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5.0 étoiles sur 5
Maiden joue "divinement" bien !, 20 mai 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seventh Son Of A Seventh Son (CD)
L'album précédent : "Somewhere In Time" paru en 1986 avait déjà laissé entrevoir une nouvelle orientation musicale pour Iron Maiden. L'utilisation de guitares synthétiques et de claviers avait permis au groupe de construire des chansons plus denses, plus mélodiques tout en conservant la puissance et le style si particulier du quintette anglais. Sur "Seventh Son...", Maiden pousse l'expérimentation encore plus loin, frisant parfois avec le progressif. Mais la puissance et la force qui se dégagent de cet album sont typiquement heavy metal. Cet album a été considéré par beaucoup comme l'album le plus abouti d'Iron Maiden, tant au niveau des compositions très complexes, de l'instrumentalisation et des arrangements quasi-parfaits, que sur le plan des textes (superbes) quelque peu mystiques articulés autour du concept pierre angulaire de l'album contant les péripéties du septième fils d'un septième fils. "Seventh Son...", du fait de sa complexité, se révèle difficile d'accès à la première écoute, mais il devient vite indispensable après coup. Cet album a une capacité assez incroyable à faire voyager l'auditeur, à travers les différentes ambiances distillées tout au long des 8 chansons, toutes excellentes, mises en valeur par une très grosse production. Il est l'album le plus profond d'Iron Maiden, le plus recherché, et à mon avis son meilleur...
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Progressif, 20 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seventh Son Of A Seventh Son (CD)
Seven deadly sins/Seven ways to win/Seven only paths to Hell/And your trip begins/Seven downward slopes/Seven bloody hopes/Seven are your burning fires/Seven your desires...
Ca commence ainsi, par Bruce Dickinson chantonnant, calmement, accompagné par une guitare acoustique très Leonard Cohen, ces paroles. Impossible de se dire qu'on écoute un album de Iron Maiden, à se moment-là, d'autant plus qu'immédiatement après cette intro très courte, un synthétiseur très new-wave se fait entendre, suivi par une guitare bien heavy (ah ! enfin du lourd !). Seventh Son Of A Seventh Son tient son titre en partie du fait qu'il s'agit du septième album studio de la Vierge de Fer (cette astuce de titre numéroté sera réutilisée sur The X Factor et Virtual XI, les 10ème et 11ème albums du groupe). Mais Seventh Son Of A Seventh Son, avec sa pochette magnifique montrant un Eddie monstrueusement atrophié et mutilé dans un décor arctique (en fait, le Eddie renaît de ses cendres, après les dérives Terminator de Somewhere In Time), est plus que le septième album des Maidens. C'est aussi leur album-concept, et un de leurs plus grands albums (voire leur plus grand, point barre final).
Donc, après le synthétiseur, la musique devient plus lourde. Et après une belle ruade de batterie, Dickinson déboule : I am He, the bornless one, the fallen angel, watching you. Moonchild est la première des 8 chansons de ce disque essentiel, qui, en plus d'être musicalement incroyable (pas mal de claviers, mais aucun parasitage du son heavy, l'album est juste très progressif), raconte une histoire. Les 8 chansons se suivent (déconseillé, donc, d'écouter cet album en mode aléatoire). Dans Moonchild, on assiste à la naissance du Démon. Dans Infinite Dreams, au tempo plutôt lent (mais ça s'accélère par la suite sur ce titre) et au son de guitare très hendrixien, on assiste aux rêves assez troublants et troubles, très réels, d'une personne se demandant si elle de devient pas folle. Cette personne se rend chez un voyant (Can I Play With Madness), qui lui annonce qu'elle est maudite, destinée à mourir jeune. Cette personne, c'est le septième fils d'un septième fils (selon la légende, les septièmes fils d'un septième fils auraient des dons de double vue), et on assiste à sa naissance, rétrospectivement, dans le long (presque 10 minutes) et dantesque morceau-titre, qui ouvre la seconde face (Today is born the seventh one/Born of woman the seventh son/And he in turn of a seventh son/He has the power to heal/He has the gift of second sight/He is the Choosen One/So it shall be written/So it shall be done). The Prophecy le montre faire sa prohétie au village, et montre le village se retourner contre lui, le mauvais augure. Mais la prophétie se réalise. L'enfant augure sent bien qu'il doit mourir (The Clairvoyant), et effectivement, il meurt (Only The Good Die Young). Je n'ai pas cité The Evil That Men Do, incartade mélodique sur la cruauté du monde, et qui achève la première face d'une manière totalement magistrale. En effet, cette chanson est un peu en dehors du thème, ce qui ne l'empêche pas d'être sublime.
Musiciens grandioses (ça sera, pendant 12 ans, le dernier album avec le guitariste Adrian Smith, qui co-signe trois des chansons), ambiance progressive, médiévale et étrange, mystique, chansons tuantes, paroles en béton...Pas mal d'influences, aussi : Moonchild s'inspire d'Aleister Crowley, grand maître britannique de la Magik, du satanisme, du paganisme, du mysticisme. La chanson puise son titre dans le livre du Liber Samekh. Quant au morceau-titre, le grandiosissime Seventh Son Of A Seventh Son, il s'inspire du premier tome des Chroniques d'Alvin le Faiseur, écrit par Orson Scott Card : Le Septième Fils.
Puissant, mélodique, dévastateur et subtil, l'album, 44 minutes après son intro acoustique, se termine de la même manière, histoire de boucler une boucle, de fermer le cercle. Histoire d'accentuer encore plus son aspect album-concept. Un disque grandiose.
Seven deadly sins/Seven ways to win/Seven only paths to Hell/Seven downward slopes/Seven bloody hopes/Seven are your burning fires/Seven your desires...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Ma révélation, 30 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seventh Son Of A Seventh Son (CD)
Le premier album de Maiden que j'ai eu dans les oreilles. C'est devenu mon groupe préféré dès la fin de la cassette (et oui c'était y'a plus de vingt ans, sniff). Depuis ses débuts, le groupe ne fait que s'améliorer, sans jamais refaire deux fois la même chose. C'est ça qui est fou. C'est du Maiden, reconnaissable entre 1000 groupes, mais chaque album apporte une nouvelle pierre, comme de nouvelles limites et territoires inexplorés. L'ambition jamais détournée par le succès. Ici, le côté épique atteint son apogée, avec un album concept, où la voix de Dickinson est habitée comme jamais. L'album est assez sombre, le son a gardé une puissance phénoménale. Certains titres sont très novateurs, comme "The Clairvoyant", avec son couplet tendu au possible, ou le puissant "Moonchild" qui ouvre l'album, dont les synthés ne font que rajouter à cette atmosphère si particulière. Le magnifique "Infinite Dreams" vous fera décoller. Chaque morceau est une entité. Le morceau "Seventh son..." flirte avec le prog, avec son intro épique mystique. De nombreux passages qui s'enchaînent à merveille rendent ce titre vertigineux. Après, prenez le riff de "The Prophecy", imaginez-le accéléré, et entendez les riffs que vous entendrez dans le death mélodique suédois trois ans plus tard. Le récapitulatif des titres du site oublie le somptueux "Only the good die young", avec un de mes refrains préféré. J'aime l'écouter en lisant La caste des méta-barons, allez savoir pourquoi, je retrouve cette espèce d'ambiance mystique futuriste, teinté de chevaleresque. En tout cas si vous aimé Maiden, ne passez pas à côté de cet album. Les années suivantes seront difficiles pour eux, mais quel retour! On attend impatiemment The Final Frontier!
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