Quatrième de couverture
L'oeuvre de Georges Seurat (1859-1891), qui s'accomplit en moins de quinze années, apparaît comme l'une des plus importantes de l'histoire de l'art moderne : non seulement par le renouvellement de la syntaxe picturale qu'elle opère à la suite de l'Impressionnisme, mais aussi par la description d'un monde encore peu présent dans la peinture, celui de la petite-bourgeoisie urbaine observée dans ses loisirs. Cependant, à l'encontre de Toulouse-Lautrec ou de Degas, Seurat tient toujours son sujet à distance et, si humble qu'il soit, lui confère une grandeur qui rappelle l'art des Egyptiens ou celui de Pierro della Francesca.
Au lieu de réduire l'apport de Seurat à l'élaboration d'un système fermé, cet ouvrage montre que l'importance de ce peintre tient à la nouveauté de la vision qu'il propose des paysages et des êtres. Car si le divisionnisme, qu'il inventa, ne fut qu'une étape relativement brève sur le chemin qui allait rapidement conduire la peinture vers l'abstraction, cette vision indiquait génialement de nouvelles voies à la figuration pour après.
Au lieu de réduire l'apport de Seurat à l'élaboration d'un système fermé, cet ouvrage montre que l'importance de ce peintre tient à la nouveauté de la vision qu'il propose des paysages et des êtres. Car si le divisionnisme, qu'il inventa, ne fut qu'une étape relativement brève sur le chemin qui allait rapidement conduire la peinture vers l'abstraction, cette vision indiquait génialement de nouvelles voies à la figuration pour après.