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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Public Deception,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Secret Invasion (Comic)
Ah les Crossovers ...Le premier crossover marvel est historiquement le "tournoi des champions" , mais officiellement , c'est guerre secrète ( curieux cette obsession du secret ... ) , où une entité divine Alien , attirait sur sa planète Vilains et Héros , afin de combattre pour son bon plaisir . Les répercutions de tout crossover se doivent d'être durables, l'idéal étant d'apposer le sticker Marvel : "Après celà, plus rien ne sera comme avant " . Refrain bien connu des fans qui savent que, oui, tôt ou tard TOUT reviendra comme avant. On se rappelle de Crossovers fameux et audacieux qui venaient donner des coups de pieds dans la fourmilière : Secret Wars , Onslaught , Age of Apocalypse etc. Or 15 ans plus tard que reste t'il de tout celà, dîtes le moi ? Rien, absolument rien : Spider Man a toujours son vieux collant, Xavier n'est plus du tout considéré comme un danger après avoir fait plus de dégât que Magnéto , Age of Apocalypse a donné lieu à des franchises désastreuses ( Exiles - X-Man - Mutant X) . Après Civil War époustouflant de maitrise et cohérence et Bendis au scénario, auteur pas manchot , on pouvait attendre un autre événement Marvel brillant. D'autant que l'idée de départ n'étaitpas mauvaise : et si depuis des années nos super héros adorés étaient des agents infiltrés , quelque fois à leur insu , de l'empire Skrull . Que se passerait-il au moment de l'invasion et en qui croire ? Cet evenement aurait pu être éblouissant. Bendis le préparait depuis des années dans les pages des New Avengers. Les plus attentifs deceleront même dans la série Alias des allusions au plan de Bendis. Voilà, on est pas si loin finalement du départ de Clone Saga (Et si Spider Man n'avait finalement toujours été qu'un imposteur) , mais ici , rien , aucun développement , des personnages monolithiques ayant chacun deux répliques pour 200 pages . Iron Man doit bien avoir une crise d'identité sur deux pages , mais rien que de très ordinaire. C'est d'ailleurs Norman Osborn , réssucité à l'issue de cette fameuse saga du clone qui triomphe à la fin de l'invasion. Le bouquin est truffé d'erreur de continuité : Comment des humains peuvent survivre dans l'espace ? Est il possible d'abattre un skrull avec l'apparence et le pouvoir de Phenix avec un 9 mn? Ce qui est le plus impardonnable, c'est que quasiment toute la saga louche à s'en décrocher les orbites vers la série Battlestar Galactica , qui après 3 saisons brillantes , avait elle aussi, sombré dans le mysticisme de bas étage. Infiltration , traitrise , guerre de religion tout ceci est traité de manière très superficielle.Rarement d'ailleurs des méchants Marvel n'auront été aussi manichéens . Donc voilà , on a des Aliens Polymorphe capables de copier les pouvoirs de n'importe quel héros , mais les combats se font en ligne , face à face . Ce plan est mis en place depuis des années, mais Nick Fury , qui doit en être à sa 3ème résurrection trouve le moyen de les détecter grâce à .... un détecteur de Skrulls .... On en profite heureusement pour se débarrasser de Captain Marvel histoire de ne pas gâcher le chef d'oeuvre de Jim Starlin , exit également la guêpe pour ramener ... la femme de Hawkeye. Whaou , quelle claque !! Côté dessin , Yu , pourtant vieux routier Marvel maintenant , bâcle son travail avec un langage corporel figé et des scènes de bastons bordéliques. Les personnages féminins ne sont vraiment pas à l'honneur ; Yu semble éprouver de grande difficultés à dessiner Jessica Jones et Maya Lopes. La suite , Dark Reign puis Siege sera du même acabit : des bonnes idées sous exploitées par un éditeur frileux et conservateur , un scénariste doué mais qui à force de charger le casting Marvel ne fait rien accomplir à ses personnages , des dialogues Tarantinesques de plus en plus stéréotypés ou des personnages s'envoient des vannes foireuses. Si Bendis aura brillé chez Daredevil et Alias , il n'est clairement pas à la hauteur sur les events Marvel . Dans House of M , la montagne accouchait d'une souris avec des questions restées sans réponses ( qu'est il advenu de Charles Xavier ?) . Ici , il n'y a même plus de questions à se poser . Cependant pour qui veut comprendre la suite des events Marvel , ce tome est indispensable ....et déjà dépassé à peine 3 ans après sa parution . Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Dollar Invasion,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Secret Invasion (Comic)
