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Self Portrait
  

Self Portrait

Bob Dylan Cassette
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Page Artiste Bob Dylan

Discographie

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Biographie

Bob Dylan, de son vrai nom Robert Allen Zimmerman, est né le 24 mai 1941 à Duluth (Minnesota). Adolescent, il trompe son ennui par l'initiation au piano et à l'harmonica, et dans la découverte des chanteurs de blues et de country, notamment Hank Williams. Il devient fan d'Elvis Presley et joue dans les Jokers, puis les Golden Chords, et s'approprie le nom de Bob Dylan.

1961 - 1966 : l'ascension et… Plus de détails sur la Page Artiste Bob Dylan

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Détails sur le produit

  • Cassette (12 octobre 1987)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Columbia
  • ASIN : B00005LULT
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
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Descriptions du produit

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Une curiosité de plus dans l'oeuvre de Dylan. Après Nashville Skyline qui avait déjà défrisé quelques fans, il retourne à Nashville et enregistre un double disque de variétés. Il reprend les Everly Brothers, Simon & Garfunkel et des classiques du music-hall avec des musiciens de studio au son hyperléché. Pas d'urgence, ni de fougue : Dylan va bientôt mettre un terme à sa retraite campagnarde, mais pour l'instant il en savoure chaque minute. Cette musique que ses admirateurs trouvent réactionnaire lui apporte à la fois la paix et l'occasion d'arpenter sa mémoire et celle du peuple américain. A noter, plutôt surprenante dans ce contexte, la présence de quatre morceaux enregistrés en public à l'Ile de Wight avec le Band : son premier vrai concert depuis le fameux accident de moto. -- Hubert Deshouse

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21 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un des tous meileurs !, 9 mai 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Self Portrait (CD)
Il aurait insisté auprès de Columbia pour peindre lui-même la pochette, et il a eu tort. Qui ça ? Robert Zimmerman. Oh, pardon : Bob Dylan.

Oui, un bien mauvais peintre. déjà que sa voix est plutôt proche du canard éraillé...

En plus, me direz-vous, ce disque est souvent (si ce n'est toujours) considéré comme son pire, du moins son premier mauvais disque. Et il est double (depuis CD simple de 24 titres pour 74 minutes). Pour les fans du Barde, 1970 fut une année duraille. Cet album, le premier de la décennie 70, Dylan le paiera cher...

Voulant massacrer son image de Phophète, de Messie (son surnom, pour les fans absolus), Bob décide de sortir un disque casse-gueule, où sa voix à la Daffy Duck se mue en une voix de crooner à la Johnny Mathis, en tout cas sur certains titres (dont pas mal de reprises) : "I Forgot More Than You'll Ever Know", "Blue Moon", "Take A Message To Mary".

Bien sûr, il y a aussi des compos à lui, faut pas exagérer : "Alberta", divisé en deux parties quasi identiques... "All The Tired Horses", morceau d'ouverture où il ne chante pas du tout, laissant la place à des choristes féminins (assez amusant, a t-il trouvé, de commencer son disque par un morceau où il ne chante pas)... "The Mighty Quinn", une des chansons les plus connues du disque, une des meilleures aussi.

Dans le livret se trouve une liste de musiciens assez impressionnante. On y trouve, par ordre alphabétique, l'intégralité des musiciens du Band (gageons qu'ils jouent sur ce disque), mais aussi Al Kooper. Aucune précision mis à part les noms, est-ce la liste des musiciens du disque, ou une liste de remerciements ?

Deux instrumentaux nagent dans ce disque, un sur chaque disque original du double. Le premier, "Woogie Boogie", est un de mes instrumentaux préférés au monde (oui, je sais, je suis pas bien... déjà que j'aime ce double album... je dois bien être le seul). Ligne de piano sublime et rétro, rythmique endiablée, un morceau excellent.

Le second, l'avant-dernier titre, "Wigwam", est assez sympa, mais sans plus. On y entend Dylan chantonner (lalalalalala... lalalalalalalala...) sur une mélodie emphatique à base de cuivres.

Parmi les reprises, citons celle du "Boxer" de Simon & Garfunkel, chantée ici (il me semble) avec Paul Simon. On est en droit (il le faut, d'ailleurs) de préférer la version originale, datant elle aussi de 1970... mais ce remake est loin d'être une faute de goût. Juste la voix de crooner de Dylan qui ne passe pas très bien.

Ca passe d'ailleurs très mal sur "Copper Kettle" et "It Hurts Me Too", en fait.

D'autres titres sont chantés par un Dylan plus folk que crooner. Sur le long et excellent "Days Of 49", on retrouve presque (presque, attention) la verve de Blonde On Blonde ou John Wesley Harding.

