Changement de direction musicale à 180°. Il est bon de se rappeler que l'enfant Jean-michel a été très tôt écouter les jazzmen dans les boîtes des années 50. Jarre a viré sa casquette de sculpteur de son pour celle, plus feutrée, de piano-bar (y compris en jouant de la trompette synthétique, comme on le verra faire à Pékin). Au détour de May 1, on sent l'inspiration de Vangelis, qui a toujours mis le piano au-dessus de ses autres claviers. Il n'a pas de fil conducteur à cet album, dont rien, ni la durée des morceaux, ni les instruments, ni les tempos, ni les 'couleurs' générales, n'ont de rapport les uns avec les autres. Perfidement, on est en droit de penser qu'avec un ou deux titres de plus, on le tenait, le fil ! Ce n'est pas qu'une considération commerciale, mais pour ce qui augure la fin de sa collaboration avec Francis Dreyfus, la dernière piste du disque est vraiment indigeste. Il n'en reste pas moins que c'est un album très léché et qu'il créé une ambiance plaisante.