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4,6 sur 5 étoiles
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le 9 avril 2005
Au dela de la description historique des camps de concentration à travers son histoire, Primo Levi agrémente son livre de pensées et de vérités valables sur l'humanité dans son ensemble. A travers cette atrocité, l'auteur garde de plus un détachement, se remets perpétuellement en question dans un style empli de métaphores et de préceptes pertinents. S'il n'y a qu'un livre à lire sur cette période, choisissez "Si c'est un homme".
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Primo Levi explique dans la postface de "Si c'est un homme" que, lycéen, il était nul en italien, préférait les sciences et que, sans son séjour à Auschwitz, il n'aurait jamais écrit la moindre ligne !
Sans pathos, dans une langue toujours juste, parfois poétique, avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité, le livre relate sa vie d'interné et celles des ses camarades.
Avec le talent d'un grand écrivain : ressentir profondément la réalité, et parvenir à communiquer ses émotions, ses pensées au lecteur.
Après ce chef d'oeuvre (qui n'eut aucun succès à l'époque, soulignons-le), Primo Lévi mena un triple vie : chimiste, écrivain et témoin de la Shoah...
Epuisé, parfois déprimé, il se tue en tombant dans un escalier en 87.
La thèse communément admise : le suicide.
Je viens juste d'apprendre (avant d'écrire ces lignes) que le suicide est rien moins que sûr et qu'il s'agit probablement d'un accident.
Donc, je veux le croire, jusqu'au bout Primo Levi aima la vie.
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le 11 janvier 2006
Le devoir de mémoire. "N'oubliez pas que cela fut, non, ne l'oubliez pas". Primo Levi nous implore, nous en conjure. Nous l'ordonne. Ce texte est le récit du rescapé d'un lager (camp de concentration et d'extermination).
Mais pourquoi, après tout, faudrait-il prendre le temps de lire ces témoignages, rares, de l'horreur de la seconde guerre mondiale? Pourquoi ne pas plutôt penser au soleil qui brille aujourd'hui, ou à ce que l'on va manger ce soir?
Parce que ce récit est unique. Unique parce que tout ceux qu'a croisé Primo Levi sont morts. Il est la seule voix de ceux qui n'ont pas eu la chance de sortir vivants de ces camps de la mort. Il est leur voix à tous, et nous devons l'écouter. Un récit insipensable.
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Primo Levi est un juif italien arrêté en 1943 parmi un réseau de résistants. Déporté au camp allemand d'Auschwitz, il échappe à l'extermination pour atterrir au Lager de Monowitz, entièrement voué à la construction d'une usine de caoutchouc, la Buna. Il y restera près d'un an jusqu'à la libération du camp par les troupes Russes venues de l'Est. Ayant commencé à rapporter son expérience dans un journal avant même la fin de son internement, Levi s'y attelle avec encore plus de sérieux lorsque les Alliés lui demandent un rapport technique sur le fonctionnement d'Auschwitz. C'est ainsi que deux ans plus tard, dans une édition à la distribution quasi-confidentielle (2500 exemplaires), le livre Si C'est un homme est né. Avant de connaître le succès et la renommée dans les années 60, moment où les gens commencent à accepter l'existence passée de la Shoah, Levi raconte l'horreur totale et absolue, l'Enfer sur Terre mis en oeuvre par les Allemands pour détruire les Juifs...et l'homme, tout simplement.

Si c'est un homme reste un cas atypique dans les livres sur l'Holocauste. Primo Levi ne fait pas un roman ni un essai mais un témoignage. Il le précisera d'ailleurs à nouveau dans les appendices de fin d'ouvrage. Tout commence par l'arrestation de Levi en Italie et se termine à l'instant même où les Russes pénètrent dans le camp de Monowitz. Pas de préambule pour introduire les choses, pas d'épilogue non plus. En fait, l'auteur a voulu livrer un récit le plus proche possible de la vérité qu'il a vécu sans aller ajouter des considérations sur d'autres atrocités qu'il n'a pas vu de ses yeux comme les fours crématoires et les chambres à gaz. En fait, son cheminement, pas tout à fait linéaire, ne se veut qu'une dure plongée dans la machine à détruire Nazi. Sans se fixer d'objectifs trop vastes, Levi arrive à faire beaucoup plus qu'il ne s'était fixé.

