"Si je racontais mes soucis à des milliers de filles, ça remonterait le moral de milliers de filles. Y a pas une fondation où on raconte ses problèmes ? Vous pensez qu'ils me donneraient une bourse ? "
Hé oui l' héroïne de Gail Parent a des problèmes car Sheila Levine est morte et vit à New-York.
Dès le titre, parodiant celui d'une comédie musicale consacrée à Jacques Brel, le ton est donné: l'autodérision , sport préféré des juifs New-yorkais, s'y déploie à toute berzingue.
Pas le temps de souffler:Sheila se moque de son poids, de sa naïveté,de son incapacité à trouver un mari; mais comme elle vit dans les années 70, elle profite cependant de la révolution sexuelle,enchaînant les déceptions amoureuses et les orgasmes .
Finalement Sheila en vient à envisager le suicide,mais l'organisation minutieuse de l'événement tourne à la comédie .Vous ne pouvez pas imaginer tous les avantages qu'il y a à se suicider...
Sheila n'a pas suivi pour rien des études de théâtre, elle cabotine à tour de bras ,se ridiculise sans vergogne et on la suit, tout en pouffant, dans sa quête éperdue du bonheur (si possible conjugal).
Une cavalcade éperdue dans le New-York des années 70. Un vrai bonheur de lecture qui fait passer Bridget Jones et ses clones pour de placides nunuches.