Présentation de l'éditeur
Etudier la place du château et son architecture en Auvergne ne constitue pas nécessairement un exercice classique. Depuis les premières mottes jusqu'aux maisons-fortes de la fin du Moyen Age, il convient non seulement d'enregistrer la diversité des solutions, mais aussi les inégales adaptations à leurs fonctions supposées défensives. Ainsi, dans le bailliage des Montagnes d'Auvergne le clan familial noble se rattache volontiers à l'aire culturelle méridionale fortement romanisée. De ce fait, la modeste tour seigneuriale apparaît très éloignée des forteresses du nord de la Loire. Son architecture, généralement inadaptée aux réalités d'un siège, se révèle par contre efficace dans le cas d'une guerre privée. L'enchâtellement est tout aussi relatif en Haute-Auvergne à cause du fréquent éloignement du pôle paroissial vis-à-vis du pôle castral, et cela limite d'autant la protection réelle du château au regard des communautés paysannes. Enfin, les "progrès" de l'architecture dite militaire sont particulièrement discrets puisque les modifications enregistrées témoignent surtout de choix culturels et non d'efficacité. Le XIVe siècle illustrera cruellement cette inadaptation des châteaux face aux coups de main des routiers. Enfin, le XVe siècle verra surtout la construction ou reconstruction d'une multitude de maisons-fortes
Biographie de l'auteur
Bruno Phalip est maître de conférences en Histoire de l'Art et Archéologie à l'Université de Clermont II. Depuis 1993, l'auteur est intégré à l'équipe clermontoise du CHEC (Centre d'histoire "Espaces et Cultures"). Il consacre ses recherches à l'art roman en y incluant les plus modestes témoins conservés en Auvergne