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Shangri - tunkashi-la [CD, Import]

Médéric Collignon CD
4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (7 commentaires client)
Prix : EUR 19,99 LIVRAISON GRATUITE Détails
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Détails sur le produit

  • CD (25 février 2010)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : CD, Import
  • Label: Plus Loin Music
  • ASIN : B002VGJ24G
  • Autres éditions : Album vinyle  |  Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (7 commentaires client)
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Echantillons
Titre Durée Prix
Écouter  1. Billy Preston 5:36EUR 0,89  Acheter le titre 
Écouter  2. Bitches Brew10:02EUR 0,89  Acheter le titre 
Écouter  3. Early Minor 7:56EUR 0,89  Acheter le titre 
Écouter  4. Shhh Peaceful / It's About That Time11:31EUR 0,89  Acheter le titre 
Écouter  5. Ife 9:47EUR 0,89  Acheter le titre 
Écouter  6. Interlude 4:54EUR 0,89  Acheter le titre 
Écouter  7. Nem um Talvez 3:01EUR 0,89  Acheter le titre 
Écouter  8. Mademoiselle Mabry 7:18EUR 0,89  Acheter le titre 
Écouter  9. Kashmir 8:22EUR 0,89  Acheter le titre 


Descriptions du produit

Description du produit

Devant une telle maîtrise rythmique et harmonique, on constate très rapidement que Médéric est également un brillant compositeur. Il a (adapté et) réécrit avec talent « Porgy and Bess » pour son « Jus de Bocse », quartet survitaminé, en y apportant beaucoup de fraîcheur et de liberté. Le résultat est désarmant, sorte d'opéra artifi ciel et multicolore, dense et puissant. Avec ce projet, Médéric a remporté le prix de la révélation française de l'année (prix Frank Ténot) aux Victoires du Jazz 2007. Avec le même quartet, il sort un nouvel album « Bitches Brew » en mars 2010 : un hommage aux années 1968-75 de Miles.

Descriptions du produit

SHANGRI - TUNKASHI-LA

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Commentaires en ligne 

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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 bitches brew and in a silent way revisited... 29 avril 2010
Par freddiefreejazz TOP 100 COMMENTATEURS
Format:CD
Alors, du copié-collé le dernier Collignon? Franchement, je ne le crois pas. "Ouais, mais bon, c'est le répertoire du Miles électrique". So what, et alors? faire la fine bouche? Ce serait carrément idiot. Et faire l'impasse serait plus que regrettable... Cela dit, sur un point, je suis d'accord avec la plupart des chroniques parues sur le net: comparé avec les originaux, y a de quoi être bluffé par tant de connivence avec les versions originales, et ce, à la mesure près... Alors que penser de ce magma davisien? Réussite ou coup médiatique? A mon avis, il faudra du temps pour dire si ce disque passera à la postérité ou non. Pour l'heure, c'est l'un des disques les plus enthousiasmants et des plus jubilatoires qui m'ait été donné d'écouter... La critique semble unanime. Shangri-Tunkashi-La, dont la consonance reste mystérieuse, voire ésotérique, c'est donc le dernier disque de Méderic Collignon avec son Jus de Bosce, revisitant le répertoire de Bitches Brew et de In A Silent Way de Miles Davis, qui, comme chacun sait, est l'un des musiciens les plus marquants et les plus influents du XXème siècle... Souvenons-nous, en 1970, sortait In A Silent Way (enregistré en février 1969) et quelques semaines plus tard, Bitches Brew (enregistré en août 69...). Deux disques "hénaurmes", deux grosses claques, deux pépites qui allaient révolutionner le monde du jazz. A coup sûr, le sorcier noir allait marquer au fer rouge les esprits de par la magie de sa musique "voodoo", teintée de rock et de guitare slide à la Jimi Hendrix. Pas du goût de tout le monde, et encore moins des puristes, mais qu'importe! les années témoignent de l'universalité de cette musique. Laissons râler les vieux grincheux...

