On sent tout au long de ce carnet de voyage la passion de l''auteur pour la Russie.
Elle nous la fait découvrir paresseusement tout au long de ces 4 mois que dure son voyage (qui prend habituellement une semaine), paresseusement parce qu''elle prend son temps pour saisir cet immense pays avec ses contradictions, entre traditions et hypermodernité, au travers de ses habitants. Elle fait des haltes plus ou moins longues et va à la rencontre des gens.
Et elle nous les fait partager ses rencontres, nous dépeignant tour à tour des métiers, des coutumes, des souvenirs de périodes noires, des habitudes de la vie quotidienne, des paysages, des atmosphères. Elle le fait avec de l''humour, de l''émotion et une infinie sensibilité.
J''ai beaucoup aimé ce livre tellement centré sur l''humain et le partage.
Je l''ai dévoré le temps de mon aller et retour en TGV Paris-La Rochelle , où l''ambiance n''avait rien de tel, chacun ayant les yeux vissés sur son ordinateur ou son lecteur de DVD, évitant le regard des autres, indifférent ( ?)' O tempora, ô mores !! J''avais envie de leur lire à voix haute ce magnifique récit pour leur rappeler l''absolue nécessité et la beauté de l''échange réel, incarné, et pas seulement virtuel.
Cerise sur le gâteau, Géraldine Dunbar nous offre à la fin du livre, un florilège sur la Russie et le transsibérien (textes de grands auteurs russes et autres), un petit guide du transsibérien pour le cas où nous voudrions nous lancer dans ce magnifique voyage et un petit recueil d''œuvres littéraires, musicales, cinématographiques.