Sans forcer son talent, Seal tire le meilleur de sa voix suave et puissante. Les instrumentations sont impeccables. Rien de tapageur, juste de l’intelligence au service de la musique (mention spéciale à son excellent bassiste Mark Batson, qui a co-écrit la plupart des chansons).
En plus de son registre sympathique de voleur de cœurs, Seal s’autorise des incursions réussies dans le swing : «Waiting for you» et «Don’t make me wait» (certes, pour les titres, il aurait pu se creuser davantage :)), le reggae (Where there’s gold). Même quand le tempo est plus marqué, il y a toujours des breaks astucieux qui s’intercalent pour casser la structure des morceaux. Comme dans tous les disques d’amour, il y a une ballade qui tue, là, elle s’appelle «Touch», tout un programme !
Petit reproche : La deuxième moitié de cet album n'est pas tout à fait à la hauteur de la première.
Seal a inventé Mylène Farmer à un duo sur le titre final, cannibalisé par cette dernière, un peu dommage. Seal en français, quel cadeau quand même.
Un très bon opus que ce Seal IV, à se procurer le plus vite !