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Attendu au virage après le méga succès de lalbum
Love Is Here qui les sacra meilleur nouveau groupe britannique en 2001 dans le cousinage de Travis, Doves ou Coldplay, Starsailor (ainsi nommé en hommage à Tim Buckley) se doit de confirmer sa réputation de surdoué. Le quartet britannique a donc confié les tourments métaphysiques de son chanteur perturbé de 22 ans, James Walsh, à lexcentrique Phil Spector. Cette collaboration hautement médiatisée avec ce producteur légendaire aux méthodes peu orthodoxes débouche sur 2 singles policés, "Silence Is Easy" et "White Dove", transportés par la voix chevrotante de Wash. Le reste, produit par John Leckie (Stone Roses, Verve, Radiohead entre autres) et Danton Suppie, oscille entre odes lyriques à la Echo and The Bunnymen sous prozac ("Bring Me Love") et chansons folk façon Neil Young ("Shark Food"). Un album cathartique dit de la révélation où Walsh se confesse avec honnêteté. Mais sa recherche de labsolution ne risque pas de détrôner Coldplay.
--Sabrina Silamo
Critique
Ce deuxième opus des Anglais paru en 2003 avait tout pour susciter l’engouement bien avant sa sortie. Déjà parce que l’énorme succès de
Love Is Here un an plus tôt avait généré une attente démesurée de la part de la critique et du public ; mais aussi parce que l’annonce de la participation du légendaire Phil Spector à la production de ce
Silence Is Easy avait créé un buzz énorme. Pour ce deuxième point, ce fut une mini déception. En effet, Phil Spector, après quelques mésententes de planning avec certains membres de Starsailor, se désengagea partiellement, et ne réalisa que deux titres sur cet opus, dont le premier single, curieusement minimaliste,
« Silence is Easy ».
Au delà de ces deux faits majeurs, force est de constater que la patte britpop romantique teintée de rock fonctionne une fois de plus à merveille sur ce deuxième opus. Si la voix de James Walsh ne convainc pas sur tous les morceaux,
« Fidelity »,
« Music Was Saved » ou
« Four to the Floor » (qui connaîtra un succès mondial dans sa version remixée par Stuart Price) représentent à eux seuls une excellente raison de s’attarder sur ce disque. Starsailor s’en sort ici avec les honneurs, certes dans l’ombre de Travis ou de Coldplay, mais avec un sens de la mélodie grâce auquel aucun complexe vis-vis de ces derniers n’est à subir.
Arnaud De Vaubicourt - Copyright 2012 Music Story