Le narrateur, en la personne du docteur John Watson, relate dans ce récit les circonstances dans lesquelles il fut amené à rencontrer pour la première fois Mr. Sherlock Holmes. De fait, c'est par l'intermédiaire d'un ancien infirmier nommé Stamford qu'il avait eu jadis sous ses ordres que le médecin va se rendre au-devant du détective, ce dans le cadre de la recherche d'un appartement à Londres. Au moment des présentations, Holmes confie au médecin qu'il désire, faute de moyens suffisants, partager la location d'un appartement coûteux qu'il a en vue et situé à Baker Street (« J'ai l'oeil sur un appartement dans Baker Street, dit-il. Cela ferait très bien notre affaire. ») Les deux hommes vont donc désormais habiter ensemble et apprendre à se connaître. À cet égard, la cohabitation constitue le contexte on ne peut plus favorable pour le narrateur de rendre compte, sous la forme de témoignages, des activités du détective, qu'il accompagne dès lors régulièrement au cours de ses enquêtes.
Ainsi, peu après leur installation au 221 b de Baker Street, les deux colocataires vont-ils être confrontés à une première affaire criminelle portée à la connaissance de Holmes, en sa qualité de logicien et de théoricien renommé du crime, par un courrier de l'inspecteur Tobias Gregson qui lui fait part de la découverte du cadavre de Mr. Enoch J. Drebber au numéro 3 de Lauriston Gardens (« Nous ne nous expliquons pas sa présence dans cette maison vide ; en fait, cette affaire est un casse-tête ! ») ; une affaire que Holmes, une fois rendu en compagnie du narrateur sur les lieux et après avoir repéré et identifié les premiers indices, qualifie de plus belle étude de sa vie : « Une étude en rouge, n'est-ce pas ? Pourquoi n'utiliserions-nous pas un peu l'argot d'atelier ? Le fil rouge du meurtre se mêle à l'écheveau incolore de la vie. Notre affaire est de le débrouiller, de l'isoler et de l'exposer dans toutes ses parties... »