Si vous avez digéré comme moi l'oeuvre complète de Jodorowsky - en particulier les Méta-Barons et consorts - vous serez en terrain connu dès la première page de cette nouvelle série. La recette Jodo : un héros central né de combinaisons génétiques et de sevrages psy, né pour devenir le plus redoutable tueur de la galaxie (ça vous rappelle quelqu'un ?). Un monde intersidéral peuplé de diverses créatures, en guerre. Des kublars or (ça vous rappelle quelque chose ?). Un lexique connu (holopute, protosalopard, etc.). Et par-dessus le tout un soupçon de Freudisme appliqué. Vous secouez, et hop : un beau space opéra tout neuf.
Oui mais voilà, Monsieur Jodo... j'ai beau vous admirer (et votre oeuvre excellente), on commence un peu à tourner en rond ! La recette précitée a déjà été mise en place pour les méta-Barons, l'Incal, Les technopères, etc. Donc l'effet de surprise est totalement inexistant.
A partir de là, que vaut l'ouvrage ? Pas mal, compte tenu du fait que le héros est un fieffé salaud que seul l'or intéresse. Que même si l'on est en terrain connu, Jodo ne manque pas de développer ça et là quelques idées neuves.
Niveau dessins, bof bof bof... ça rappelle Gimenez mais en moins bien, en plus fouillis.
Globalement, "Showman killer" est un produit pour purs fans du maître Jodo (qui vont quand même finir par se lasser à force). Pour ceux qui ne connaissent pas son oeuvre, mieux (très très largement) se pencher sur les Méta-Barons, l'Incal ou encore Les technopères.