Sous un air de film léger, Edward Anderson nous livre un film sans concession sur un sujet trés grave. Je ne vais bien sûr pas vous livrer la fin, mais attendez-vous à du choquant.
Mel et Jules sont de belles jeunes filles qui, aprés un long voyage en avion, ne demandent qu'une chose : rentrer chez elles. Personne ne les attend et la solution la plus rapide et la moins chére est la navette de l'aéroport. Le conducteur insiste pour qu'elles montent avec lui. Il y a un homme à l'intérieur, râleur il a toujours un pêt de travers. Deux jeunes hommes veulent se joindre aux jeunes filles, qu'ils ont rencontré quelques instants plus tôt. Le chauffeur accepte non sans réticentes et voilà le groupe emporté vers son destin. Deux personnes n'auraient jamais dûes se trouver dans le bus et vont payer cher leur incursion.
Tout est trouble dans ce film, le chauffeur aux allures bienveillantes de premier abord, en passant par le paysage : glauque à l'extrême. Il n'y a pas âmes qui vivent, pas de véhicules, pas de bruits et un éclairage tout droit sortie d'un monde apocalyptique. Tout ce qui se passera durant le trajet est horrible, rien ne sera épargné aux passagers, qui glissent dans l'horreur la plus folle. On se demande si l'histoire aura une fin, ou si c'est un de ces nombreux films ou le prix de la folie n'est juste que la mort. Des rebondissements ponctuent le film, et lentement, au gré des souffrances de ces jeunes nous allons savoir pourquoi le chauffeur agit comme ça. Depuis cinq ans, sa navette est réduite à faire ce trajet...
L'aboutissement fait froid dans le dos ! Vraiment bien, même si le sujet est déroutant. Jamais vous ne prendrez la navette à l'avenir, surtout s'il n'y a quasiment personne dedans...