Quarante plus tard, le trompettiste et cornettiste signe un album fleuve qui n'a rien d'un hommage fossilisé ou figé. Et c'est là que je m'interroge. Quelle dose de talent leur a-t-il fallu pour ne pas tomber dans le piège du formatage? Plus de soixante minutes de musique en territoire davisien, avec un tel panache et tant de bonheur, moi, ça me fout en transe... Epaulé de trois musiciens (le remarquable Frank Woeste aux claviers, le non moins génial Frédéric Chiffoleau à la basse électrique, et le trop méconnu Philippe Gleizes à la batterie, auxquels viennent s'ajouter sur quelques thèmes des soufflants: François Bonhomme, Nicolas Chedmail, Philippe Bord, Victor Michaud (tous au cor et tous faisant corps), Méderic livre un disque inouï et carrément enthousiasmant, ça décrasse les vieilles carcasses, ça enlève les scories de votre médiocrité quotidienne, et franchement l'idée de revisiter l'oeuvre du Maître était pour le moins risquée. Sans guitare (étonnant, quand même...) et sans saxophone (là encore, la démarcation avec les originaux est surprenante), le petit orchestre de Méderic Collignon se fait plaisir et nous fait plaisir. Y a un tel JUS là-dedans qu'on en redemande!!!! Alors, bien sûr, on pourra toujours réécouter les thèmes originaux de Miles et de Joe Zawinul. Mais une chose est sûre, en ces temps de rapidité et de consommation effrénée, où les talents s'éclipsent à une vitesse grand V, impossible de bouder cette galette, de ne pas aimer cette musique festive, tant la richesse (Billy Preston), les éclats (Ife), le relecture bien pensée (Shhh, Peaceful/It's about that time) sont à ce point évidents. Considérant aussi la dose d'adrénaline que ce disque vous procure (écouter les versions de Kashmir ou de Mademoiselle Mabry, vous m'en direz des nouvelles), je pense ne pas me tromper en disant qu'il s'agit d'une grande réussite de l'année 2010.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Miles électrique revisité. 10 septembre 2010
L'évaluation d'un enfant
Format:CD
Le groupe Jus de Bocse de Médéric Collignon a pour vocation de restituer des chefs d'aeuvre du passé après les avoir soumis à une digestion personnelle mais sans toutefois en dénaturer ni l'esprit ni la puissance d'expression originale. Après un premier hommage à Porgy and Bess, l'opéra de George Gershwin dans la version de Miles de 1959, qui sera couronné en 2007 par les Victoires du Jazz en tant que révélation de l`année, Collignon s'attaque aujourd'hui à la période électrique de Miles Davis. Les célèbres Bitches Brew et Shhh Peaceful sont bien sûr convoqués mais aussi d'autres titres bien connus des amateurs comme Mademoiselle Mabry (Filles De Kilimanjaro), Interlude (Agharta), Billy Preston (Get Up With It), Early Minor (In A Silent Way Sessions), Nem Um Talvez (The Jack Johnson Sessions / Live Evil) et Ife (Big Fun). Et pour chacun d'entre eux, c'est l'extase tant Collignon injecte dans ces standards modernes de nouvelles idées, jouant avec une folle audace de son cornet de poche à pistons, squattant de façon inattendue en d'improbables vocalises ou enrobant les dérives modales dans de subtils arrangements qui leur procurent de nouvelles couleurs (écoutez par exemple les quatre cors jouant à l`unisson sur le très aérien Early Minor dans une esthétique évoquant Joe Zawinul). Des couleurs d'ailleurs bien différentes des originaux puisqu'on ne trouvera ici ni guitare, ni saxophone, ni aucun instrument exotique à part la voix utilisée comme on ne l'a jamais entendue auparavant (on se dit parfois que Collignon aurait pu jadis faire carrière comme bruiteur de dessins animés pour Tex Avery). Mais la pulsation funk est là, brûlante et toujours hypnotique, nourrie par la rythmique et le Fender Rhodes de Frank Woeste. Intense aussi est le groove, d'autant plus que les plages ont été repensées avec une concision qui rend caduque l'intervention ultérieure d'un manipulateur externe comme Teo Macero. Le répertoire se referme sur ce qui pourrait paraître comme une intrusion : une version instrumentale du grandiose Kashmir de Led Zeppelin qui figurait sur Physical Graffiti sorti en 1975. En fait, le choix est logique : la chanson est imprégnée d'influences indiennes et moyen-orientales et elle représente une sorte d'apothéose de la chanson rock, un achèvement, un idéal que Miles lui-même aurait bien voulu atteindre (fasciné par Jimi Hendrix, ne répétait-il pas à l'époque qu'il voulait créer le plus grand groupe de rock du monde ?). A la fois pétri d`humour et de respect, Shangri-Tunkashi-La est un hommage brillant à une période mythique de l'histoire de la musique populaire. Même la pochette, énigmatique et haute en couleurs, tranche allègrement sur les productions de jazz moderne en redécouvrant le mysticisme fantastique et un poil psychédélique du grand Mati Klarwein.
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5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Contradiction 25 mai 2010
Par Fritz Langlois TOP 500 COMMENTATEURS
Format:CD
J'ai lu les critiques des autres internautes et je comprends leur enthousiasme à l'écoute de ce disque. Je le partage, jusqu'à un certain point cependant. Aussi je me permets dans un souci d'équilibre de tenir ici le rôle du rabat-joie de service, afin d'éclairer d'éventuels acquéreurs dans leur choix.