Tout le monde le sait : "Secret Invasion" est le méga-cossover Marvel de l'année 2008. Il succède aux méga-crossovers précédents : "Secret War" en 2004, "House of M" en 2005, "Civil War" en 2006 et "World War Hulk" en 2007, démontrant la volonté de l'éditeur de miser régulièrement, désormais, sur cette valeur bankable incontournable.Mais faisons un bon dans le temps : En 1998, les auteurs Joe Qesada et Jimmy Palmiotti créent le label "Marvel Knight". Il s'agit de donner leur chance à diverses séries en les confiant à chaque fois à un duo scénariste/dessinateur de grande qualité, les laissant libres de mener ces franchises à des hauteurs inédites. Le résultat est concluant, certaines séries sont des best-sellers ("Daredevil : Sous l'aile du diable"), voire des chefs d'œuvre ("The Sentry", "Inhumans"), et Joe Quesada est promu rédacteur en chef de la "Maison des idées" en 2000 ! Il restera à ce poste durant toute la décennie et inaugurera l'ère des "grands crossovers" avec le "Secret War" de Brian M. Bendis. Il faut bien l'avouer, durant la première moitié de son règne, Quesada booste la politique éditoriale de la Marvel et permet de créer des projets neufs et ambitieux. Avec le recul, on ne compte plus les idées nouvelles qu'il a initiées ("Nyx", "1985", "Le pouvoir des rêves", etc.). Mais l'arrivée des "grands crossovers", renommés "events", va rapidement faire s'écrouler ce fragile édifice, car si cette pratique consistant à regrouper toutes les grandes figures de son éditeur afin de les jeter ensemble dans une grande bataille rameute le fan-geek de base, elle l'éloigne tout de suite des séries autonomes et plus discrètes, signant rapidement leur arrêt de mort... Ainsi, très vite, l'éditeur est pris au piège de son plan commercial : Ne se vendent plus que les crossovers. Une seconde idée arrive alors immédiatement, encore plus pernicieuse que la précédente : connecter toutes les séries "ongoing" autour d'un "event" annuel, histoire de rendre accroc le lecteur en quête d'événementiel... Au début, tout se passe assez bien. "Secret War" et "House Of M" sont des mini-séries de très grande qualité. D'autres séries sont connectées autour de leur intrigue, mais sans que leur intégrité ne soit atteinte. "Civil War" pousse le bouchon beaucoup plus loin, avec l'obligation de voir ses effets se répercuter en profondeur sur toutes les autres séries de l'éditeur, avec des baisses obligatoires au niveau de la qualité, puisqu'elles sont le fait de scénaristes et de dessinateurs forcément inégaux. Enfin, pris dans la tourmente, l'éditeur passe définitivement du côté obscur de "dieu-dollar" en laissant tomber l'idée même de "concept". "Secret War" et "House Of M" étaient peut-être de vraies histoires et étaient nées de l'imagination de leur auteur, mais c'est de l'histoire ancienne. Désormais, nous prendrons la série qui remporte le plus de succès et nous construirons artificiellement le prochain event à partir de ses fondations, même s'il faut pour cela imaginer un scénario prétexte et factice. "World War Hulk" nait donc du succès de "Planète Hulk", la série de Greg Pak et Carlo Pagulayan, que le premier est obligé de bâcler pour enchaîner sur le crossover programmé ! Le résultat est sans appel : "World War Hulk" est une grosse boursoufflure décérébrée et bourrine à souhait, construite à partir d'un scénario anémique ! Alors vient "Secret Invasion"... Pour l'occasion, Brian M. Bendis revient aux claviers. Le nouvel event découle effectivement de sa série "New Avengers" (NA), elle-même conçue comme une véritable publicité ambulante pour son éditeur, puisqu'elle regroupe en son sein tous les personnages les plus commerciaux de sa mythologie. Le crossover est programmé depuis au moins trois ans car Bendis a pris soin d'éparpiller des indices depuis la création des "NA". Le pitch de départ est le fruit d'une idée