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3.0 étoiles sur 5
Une relative bonne surprise, 22 septembre 2009
Bien qu'amateur de western, je dois avouer ne pas être un fan d'Edward Dmytryk dont la réalisation m'a toujours paru au mieux comme solide et sans génie. Même ces westerns les plus côtés comme L'Homme aux Colts d'Or ou La Lance Brisée, pour ne pas parler Alvarez Kelly ne m'ont guère passionné. Quant à Ouragan sur le Caine, je trouve le plus surfait. Dans l'ensemble, si je devais citer un titre de son oeuvre, ce serait sans nul doute Adieu Ma Jolie / Murder My Sweet (1944) avec Dick Powell. Ce n'est donc pas sans appréhension que je visonnais ce film qui finalement n'est certes pas une oeuvre majeure mais s'avère agréable et par moment intéressant. Cela est sans doute du au roman de Louis L'Amour (la situation de départ est d'ailleurs passionnante et inédite dans le western). Au final, un bon western classique qui se situe en territoire apache, par moment assez violent, et qui par brefs instants fait songer à ce chef d'oeuvre du genre qu'est Fureur Apache d'Aldrich avec Lancaster.
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5.0 étoiles sur 5
Les derniers feux du bon western américain, 16 juin 2009
Le réalisateur américain Edward Dmytryk (1908 - 1999) a produit du très bon et du très mauvais. Parmi ses réussites figure la trilogie de westerns "La lance brisée" (1954), L'homme aux colts d'or (1959) (dans lequel jouent Richard Widmark et Henry Fonda) et Alvarez Kelly (avec Richard Widmark et William Holden, 1966) ; écrivais-je dans mon commentaire sur "Alvarez Kelly". Il convient d'y ajouter cet excellent "Shalako" produit en 1968.
Ce qui m'a conduit à acquérir ce film ? C'est le scénario inspiré du roman western éponyme du célèbre auteur américain Louis L'Amour dont j'ai lu et relu toute l'oeuvre (une bonne centaine de bouquins). Excellent récit très bien rendu dans ce beau film qui marque, pour moi, à l'aune de 1968, la fin d'un genre.
Car dans les grands westerns, la femme est centrale. Elle joue un rôle déterminant, à la force aussi grande que celle de l'homme. Elle n'est pas la simplette travestie dans d'autres genres, de la même époque. Je cite, de manière non exhaustive:
- Marilyn Monroe La Rivière sans retour,
- Susan Hayward ( Le jardin du diable),
- Jane Russel ( Le banni, les implacables réalisé par Raoul Walsh qu'il préférait à Marilyn Monroe dans "Les hommes préfèrent les blondes"),
- Jennifer Jones ( Duel au soleil),
- Barbara Stanwyck ( Quarante tueurs) sans oublier
- Grace Kelly dans Le Train sifflera trois fois
Dans ce western, Brigitte Bardot incarne une femme fière de sa féminité, objet sensuel, aguicheuse, séductrice.
Synopsis : A la fin du XIXe siècle au Nouveau-Mexique, le baron Frederick von Hallstatt organise une petite partie de chasse en plein territoire Apache, pourtant préservé des incursions par un traité entre l'armée américaine et les tribus indiennes. Sir Charles Daggett et son épouse Lady Julia, le sénateur Clarke et sa femme ainsi que la très belle comtesse Irina Lazaar (quelle actrice Brigitte Bardot !) sont ses invités. Un ancien soldat yankee, nommé Shalako, rejoint la petite expédition.
Shalako est un homme au tempérament rugueux, ancien colonel de l'armée. Il connaît les indiens. Il les respecte. Il sait que l'indien ne nourrit aucun respect pour les lâches. Il tient à la parole de l'homme courageux. Shalako, superbement interprété par Sean Connery, sauve la comtesse Irina Lazaar d'un raid indien. Quitter la réserve est non seulement une question de survie mais de respect de la parole donnée. Le refus du comte de quitter les lieux avant l'aube conduit inéluctablement au combat mutant les chasseurs en chassés.
Amateur de western, j'ai vraiment passé un très bon moment.
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4.0 étoiles sur 5
Des aristocrates européens au pays des Apaches., 7 juin 2011
"Shalako" est un western anglo-allemand de Edward Dmytryck (1968-1h53)
Scénario : Clarke Reynolds, J. Griffith, Scott Finch et Louis Lamour (pour son histoire)
Photo : Ted Moore / Musique : Robert Farnon / Montage : Bill Bluden
Casting : Sean Connery (Moses Zebulon Carlin `Shalako'), Brigitte Bardot (Comtesse Irini Lazaar), Stephen Boyd (Bosky Fulton), Jack Hawkins (Sir Charles Baggett),Peter Van Eyck (Baron Frederick Von Hallstatt), Honor Blackman (Lady Julia Baggett)...
Synopsis : Nous sommes en 1882. Le baron prussien Frederic Von Hallstatt organise pour quelques amis, dont la très belle comtesse Irina Lazaar, un safari dans l'Ouest américain. Mais la jeune femme est attaquée par des Apaches et ne doit sa survie qu'a l'agent fédéral chargé de veiller à l'application du traité de paix...
Shalako est le nom donné à Moses Carlin par les Apaches et qui peut se traduire par « l'homme qui fait venir la pluie ». Cette pluie bien improbable dans une contrée aussi désertique que celle du Nouveau-Mexique où est censée se dérouler l'action. Cette région a été octroyée aux indiens par un traité de paix que « Shalako Moses Carlin » est censé faire respecter. Mais des aristocrates européens, en quête de belles chasses, se sont installés dans cette région pour organiser des safaris avec l'inconscience de gens totalement ignorants de la cruauté des guerriers Apaches. Pourtant, ils se sont offert les services de cow-boys mercenaires, bien au courant des dangers qu'ils font courir à leurs employeurs. Les cow-boys ne sont en fait qu'une bande de renégats alléchés par la richesse des européens qu'ils escortent.
Tourné en Espagne pour les extérieurs, le décor naturel est très réaliste car très proche de ceux du Nouveau-Mexique. Le western Shalako est tiré d'un roman du célèbre écrivain et scénariste Louis Lamour. Edward Dmytryck est un réalisateur qui, pour le western, cherche plus ou moins à sortir des sentiers battus. Les cinq films du genre, qu'il a réalisé, sont particuliers et bons, voire très bons, dans l'ensemble. Que ce soit " L'homme aux colts d'or", " Alvarez Kelly" ou " Lance brisée (La)" ... ils sont tous, comme Shalako d'ailleurs, d'une belle tenue et sortent de l'ordinaire.
Shalako est aussi une curiosité puisque l'on y trouve Brigitte Bardot, très célèbre en France mais qui ne l'était pas sur le plan international, cet engagement combla cette lacune. Quant à Sean Connery il n'eut pas d'emblée l'assentiment des producteurs car le couple James Bond et BB leur semblait improbable et pourtant sans pouvoir être réellement pris pour des spécialistes du genre, ils tiennent parfaitement bien le rôle qui leur est confié. La photo est parfaite et belle musique de Robert Farnon qui n'est pourtant pas un spécialiste.
Conclusion : Encore un western à quatre étoiles pour ce réalisateur amateur de difficultés. Si Shalako est de tous ses westerns celui qui s'en éloigne le plus, c'est pourtant bel et bien un bon western.
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