4 à son paroxysme. Seule la scène de la 10ème minute est intéressante, hélas l'idée est rapidement diluée quelques secondes plus tard, même si la surprise y est. Rare point positif : l'affiche, celle avec le masque de profil (couteau). Désolé, rien trouvé d'autres. Et pourtant, je suis un grand fan des 2 premiers. Allez, 2 étoiles et je suis sympa. Salut à tous.
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