Amazon.fr
L'Affaire Seznec, c'est une autre Affaire Dreyfus, l'histoire d'une erreur judiciaire qui envoya au bagne un innocent, pour vingt ans. La tragédie continue de peser sur la famille de Guillaume Seznec et aujourd'hui son petit-fils, Denis, a repris le combat pour une révision du procès.
Parti sur les traces de son grand-père en Guyane, à Saint-Martin de Ré, dans les îles du Diable et de Saint-Joseph, Denis Seznec reconstitue le quotidien de milliers d'hommes envoyés dans l'enfer du bagne, souvent pour y mourir. Quatre-vingts ans après Albert Londres, grâce à des témoignages, des archives inédites et les lettres et cahiers personnels de son grand-père, il raconte les travaux ubuesques ordonnés par la Tentiaire, l'administration du bagne, les humiliations des gardiens, la faim, les maladies et la mort qui fauche les hommes comme des mouches. Il retrace aussi les grands mythes du bagne, mythe de la Belle et épopées d'évasions dont si peu réussirent.
Dialogue émouvant à travers le temps, ce livre est aussi un témoignage précieux sur plus d'un siècle de bagne. --Maya Kandel
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Présentation de l'éditeur
Si, aux yeux des Français, Guillaume Seznec est devenu, tout comme Dreyfus, le symbole de l'erreur judiciaire, il demeurera également comme le forçat qui a survécu à plus de vingt ans de bagne. Et l'un des rares à en être revenu vivant. Quatre-vingts ans après Albert Londres - qui révéla au monde entier l'enfer du bagne -, Denis Seznec, prolongeant son combat, est parti en Guyane sur les traces de son grand-père. Grâce à des documents inédits, à des archives interdites, aux cahiers que Guillaume Seznec rédigea en secret, aux lettres censurées de Marie Jeanne, la femme de Guillaume, et aux témoignages que des familles de bagnards et de gardes-chiourme lui ont confiés, Denis Seznec nous révèle l'histoire incroyable du bagne et nous entraîne dans un véritable voyage au bout de l'enfer. Un monde terrifiant où les petits voleurs côtoyaient les grands criminels, où les escrocs à la petite semaine étaient mêlés aux sadiques les plus pervers