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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
On veut une édition complète...,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Service de presse (Broché)
... et pas seulement un choix de 192 textes ! Car Angelo Rinaldi a écrit un bon millier de chroniques dans L'Express, au temps ancien de la spendeur de ce journal. Dans l'ensemble, ce sont autant de joyaux d'orfèvrerie littéraire. Rinaldi écrit avec fermeté et humour. On partage ses aversions, et on comprend ses enthousiasmes. Dans les deux cas, il met en lumière ce qui vaut, dans un dédain parfait de la mode.
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un pavé dans la mare.... et une mine d'informations:,
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Angelo Rinaldi, qui adore Flaubert, aurait pu le citer en exergue : "Certains, incapables de faire de l'art, se font critiques, comme d'autres, incapables d'être soldats, se font mouchards". Ainsi, il aurait (un peu) ré-équilibré cet implacable pavé de fiel qui ne loupe pas grand monde. Une collection de critiques littéraires épaisse d'une dizaine de centimètres, pesante, parfois indigeste et répétitive (j'ai compté six fois l'anecdote - pourtant peu amène - de la soeur de Napoléon marchande d'oranges sur le marché d'Ajaccio...).Jeté dans la mare directement : la chasse aux Tournier, Sartre, Frères Goncourt (tiens comme c'est curieux...) est ouverte et ne laisse pas de survivants. Dans la série "à coté de la plaque", Rinaldi fait du petit bois de Cavanna, en lui prêtant des intentions qui, avec un peu de recul, ne sont pas à l'honneur du critique et font sourire. Bon, Rinaldi, histoire sans doute de faire place nette pour sa alors future immortalisation, réduit en miettes tous les auteurs français vivants ou tout juste morts (on ne sait jamais...). Par contre, et c'est l'intérêt de ce pave, il exhume et met en lumière des auteurs étrangers peu connus (en tous cas par moi) et il m'a permis de découvrir des biscuits succulents venus des Amériques (y compris latine). Pour cela cet excellent monument de style critique vaut largement le détour. Excellent pour lire en avion (à cause de la segmentation, pas à cause du poids...). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Le livre sorti des livres,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Service de presse (Broché)
Académicien venu de Corse et du journalisme, qui gratifia l'illustre compagnie d'un ébouriffant discours de réception le 21 novembre 2002, Angelo Rinaldi passa longtemps pour la terreur des romanciers, tant s'était installée, au fil de chroniques littéraires tenues durant trois décennies, et souvent acéteuses, sa réputation d'éreinteur.Le recueil Service de presse propose une sélection de 192 articles parus dans L'Express entre 1976 et 1998, où l'on voit Rinaldi donner tour à tour des coups de marteau (contre le Nouveau roman, l'école du regard, le formalisme, les « intellectuels ») et des coups d'aiguille ou même de scalpel. Peu respectueux de nombre de gloires littéraires « établies au bénéfice d'un malentendu », et prenant à rebrousse-poil bien des opinions reçues, iconoclaste, irrévérencieux, anticonformiste, tout à la fois juste et injuste (sur Claude Simon), malicieux et cruel, il lui arrive d'être tout bonnement méchant (Claude Mauriac en fit les frais de son vivant), quand il ne cherche pas, au moyen de sournoises insinuations, à dévoiler des secrets de Polichinelle (l'homosexualité supposée ou avérée des uns de tel ou tel, comme par exemple le goût de François Mauriac pour les garçons). Plein de mépris pour le Goncourt, qui neuf fois sur dix ne récompenserait que de la camelote (sic), et sans aménité pour une époque « où les produits Tupperware envahissent les librairies », et qualifiée de sinistre, avec pour prinicipale tête de Turc Alain Robbe-Grillet (mais Tournier ou Duras ne sont pas épargnés non plus...), ce grand lecteur de littérature étrangère (Jean Rys, Flannery O'Connor, Raymond Chandler, etc.) retient surtout, après Proust, Céline, Jouhandeau, Gracq et Cioran. Ses éclats de rire et sa légèreté comme sa joie de lever les masques confèrent quelque chose de nietzschéen à cet admirateur de Vialatte. Spirituel en diable, au style brillant, rapide, Angelo Rinaldi, qui écrit clair, ne mérite-t-il pas d'être salué comme un véritable esprit libre (Freidenker) ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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