L'horreur dans Si c'est un homme survient petit à petit mais ne cesse de s’enfoncer dans des tréfonds d'inhumanité et de dégradation. Progressivement, le lecteur expérimente la déshumanisation pure et simple. Levi ne fait rien pour insuffler du suspenses ou autres rebondissements que l'on trouverait ailleurs, il décrit son parcours et ses rencontres. Celles-ci restent d'ailleurs fascinantes, non pas simplement par les personnalités qu'il rencontre dans le camp mais par l'analyse qu'il en fait, froide, détachée, presque clinique. Ce sont bien les Juifs qui se trouvent au premier plan de cette histoire, même si l'on croisera parfois des détenus politiques, et Levi ne cessera de décrire ses compagnons de route sans haine, sans amour. Dans Si C'est un Homme, Levi, étonnamment, ne fait preuve d'aucune haine envers les autres, même envers les Nazis, et jamais l'auteur ne déviera de cette ligne de conduite, produisant un récit surprenant au possible.

En fait, Levi veut accomplir une chose par dessus tout, c’est décrire le camp lui-même. Non pas simplement son agencement et son utilisation mais son effet. C'est là que l'italien obtient le plus grand succès. Dans Auschwitz, tout a été pensé et créé pour avilir l'homme. De la répartition des tâches et de leurs exécutions à l'infirmerie en passant par l'Appel, tout, absolument tout constitue un rouage d'une machine infernale. L'humiliation, la violence mécanique et le constant rappel de la condition des prisonniers développent un sentiment d'abandon incroyable et assez indescriptible. Plus le texte avance et plus l'on s'habitue aux privations endurées et à l'absurde logique de fonctionnement, notamment le marché noir nécessaire pour vivre. Auschwitz s'avère l'arme ultime pour la destruction des hommes qui sont ramenés à moins que des bêtes. La peur, omniprésente, écrase tout. Chaque acte, chaque rencontre la réveille et Levi transmet une atmosphère pesante où chaque jour est un combat pour la survie pure et simple.

Ainsi, Levi témoigne aussi de la volonté incroyable dont on fait preuve les prisonniers pour survivre au jour le jour. Comment désirer vivre dans un tel endroit et dans une telle condition ? C'est la question continuelle que se pose l'auteur. Pour raconter. C'est cela l'échappatoire que certains ont trouvé, tel que Primo lui-même. Pour d'autres, c'est simplement la farouche flamme de la résistance, un désir irrépressible de vouloir exister. Sans jamais verser dans l'apitoiement, Levi raconte le désespoir comme nul autre. Cette chape de plomb pèse sur le lecteur du début à la fin, même lorsque les allemands quittent le camp, les dix jours d'abandon des survivants paraissent interminables. Mais ce qui ressort surtout de Si c'est un homme, c'est que rien n'a pu justifié la survie de telle ou telle personne. Les conditions de survie extrêmes du camp n'avaient aucune solution logique et de l'aveu de l'auteur lui-même, la vie des uns et des autres ne tenait qu'au hasard, au simple hasard. Pas de Dieu ici, bien au contraire. Pour Levi, Auschwitz reste l'endroit le plus éloigné de Dieu, d'ailleurs... comment seulement penser que Dieu existe si un endroit pareil a pu naître un jour ? Levi nous montre le jardin du Diable, sauf qu'ici point d’Antéchrist, juste l'homme, terrible et abject.

Si c'est un homme a souvent été décrit comme le livre le plus important du siècle passé voir carrément de l'histoire. Après sa lecture, une chose est certaine, il faut lire Si c'est un homme. Pour se souvenir et pour rester vigilant devant les fascismes qui nous guettent, politiques ou religieux.
Le témoignage de Primo Levi s'affirme comme l'ouvrage le plus indispensable qu'il puisse exister, plus fondamental que la Bible ou n'importe quel livre sacré, un témoignage direct de l'abjection humaine mais aussi une mise en garde, terrible et intemporelle.

