Seventh Tree fait suite à Supernature et précède Head First dans la discographie de Goldfrapp. Le temps de dix chansons, il marque un beau retour à la nature, à une musique plus folk, plus organique que les deux précédents opus, Supernature et Black Cherry. Alison et Will reviennent sur les pas de Felt Mountain, mais si, dans ce premier album, tout tendait à créer un monde froid, fait de montagnes et de nuages, d'où se dégage un sentiment d'isolement ; que ce soit envisagé par la musique ou les photographies, Seventh Tree évoque plus volontiers un champs de blé sous la lumière diffuse d'un soleil doré. A la solitude de Felt Mountain, répond ici un thème solaire qui se propage tout au long de l'album : celui de la renaissance. Seventh Tree est un disque de renaissance, de guérison et de douceur. Cette douceur d'été qui incite au voyage et à la compagnie. Ainsi les photos qui s'inspirent des lumières de Barry Lyndon et du paganisme, présentent-elles une Alison Goldfrapp champêtre, tout en sensualité et volupté, avec un Will Grégory en costume d'hibou à ses côtés. Plus de solitude et une envie de passer l'été en compagnie de la vénéneuse diva, somptueuse en costumes d'arlequin et de clown stylisés, tout droit sortis de The Wicker Man, le film de Robin Hardy (et son Polichinelle). Côté musique, certes, le duo n'invente rien mais le génie pop est toujours là et les chansons ont, une fois de plus, une qualité de mixage et des structures musicales pop parfaitement agencées typiques de Goldfrapp. Comment ne pas tomber sous le charme de ces titres folk ou pop, très doux, et chantés avec toute la sensualité dont la voix d'Alison dispose. Tendez votre oreille, Clowns, Little Bird, Monster Love, Eat yourself ou encore Cologne Cerrone Houdini sont des perles rares et sublimes...