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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
les vrais artisans de la pop,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shadows (CD)
Et oui, tous les 5 ans Teenage Fanclub nous sort, de son atelier provincial, une nouvelle livraison d'une douzaine de perles pop bien ouvragées. A chaque fois, c'est vrai, depuis Howdy, je suis un peu déçu et en même temps, le cd ne quitte pas mon lecteur, parce que les mélodies semblent rapidement si familières que l'on a toujours envie d'y revenir comme dans un endroit chaleureux où l'on retrouve des amis simples et fidèles.C'est vrai depuis Howdy, Teenage Fanclub a remisé les gros sons de guitares (sauf dans le cas présent sur l'excellent Shock and Awe) et au premier abord sa musique apparait bien maigrelette, presque inexistante; un peu d'orgue, beaucoup de guitares claires ou acoustiques, quelques sonorités un peu excentriques et nouvelles (un peu de pédal steel, ici, un peu de piano, de xylophone, de violons, par là). Pas de cassures de rythmes, de breaks tonitruants, pas d'emphases, pas de chorus ébouriffants, pas de passages planant ou atmosphériques, pas de cris, d'effets de voix. Plus sobre, pas possible. Rien pour attirer le badaud. A l'image du packaging plutôt frustrant; On comprend facilement pourquoi le succès de Teenage Fanclub est devenu si confidentiel, suivi uniquement pas un modeste public d'avertis à travers le monde. Il faut aussi les avoir vu sur scène: ces gars là ont l'air si simples, si abordables, voire timides et gênés, alors que leurs prestations sont fulgurantes. Finalement, la référence la plus évidente reste les Byrds du début. Et en même temps, j'adore Teenage Fanclub, bien plus que les Byrds. Alors cet album: comme les deux précédents ( Howdy, et Man-made), il ne se laisse pas apprivoiser facilement. Au premier abord le groupe semble ramolli, endormi ( comme Wilco à la première écoute du désormais canonisé "Yankee Hotel Foxtrot"), puis les mélodies joyeuses et évidentes, les refrains en choeurs prennent de jolis couleurs et le pari est gagné. ouf ! Comme toujours, sur ce genre d'albums, certains morceaux décrochent le pompon du meilleur titre pop du monde au moins durant quelques jours. ici on citera: "Sometimes I don't need to believe In Anything " et son refrain carillonnant; le sinueux et complexe"into the city", les violons de "Shock and Awe"; le piano de "dark clouds"; la légèreté de "baby lee". Et s'il ne devait en rester qu'un, je garderai le magnifique "When i still have thee" qui dès l'intro vous traverse l'échine pour ne plus la quitter, qui serait capable de vous extirper d'une journée maussade. Tiens, elle me fait penser au "there she goes" des La's. c'est dire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
La routine.,
Par Ben "http://autre.chose.over-blog.com" (France) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shadows (CD)
Encore un groupe dont est quasiment certain qu'il ne prendra pas un méchant virage electro. Ce digne héritier écossais de la power pop en général, de Big Star et des Byrds en particulier pointe son nez régulièrement avec un album dont on connait déjà parfaitement le contenu avant la moindre écoute. Depuis Grand Prix, sorti en 1995, Teenage Fanclub travaille le même terreau. Leur seul écart s'est d'ailleurs soldé par un échec : l'album Words Of Wisdom And Hope de 2002, chanté par Jad Fair des Half Japanese. Disque soporifique interminable aussi barbant et vain qu'une chose post-rock.On pourrait se lasser c'est sûr. A force d'enfiler les arpèges, les accords mineurs et les envolées lyriques, Teenage Fanclub pourrait nous barber. C'est d'ailleurs souvent dans cet état d'esprit que l'on aborde l'écoute d'une nouvelle galette. Pensant fièrement qu'on ne se laissera pas avoir cette fois-ci. Et crac! On tombe encore dans le panneau. Les morceaux semblent figurer sur les précédents albums mais le charme énorme qu'ils dégagent nous happe. Impossible de s'en défaire, attirés comme des éphémères par ces lumineuses complaintes rassurantes. "Sometimes I Don't Need To Believe In Anything" débute. Mouaif. Sympa sans plus ce petit riff. Le refrain arrive, tout en lyrisme, appuyé par un violon et ça y est. Le charme agit et on se retrouve sans s'en apercevoir à la dernière plage, la tête pleine de cette délicieuse pop mélancolique. Des refrains prêts à rejaillir sans prévenir pour ne plus quitter l'esprit des heures durant. "Into The City", "The Fall", "Baby Lee"... finalement pas grand-chose à jeter sur ce Shadows après quelques écoutes. Le début de la face B montre par contre quelques temps morts. Mais rien de catastrophique. Les seules 'évolutions' notables sont un recours plus systématique à des arrangements typiques de la pop sixties. Genre de chose quelques peu mises de côté depuis Songs From Northern Britain. Ici, les xylophones, flûtes et autres instruments enfantins sont mis à contribution pour patiner l'ensemble. "Let the past comes back to rescue you" chante McGinley sur "The Past", bien conscient de la position de son groupe dans l'époque actuelle. Le véritable simili-Byrds "The Back Of My Mind" et le country-rock "Today Never Ends" en sont les preuves les plus évidentes. Alors bien sûr, c'est peut-être la solution de facilité. Teenage Fanclub n'a rien pondu d'original depuis "Bandwagonesque" et un effort de remise en question est toujours respectable. Mais en tant que derniers porteurs de cette flamme pop pure et immaculée, leurs disques seront toujours les bienvenus. Ils jouent leur rôle de passeurs et basta. Et ce n'est pas comme si il sortait dix albums de cette qualité par mois... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Ce sont bien eux !,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shadows (CD)
On retrouve la charmante équipe de TFC pour un nouvel album tout en douceur et en finesse. Comme d'habitude les compositeurs tournent, Love -> Blake -> McGinley et on adore ça :)Évidemment ce ne sont pas eux qui vont révolutionner le rock mais quel plaisir de retrouver des gars qui savent composer. Je reste fan. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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