assez géniale : Et si, depuis des années, certains des personnages évoluant au beau milieu de nos lectures étaient en fait des "Skrulls", extraterrestres polymorphes et belliqueux, infiltrés parmi nous en vue d'une invasion secrète planifiée depuis des lustres ? On pense alors immédiatement aux "Envahisseurs" mais aussi à la célèbre "Saga du clone", qui partait du principe que le personnage de Spiderman évoluant depuis des années dans les pages de sa série était en fait un clone, et non le personnage réel ! "Secret Invasion" est tellement dans la lignée de la série "NA" qu'il ne semble pas en être dissociable, surtout que l'on y retrouve le dessinateur principal : Leinil Yu. Pour le coup, on retrouve les mêmes coquilles : scénario brouillon et bâclé, sacrifié sur l'autel du racolage avec des combats poussifs mettant en scène le gratin des héros-maison. Personnellement, j'ai trouvé cette série d'épisodes assez lamentable. C'est grossier (bonjour les gros mots !), complètement idiot et répétitif au possible. Le scénariste saupoudre le tout de dialogues ineptes et insupportables dans une mise en scène puérile où chaque héros y va de ses vannes débiles en plein milieu d'un combat. La toile de fond, gorgée d'incohérence, alors qu'elle pourrait pourtant se révéler passionnante si elle était prise avec un minimum de sérieux, est traitée avec une désinvolture irrespectueuse pour le lecteur. Ainsi, les skrulls dont on devine un plan phénoménal à grande échelle, une toile d'araignée tissée depuis des lustres pouvant occasionner de multiples rebondissements, finissent par tomber d'une simple pichenette ! Où est passé ce plan ? Où se cachent les multiples rebondissements ? Où donc se dissimule la gigantesque saga que l'on nous avait fait miroiter ? Et bien nulle part. Passés les divers combats de bac à sable, le lecteur peut refermer le livre et aller se coucher. Circulez, y a rien à voir ! Oubliez le background parabolique et politique qui se tassait sous "Secret War", House Of M" et "Civil War", cette ère mature et exigeante est terminée. Le dessinateur achève de rendre l'ensemble vulgaire. Ses personnages ont une certaine présence mais sa mise en scène est bâclée, sans point de vue et sans une once de classe. Le nivellement vers le bas absolu d'un pur travail alimentaire. On apprendra bientôt que Brian M Bendis avait imaginé une fin beaucoup plus riche et spectaculaire pour son invasion secrète, et que ce sont finalement les dirigeants de Marvel qui lui imposeront cette conclusion poussive. Quand bien même, il n'y a pas de miracle : La série "NA" était déjà bien mauvaise, et jamais par la suite Bendis ne relèvera le niveau. Une ère s'est bel et bien achevée, et Joe Quesada peut quitter son poste en armure de Dark Vador. Il a basculé du côté obscur, celui de la politique éditoriale commerciale, celui de la loi du dollar... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2.0 étoiles sur 5
Un crossover banal,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Secret Invasion (Comic)
L'idée de départ est alléchante : n'importe qui peut être un SKRULL, ne faite confiance à personne.Cela aurait pu donner lieu à des scènes intenses pleine de suspense... Que nenni puisqu'ici tout ce résume a une bonne vielle invasion à l'ancienne, les SKRULL sont sur la terre et il vont tous nous transformer en esclaves. S'en suit des combats avec toutes les équipes possible (Thunderbolts ; Vengeurs ; Initiative ; S.H.I.E.L.D...) pour venir à bout de ces vil aliens. Le livre a le gros défaut de se consacrer essentiellement sur l'action et laisse très peut de place au restes. Coté dessin Yu assure, ses doubles pages sont magnifiques. Ce qui ma gêné c'est la teinte des couleurs utilisé. Tout y est très coloré, on aurait préféré quelque chose de plus terne ou sombre qui collerait plus avec l'esprit général de l'histoire. Même la fin est décevante, si vous connaissez l'arc DARK REIGN vous savez qui a triomphé de la reine, sachez que le coup de grâce est d'une banalité navrante. Verdict: Les dessin sont honnêtes mais les 3/4 du récits se concentre sur les combats. Encore un crossovers de gâché ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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