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10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
We wanna get loaded , and we wanna have a good time ...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Screamadelica (CD)
Bon sang ! Cet album m' a foutu une claque monstrueuse en me rappelant avec brio une période de notre histoire que j' avais complètement oublié , celle de la dance underground qui avait frappé l' Europe au début des années 90 ...Et avec le recul , le plus grand exploit dont on peut créditer Screamadelica , ce n'est pas tant de représenter ce genre avec distinction en le fusionant avec le rock , mais plutôt d'avoir su habilement éviter tous les clichés qui ont fini par venir à bout de ce mouvement (les perpétuels "Boom-tchacks" sur une pop niaiseuse). Maintenant objectivement , les chansons fonctionnent plutôt bien et le tout est très diversifié. Seulement voilà , Screamadelica n' a pas été composé pour plaire aux critiques de rock , mais plutôt pour enflammer les bals dansants de nos petites canailles ! Indéniable charme ou gros défaut , ca dépendra de vous , mais le fait est que Screamadelica est difficilement écoutable de bout en bout à cause de ces petites longueurs (5 minutes de ... trucs bizarres avant la phase "We are together" de la piste 6) . Mais bon ... franchement , vous rateriez vraiment quelque chose si vous faisiez l' impasse sur cet album . Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Rock & roll & Madchester,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Screamadelica (CD)
Primal Scream, c'est le groupe de Bobby Gillespie, et la musique produite permet de suivre l'évolution du bonhomme. Fan des Rolling Stones, Gillespie a commencé sa carrière au milieu des années 80 comme batteur minimaliste des Jesus & Mary Chain (mélodies de sucre sur fond de guitares saturées). Parti du groupe des frères Reid avant leur (relatif) succès, il va monter Primal Scream, groupe de rock « dur » dont les premières parutions passeront inaperçues.Le tournant aura lieu quand Gillespie à la toute fin des années 80 va prendre les mouvements naissants de musique électronique (la house notamment) en pleine poire. C'est l'époque des premières raves et en Angleterre la grande épopée Madchester avec les débuts des Happy Mondays, Stone Roses et consorts ... Autant intéressé par la musique que par les nouvelles drogues (l'ecstasy) que Gillespie consomme en quantités industrielles, « Screamadelica » va se retrouver à la conjonction de ses obsessions stoniennes et de la nouvelle culture dance. Côté Rolling Stones, Gillepsie va faire fort, en sortant on ne sait trop comment d'on ne sait où, rien de moins que Jimmy Miller, le producteur des meilleurs disques signés Jagger - Richards (de « Beggars Banquet » à « Exile ... »), et aux manettes de ce « Screamadelica » pour une paire de titres. Et il faut plaindre ceux qui n'entendraient pas avec « Movin' on up » qui ouvre ce disque des choses déjà remarquées au temps de « Sympathy for the Devil » ou « Gimme shelter ». De même « Damaged » peut raisonnablement être envisagé comme un petit frère des 90's de « Sister Morphine » ou « Dead horses ». Deux titres qui regardent résolument vers les années 70 et leurs sons analogiques. Pour le reste des titres, Primal Scream fera confiance aux dompteurs de microprocesseurs et autres charmeurs de circuits intégrés, The Orb pour un titre et surtout Andy Weatherall, producteur de toute la hype dance anglaise des 90's, Björk en tête. Sans toutefois que l'on sente que la maîtrise du projet échappe à Gillepsie. Avec des résultats variables, qui doivent dépendre de la couleur des pilules ingurgitées ... Car « Screamadelica » est un disque de drugs songs et des déjantes sonores qui vont avec, dans la lignée par exemple du « Playing with fire » (tiens, encore les Stones) des Spacemen 3 sorti quelques mois plus tôt. On a l'impression d'être sur le dancefloor de l'Hacienda, le mythique club de Manchester dès l'intro de « Slip inside this house », comme du Happy Mondays en encore plus éclaté ... « Don't figth it, ... », c'est une plongée en apnée dans la house music avec belle voix de diva invitée (Denise Johnson). Il y a de grands titres dans ce disque. « « Come together » (no Beatles song), le plus sophistiqué, le plus original, mélange soul, gospel, house, pop, ... dans un grand patchwork sonore. « Higher than the Sun », assez planant (rien que le titre ...), catapulte le Floyd dans les années 90, « Inner flight » et ses flonflons de fête foraine sous ecsta, est un quasi instrumental réussi, avec choeurs façon Beach Boys de « Pet sounds », la ballade titubante « Shine like stars » qui clôt le disque sur une bonne note ... Il y a aussi quelques choses moins essentielles, la ballade défoncée aux sonorités world (« I'm coming down »), la version « dub » de « Higher the the Sun » avec le cramé bassiste original de PIL Jah Wobble, le « Loaded » qui mélange rythmique à la Stone Roses et guitares à la Rolling Stones pour un résultat quelque peu mitigé ... Au final, ce disque quelque peu improbable réalisé par un groupe sur lequel pas grand-monde aurait misé, est devenu emblématique de sa période et un classique des années 90. Alors que le prétexte de la commémoration des 20 ans de sa sortie donne lieu à des rééditions « expanded », il faut quand même constater qu'il a pas mal vieilli au niveau sonore, trop ancré qu'il était dans un phénomène de « mode ». Et finalement aujourd'hui, les titres qui passent le mieux l'épreuve du temps sont plutôt les classic rocks produits par Miller, par définition indémodables, que ceux en phase directe avec l'actualité musicale de sa parution (le son de Madchester est aujourd'hui quelque peu oublié et dépassé ...) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un album "ecstasyant",
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Screamadelica (CD)
Un des meilleurs albums de la vague acid house anglaise, des rave parties de manchester; un bon mélange de pop et de dance et d'ambient, avec des grands dj producteurs, toujours en activité (Andy Weatherall, The Orb avec le tube de l'époque 'Loaded' imparable sur un dancefloor
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