Roger Sessions est né en 1896 à Brooklyn, New York (USA). Il étudia la composition avec Horatio Parker (1863-1919) à l'Université Yale, puis avec Ernest Bloch (1880-1959) dont il devint l'assistant à partir de 1921 au Cleveland Institute of Music, ainsi qu'avec Nadia Boulanger. De 1925 à 1933, il passa huit ans en Europe, et s'intéressa à la musique de Richard Strauss (1864-1949), d'Arnold Schönberg (1874-1951), d'Alban Berg (1885-1935) et de Paul Hindemith (1895-1963). Ses premières compositions attestent également de l'influence d'Igor Stravinsky (1882-1971), qu'il reconnaît d'ailleurs ouvertement. Rentré aux États-Unis, il va enseigner dans divers collèges, ainsi qu'aux universités de Princeton de 1935 à 1944, de Berkeley de 1944 à 1952, à nouveau à Princeton de 1953 à 1955, à nouveau à Berkeley de 1966 à 1967, et enfin à Harvard de 1968 à 1969. Parmi ses élèves, citons Conlon Nancarrow (1912-1997), David Diamond (1915-2005), Milton Babbitt (1916-2011), Peter Maxwell Davies (né en 1934), David Del Tredici (né en 1937) et Frederic Rzewski (né en 1938). Il est mort en 1985 à Princeton, New Jersey (USA).
Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter trois Sonates pour piano, une Sonate pour violon solo, un Duo pour violon et piano, deux Quatuors à cordes, un Quintette à cordes, un Divertimento, un Concertino pour orchestre de chambre, un Concerto pour piano, un Concerto pour violon, un Double concerto pour violon, violoncelle et orchestre, neuf Symphonies, l'Opéra « The Trial of Lucculus », « Idyll of Theocritus » pour soprano et orchestre, ou bien encore le « Psaume 140 » pour soprano et orgue.