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5.0 étoiles sur 5
Laissez-vous prendre au jeu..., 22 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scream (CD)
« Some of you know him... some of you don't ! » dit-il avec une voix robotique à la Limp bizkit. Non, pas d'erreurs, il s'agit bel et bien du nouveau disque de Couisse Cow-nelle, sauvagement intitulé « Scream ». « Crier », c'est en effet ce qui peut se passer à la première écoute de ce troisième solo définitivement pop, r'n'b et électro !
Mars 2008, un séisme plutôt violent s'abat sur la petite planète des fans de l'ex frontman de Soundgarden et Audioslave. Son prochain effort sera produit par Timbaland. Le même Timbaland, producteur entre autres de Jay-Z, Missy Elliot et Nelly Furtado. Gloups. L'addition semble être salée après un « Carry on » efficace mais inégal. La carrière solo du bellâtre serait-elle aussi peu concluante qu'il en viendrait à signer un pacte avec le mentor de Justin Timberlake ?
Lorsque les premiers extraits me sont parvenus, un mélange de surprise, d'excitation et de méfiance s'est emparé de moi. « Ground zero », et son beat box urbain sur lequel Cornell pose sa sublime voix soul, est la bonne surprise de la sélection. « Long gone » est beaucoup moins original : un titre r'n'b banal, malgré tout assez aérien. Tandis que le single « Scream » se démarque par son beat futuriste, son refrain tubesque et son final en slide inquiétant.
« Scream » est un album qui ne s'écoute que d'une seule et longue traite. L'ensemble s'enchaîne, avec entre chaque titre une phase musicale de liaison souvent réussie. Un très bon point donc. Certains titres sont faiblards, comme le trop mielleux « Never far away » ou la tentative ratée qu'est « Climbing up the walls » à se réconcilier avec un bon pop/rock. D'autres sont au contraire inventifs, variés et plutôt dansants. « Time » et sa suite « sweet revenge » sont construits autour d'arpèges simples mais efficace, portant vers des chorus mémorisables dès la première écoute. Le story-telling « Other side of town » surprend : une pop song aux accents graves, catchy et calibrée pour toucher un large public. Enfin, « Watch out » clôt l'album nerveusement, couplé à un sublime blues en ghost track.
Si l'aspect purement musical déroute au premier abord, il dévoile rapidement ses charmes à travers des beats inspirés et vibrants. La voix de ce cher Chris reste impressionnante, bien que travaillée et lissée à bloc. L'ensemble est surprenant, efficace, frais, innovant et nécessite un point de vue neutre (mais est-ce vraiment possible ?) pour l'apprécier pleinement. En effet, il n'est ni comparable avec les précédents efforts de Cornell, ni avec la discographie d'Audioslave et Soundgarden. Evitons de penser que ce disque a été crée par le même charismatique, enigmatique et fantasque frontman de Soundgarden. L'homme a changé, les tendances aussi.
(Je précise que je suis un fan absolu de Chris Cornell, Soundgarden et Audioslave. Et oui, j'ai adoré ce disque !)
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un bijou, 13 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scream (CD)
Ne connaissant que très peu Chris Cornell, j'ai pu écouter cet album sans préjugés et avec du recul.
Verdict ? Les sonorités entre Rock et R&B sont déconcertantes au début, mais on est très vite emporté dans ce tourbillon qui mélange les sons toujours plus novateurs de Timbaland et la voie SUBLIME de Chris Cornell. On tombe vite accro, chansons après chansons, tout s'enchaîne à la perfection. Le nouveau né de ces 2 artistes pourtant si opposés s'impose comme une valeur sûre. Un bijou!
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
de Soundgarden à Scream, 12 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scream (CD)
Chris Cornell, révélé par la scène Grunge, n'aura eu de cesse d'évoluer,passant de Soundgarden ( Black Hole sun est désormais un monument ), Audioslave ( l'effectif de Rage against the machine )pour arriver, à ce jour à cet album, produit par Timberland.
En attente certainement d'une reformation mercantique de Soundgarden, Chris Cornell nous délivre un album personnel, d'une voix toujours parfaite, travaillée parfois au Vocoder ( qui robotise la voix pour les incultes )sur des arrangements inhabituels.
Là est la clé : l'ouverture d'esprit. Pourtant la pochette est explicite : pas de P90, ni la guitare qui va avec ... Elles sont cassées.
Reste alors la production Timbeland,dont je ne suis pas vraiment fan, mais ce dernier à le mérite d'aimer les artistes qu'il produit.
Cela nous délivre un album personnel ( apprenez l'anglais et écoutez les paroles )servi par une musique qui n'a de but que de servir le chant, ses harmonies.
La conversion est brutale, certes, mais enchanteresse.
A comparer plutot avec le Peeping Tom de Mike Patton, plutot que de chercher une trace de Soundgarden ou d'Audioslave.
Ecouter prioritairement la chanson eponyme, cela vous donnera la teneur de l'album.
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