Pour moi ce disque présente au moins deux problèmes:
- l'imitation de l'original est parfaite; tout est là, l'esprit, les sonorités, l'énergie, l'immersion: Collignon a retenu tout ce qui faisait la sève des albums de Miles époque 69-75. L'ensemble est même diablement impressionnant, et je suis à la base un adorateur de cet univers sonore "vintage". Oui mais voilà: à quoi bon? Quelle est la part de création dans ce projet? En 2010 n'est-il pas dommage de rester sur l'esthétique 70s au lieu d'innover et de trouver de nouvelles pistes? Prenons un exemple simple: John Zorn, avec sa formation ELECTRIC MASADA, a pris de nombreux éléments de cette période Milesdavisienne (les claviers d'époque de Jamie Saft, l'armada percussive, l'énergie tellurique venue du "rock"...) mais se l'est APPROPRIEE, en a tiré de NOUVELLES COMPOSITIONS, qui portent SA MARQUE ARTISTIQUE. Ici la personnalité des musiciens est secondaire à leur faculté de "singer" (passez-moi l'expression) les acolytes de MD sur les albums déjà cités par les éminents commentateurs qui me précèdent. Pinaillage, me direz-vous, reste que je trouve que la question se pose. (Le côté imitatif va jusqu'à la pochette qui évoque les paysages exotico-étranges que peignait Mati Klarwein pour Miles, Herbie Hancock et bien d'autres... En cela elle reflète bien la musique contenue sur le disque).
- le disque est vraiment plaisant dans sa première partie; puis déboulent des voix que je trouve totalement hors-sujet (surtout dans la perspective d'une musique imitative): peut-être est-ce là la patte et l'apport des concepteurs/réalisateurs de ce projet, que je cherchais tout à l'heure? Si c'est le cas le choix me semble malheureux: ces voix donnent un côté "second degré" et cathartique là où la musique de Miles était un concentré de colère rentrée, qui faisait -et fait encore- toute sa puissance.
- J'ajoute que le disque souffre de longueurs, que certains passages sont VRAIMENT EXCELLENTS et d'autres moins essentiels: un travail d'écrémage et de montage (à la Miles/Teo Macero!) eut été bienvenu.

Voilà pour mon bémol, et comme disait un commentateur, le temps fera son ouvrage et il ne faudra pas bien longtemps avant que l'on sache si cet enregistrement tient du projet "poseur" (c'est un peu mon avis, quand même) que de la piste de travail solide et ayant un sens pour ces talentueux musiciens (pas de doute sur leurs compétences!)

J'aimerais bien voir ce que ça donne en concert par contre!
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