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52 internautes sur 52 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
STUPEFIANT, 5 septembre 2008
C'est à n'en point douter la grande révélation de cette rentrée littéraire. Un auteur qui sort d'on ne sait ou et qui, d'emblée, nous provoque un choc comme on n'en avait guère plus eu depuis Le Daliah Noir de son presque homonyme James Ellroy. Oserais-je dire qu'Ellory à mon avis va encore plus loin que son illustre prédécesseur, avec un style d'une incroyable puissance et des phrases dignes de figurer dans des dictionnaires de citations.
Au niveau thriller, l'intrigue est d'une efficacité rare - et franchement je défie les lecteurs de lâcher le livre avant de connaitre l'identité du tueur de petites filles! L'empathie que l'on ressent pour le héros, qui voit tous ses proches mourir les uns après les autres, est étonnante.
Après quelques recherches, j'ai vu que le livre avait fait un tabac outre-manche, pour le coup on ne peut qu'espérer que ce sera la même chose ici. Ne vous privez en tout cas pas de ce plaisir!
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33 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
un grand roman, au long souffle, 5 janvier 2009
Voici un roman au long souffle qui, s'il s'inscrit dans la veine du thriller, n'en demeure pas moins avant tout un grand roman, bien plus riche qu'un page-turner bien huilé.
Joseph Vaughan a 12 ans à peine quand son père meurt, il est donc élevé seul par sa mère à Augusta Falls, une petite ville de Géorgie, sous le regard également bienveillant de son institutrice, Alexandra, qui a décelé chez lui un réel potentiel d'écrivain. Cette vie paisible bascule dès lors qu'une petite fille est sauvagement assassinée. Les meurtres se multiplient. Avec ses copains d'enfance, Joseph crée le groupe des Anges gardiens, par le biais duquel ils se promettent de toujours veiller sur leurs petites voisines. Peine perdue bien sûr, ce ne sont que des gosses.
Oubliez le thriller, ce n'est finalement pas l'essentiel, vous ne connaîtrez le nom du meurtrier que dans les toutes dernières pages, et comme moi, vous risquez d'être un brin déçus par ce dénouement finalement peu explicatif.
Mais délectez-vous de tout le reste, ce tourbillon parfaitement construit qui vous mène sur plus de trente ans, et même plus, culminant aux trois quarts du roman dans un flot d'injustices et d'acharnement qui s'abattent sur le personnage principal. Et qui ne cesse de rebondir, jusqu'à l'ultime page. L'écriture est telle qu'involontairement vous partagez les émotions du héros. Il y a du Truman Capote dans ce livre (qui lui est d'ailleurs dédié), il y a la force, la richesse et la complexité d'un grand roman.
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30 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Déception !, 10 août 2009
Désolé, mais je vais être la voix discordante dans ce concert de louanges !
A la lecture de tous les commentaires dithyrambiques concernant ce "Seul le silence", j'attendais beaucoup de cette oeuvre.
Au final, je suis déçu.
Ce roman n'est pour moi, qu'un livre moyen. Pourquoi ? Parce qu'il est doté de grandes qualités mais, aussi, hélas, de défauts tout aussi importants.
Les qualités de ce roman ?
Comme cela a souvent été souligné, il est très bien écrit.
De plus, il faut vraiment attendre les 40 dernières pages pour deviner qui est l'assassin.
Enfin, ce livre est original quant à sa forme. RJ Ellory ne met pas la lectrice/le lecteur à la place de l'inspecteur chargé de retrouver le meurtrier. Il ne met pas non plus la lectrice/le lecteur dans la peau d'une victime potentielle de ce serial killer.
Non, RJ Ellory fait parler une victime "collatérale", quelqu'un dont la vie va être particulièrement meurtrie par les abominations perpétrées par cet assassin multirécidiviste.
Les défauts de ce roman ?
Tout d'abord : le narrateur de cette histoire affronte tellement de malheurs, tout au long de sa vie, qu'à la fin cela en devient invraisembable, lassant voire même horripilant !
Ensuite : le meurtre commis à New-York par le serial killer apparaît peu crédible.
Que dire de l'argument avancé par l'auteur, à la fin du roman, pour justifier le fait que le criminel soit passé à travers les mailles du filet, pendant plus de deux décennies ! Absolument pas crédible !
Enfin et surtout, ce roman est lent, désespérément lent. D'habitude, il me faut entre quatre et sept jours pour lire un roman. Là, j'ai mis ... trois semaines ! Après avoir lu une petite centaine de pages, je me suis ennuyé. Plus j'avançais dans le roman, plus la langueur de ce livre me contrariait, m'énervait. J'ai même cru que j'allais abandonner en cours de route, après 300 pages !
Mais, comme ce n'est pas dans mes habitudes, j'ai tenu jusqu'au bout. Il faut, en fait, être patient et attendre les 70 dernières pages (le livre fait 500 pages) pour que le rythme s'accélère, pour que l'on prenne plaisir à tourner les pages.
Conclusion :
si vous n'aimez que les polars ou les thrillers au rythme échevelé, passez votre chemin !
Si vous n'aimez que les romans de procédure policière "carrés", rigoureux, passez votre chemin !
En revanche, si vous aimez les "polars" psychologiques bien écrits mais (désespérément) lents, foncez !
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