"Méfions-nous de tous les prophètes; il vaut mieux renoncer aux vérités révélées, même si elles nous transportent par leur simplicité et par leur éclat, même si nous les trouvons commodes parce qu'on les a gratis. Il vaut mieux se contenter d'autres vérités plus modestes et moins enthousiasmantes, de celles que l'on conquiert laborieusement, progressivement et sans brûler les étapes, par l'étude, la discussion et le raisonnement, et qui peuvent être vérifiées et démontrées."
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le 26 juillet 2009
Ce livre est un document très complet sur la vie des détenus des camps de concentration. En effet, la vie quotidienne des prisonniers y est détaillé, ainsi que les conditions de vie et de mort de ces plusieurs dizaines de milliers d'individus.
La faim, le froid, le travail, la fatigue, les coups étaient le quotidien. Mais aussi les vols et autres manipulations entre les détenus. J''ai été surprise du manque de solidarité entre les prisonniers, je ne m''attendais pas à trouver de la violence entre eux. Mais cette situation est si unique, rare et inhumaine.
Souvent les mots manquent à cet auteur pour y décrire les horreurs qu''il a vécu ou vu. Notre vocabulaire ne permet pas la compréhension de ces situations proche de l''enfer. On en arrive, nous aussi lecteur, à ne plus être surpris ou choqué lorsque l''auteur nous parle de la mort ou autre destin tragique de ces compagnons d''infortune. Et c''est là que l''on peut se rendre compte que l''on ne peut pas imaginer (même avec des livres, films et autres sources documentaires) ce que ces personnes ont vécu (et heureusement). On comprend que la pire des choses que l''on puisse faire à un homme n''est pas de le privé de sa liberté, de le battre, ni de le tuer, mais de lui prendre son humanité, pour qu''il ne soit qu''un amas de chair vide, sans pensée, privé de son esprit.
Ce livre est à lire, au delà du « devoir de mémoire », il nous définit ce qu'est un Homme.
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le 12 septembre 2002
Bien sûr, il s'agit d'un témoignage sur les camps ; mais à ceux qui se disent qu'on a déjà tout vu ou tout lu sur ce sujet, je dirais que "Si c'est un homme" ne se limite pas à ça : c'est "l'homme" qui est au centre du livre. Comment l'humanité, la culture, la civilisation et la personnalité parviennent à survivre au milieu de l'inhumain ? Levi ne répond pas de manière simple ou manichéenne. Il nous invite à porter un regard très nuancé sur l'"homme" qui "survit" (mais y survit-il vraiment ?) au nazisme. Au-delà, il laisse peut-être entrevoir aussi ce qui fait l'homme (bestial ou humain ?)d'une manière plus générale. J'ajoute que, contrairement à ce que j'aurais pu croire a priori, la lecture de ce livre est très aisée, et même agréable. A lire absolument !
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le 26 août 2009
Un livre saisissant : on lit le premier mot, puis on enchaine jusqu'à la fin. Difficile bien sur mais vraiment bien écrit. Je n'oserais, au vu du sujet, dire que j'ai adoré ce livre ; disons qu'il est remarquable.
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le 26 août 2008
Je pense qu'il faut quand même attendre d'avoir un certain âge (ou une certaine maturité) pour vraiment saisir toutes les dimensions de ce livre. Pour ma part, je pense qu'il me sera utile de relire au fil de ma vie ce livre, d'une profondeur inimaginable.
Etant juif et ayant un héritage culturel assez important, ce livre me parle et m'apporte un témoignage fort sur ce qu'une partie de ma famille à pu vivre.
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le 23 juin 2004
"Nous qui avons survécu, disait Primo Levi, nous ne sommes pas des crais témoins, car nous appartenons à cette infime minorité qui, par prévarication, par habileté ou la chance ,'ont jamais touché le fond. Ceux qui l'ont toucgé et qui ont vu la Gorgone n'en sont pas revenus, ou en sont revenus sasn paroles". Lui, il en est revenu, et il a parlé. Aidé par sa culture de la précision et du discours scientifique, un sens aigu du détail significatif qui fait parfois penser à Stendhal. Mais cette volonté de ne pas être emphatuque, de s'en tenir au fait, ne rend que plus terrivle la convergence entre le monde des camps et l'Enfer de Dante. Ce qui n'était que fiction littéraire et imagination dans l'univers du jeune homme entre de avec une aisance stupéfiante dans la réalité. Regardez le petit groupe qui à l'entrée du camp quémande à ceux qui bientôt seront de la fumée ou du savon, et déjà ne sont plus des hommes, leurs derniers objets personnels, pièces de monnaie, cigarettes, tout ce qui peut alimenter leur minable trafic. Comparée à une scène pareille, la mythologie des vilains diables apparaît bien fade. Bien sûr que tout le monde doit lire ce livre: on sait quel destin attend ceux qui ne veulent pas connaître le passé.
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le 31 octobre 2009
Ce livre constitue le saint graal de ma bibliothèque parce que Primo Levi s'y révèle derrière une certaine pudeur. Il nous raconte sa vie dans les camps avec une certaine humanité au travers de rencontres particulières. Ce livre a conditionné mon choix universitaire et m'a mené jusqu'en Pologne, lieu du crime et de la libération. Tout le monde devrait lire ce livre au moins une fois dans sa vie ne fusse que pour la beauté du témoignage.
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