Un titre figure parmi mes préférés, malgré le fait qu'il n'est pas aussi fort que les autres chansons de Dylan. Je l'aime pour des raisons assez obscures (le titre, surtout, je pense), il s'agit de "Belle Isle".

Pour les néophytes qui ne connaissent pas grand chose à Dylan, précisons que deux chansons présentes ici sont en fait des versions live : "She Belongs To Me" et le mégaconnu "Like A Rolling Stone". Deux titres assez bien faits, mais on est en droit de préférer, par exemple, la vraie version de "Like A Rolling Stone". Tellement plus Dylan.

Pour finir, je dirai quelque chose qui me ferait condamner à mort chez les fans du Barde : j'adore ce disque. Et je vous propose de l'écouter ne serait-ce qu'une fois. Certains diront que l'écoute de cet autoportrait (qui n'a d'autoportrait que sa pochette ratée) est une perte de temps. D'autres vous répondront qu'il vaut mieux ne pas mourir idiot, et que son écoute ne vous rendra pas forcément ni plus con ni plus intelligent.

C'est un pur disque d'easy listening. Cette musique rentre par une oreille et ressort par l'autre, sans laisser de souvenir durable. Mais ça sert parfaitement de musique de fond pour une soirée, une sieste, un après-midi bricolage, ce que vous voudrez bien en faire. En faire une analyse serait inutile, je n'ai même pas essayé. J'espère juste vous avoir donné (un peu) envie de vous attarder dessus. Cela ne vous prendra que 74 minutes.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sous estimé, 3 octobre 2009
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Self Portrait (CD)
Album descendu à sa sortie par la critique. Je ne l'ai, moi mêmùe, guère apprécié à l'époque. Aujourd'hui mon opinion a radicalement changé. C'est un très bel album qui contient de véritables perles. Il est temps de réévaluer Sel Portrait à sa juste valeur...
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3.0 étoiles sur 5 Pour se faire oublier., 31 décembre 2011
Par 
JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Self Portrait (CD)
En sabordant sciemment son image de Messie et en allant, comme le pensent généralement ses fans, se fourvoyer dans la country music, Dylan se met son auditoire à dos. Nashville Skyline, dans cette logique et en dépit de son succès, est vu comme un délit de haute trahison du barde et les années 70 ne démarrent pas sous les meilleurs auspices, Self Portrait (1970), son nouvel album n'arrangeant pas les choses. Il n'est pas aeuvre de Dylan qui ait fait autant polémique à sa sortie. Ce double LP est encore aujourd'hui le mouton noir du catalogue. Dylan divise et cela n'augure rien de bon. Lui, il semble s'en taper comme de l'an quarante. Il continue à prendre les gens à rebrousse-poil et à faire comme il l'entend. Il agit alors un peu comme s'il sabordait subitement une carrière que son talent a mise plus de quinze années à tisser. Etrange... La presse en rajoute évidemment une couche, au point que Self Portrait est un boulet. Relativisons les choses. C'est vrai que son écoute, même au vingt et unième siècle, ne laisse pas un souvenir impérissable, mais il n'est pas la matière fécale repoussante que Rolling Stone Magazine a bien voulu en faire en 1970. Certaines critiques musicales lui font payer au prix fort son virage artistique et sa propension à les toiser. Comme l'autre zigoto ne semble pas s'en émouvoir... Pourquoi cet album a-t-il été diabolisé ? Parce qu'il est plat, sans agencement précis, ni trame artistique quelconque, constitué de surprenantes reprises (dont The Boxer de Paul Simon), de titres déjà connus comme Like A Roling Stone, d'instrumentaux (dont le tube fredonné Wigwam), de chansons divisées en deux phases (Alberta), que peu de choses différencient, et mêle du rock, du blues, de la pop, de la country, de l'eau de rose. Cerise sur le gâteau, le barde ne nasille plus, il croone, et laisse le soin à ses choristes d'ouvrir le bal. L'artiste se fait hara-kiri et s'en balance royalement. A partir de là, qui va prendre le risque de se taper, durant près d'une heure un quart, ce qui s'apparente à une plaisanterie (ce que Dylan réfute) ? Et je comprends les adversaires de la première heure... Pourtant le casting de cet opus est all Stars : Rick Danko, Al Kooper, Levoln Helm, Charlie Daniels, Peter Drake... ça parle. Son Self Portrait, dont il a lui-même non pas peint, mais négligemment barbouillé le support servant à la pochette, est, et on le saura plus tard, le seul moyen qu'il ait trouvé pour se faire oublier de fans qui les lui brisaient menues. Aucune surprise donc, si l'emballage est à l'image de ce qui est compilé à l'intérieur. C'est du Dylan dans le texte et c'est ce qui rend cet album, non pas repoussant et faible, mais bordélique et déconcertant. Et ça, c'est lassant (PLO54).
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