Annie Ernaux, l'auteur du livre, peut très vite devenir une amie. Pourquoi? Parce qu'elle sait se livrer comme elle est, de la manière dont on aimerait tous et toutes pouvoir se dévoiler. Elle écrit son journal depuis ses 16 ans, et là, elle nous en livre un passage, court, certes, mais tellement intense. Qu'importe les mauvaises critiques lui reprochant un manque de pudeur, après tout, vous n'êtes pas obliger de le lire. S'il on décide de lire un "journal" c'est pour mieux connaitre son auteur. Voilà pour le premier point.
Deuxième point, sujet du livre, "la passion", après " passion simple" , où, en quelques pages, on prend conscience de l'ampleur d'une passion et des dégats qu'elle occasionne, on réalise, par le biais de "Se perdre", qu'effectivement, une passion est forcement destructrice, et incontrolable. Tout en n'ayant conscience de son erreur, le sujet de la passion n'a d'yeux que pour son objet, comment dans ce cas ne pas craindre de rencontrer notre propre "S"?...