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3.0 étoiles sur 5
Une semi déception, 21 avril 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Silver Surfer : Requiem : Kyrie, Sanctus, Benedictus, Agnus Dei (Comic)
Récent scribe dAmazing Spider-Man, Joseph Michael Straczynski livre dans Requiem lultime récit de la vie du Surfeur dArgent à travers un graphic novel entièrement peint par lartiste Essad Ribic. Le résultat se révèle pudique en cela que Straczynski évite tout pathos ou lourdeur narrative. Néanmoins, il manque définitivement quelque chose à cette album : on aurait aimé se sentir plus secoué et certains passages sont un peu convenus Si pour les fans du Surfeur, linvestissement vaut le coup, lalbum reste dispensable pour les autres.
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4.0 étoiles sur 5
Dead man, 11 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Silver Surfer : Requiem : Kyrie, Sanctus, Benedictus, Agnus Dei (Comic)
"Requiem" est une mini-série de quatre épisodes publiée sous forme de "graphic novel". Elle a été réalisée en 2007 par le scénariste J.M. Straczynski et l'illustrateur Esad Ribic.
L'histoire nous raconte les derniers jours de Norrin Radd, le "Silver surfer", condamné à périr parce qu'il a fini par être rongé par son pouvoir cosmique. Il effectuera un dernier voyage qui le mènera de la Terre, sa patrie d'adoption, à "Zenn-La", sa planète natale. Un voyage ponctué de rencontres, notamment avec les figures principales de sa mythologie...
Les auteurs jouent à fond la carte de la retenue et de l'émotion. En découle un récit erratique et quasi hypnotique, qui devrait plonger la plus-part des lecteurs de comics mainstream décérébrés dans la plus profonde des torpeurs. De plus, les planches d'Esad Ribic se regardant comme des tableaux, rappelant par moment les travaux de Vicente Segrelles sur la série
le mercenaire, la lecture n'en est que plus indolente...
En ce qui concerne la toile de fond, on a connu J.M. Straczynski plus inspiré. Le récit demeure très naïf du début à la fin et ne fait que répéter ce qui a déjà été raconté de nombreuses fois à propos de ce personnage, souvent de manière plus approfondie. Il faut dire que le présent recueil est très court. Il reste donc très superficiel en ce qui concerne le dernier voyage du héros, en forme de testament humaniste et de condensé mythologique autour de son histoire éditoriale.
Pour ceux qui connaissent le film
Dead Man de Jim Jarmush, je rappelle à quel point ce dernier avait su insuffler de lyrisme sur le parcours initiatique d'un homme qui, au seuil de la mort, prend conscience de la valeur de la vie. A ce parti-pris intense et désespéré, Straczynski semble avoir préféré une autre voie, respectant à la lettre la pureté originelle de Norrin Radd. En soit, cette ligne de conduite restreint son scénario à une sagesse un peu trop manichéenne.
Bien évidemment, le concept même de cette histoire l'oblige à souffrir de la comparaison avec
La mort de Captain Marvel, le chef d'œuvre de Jim Starlin, qui parvenait à transcender sa naïveté formelle en un puissant manifeste contre l'injustice d'une mort arbitraire.
La forme de l'ensemble est par contre si belle qu'il est très difficile de ne pas plonger dans chaque page avec bonheur : Ecriture, dialogues, pointes d'humour, images somptueuses, tout est trop beau pour bouder son plaisir. Publiée sous cette forme de "graphic novel", l'histoire se lit de manière autonome comme une œuvre presque opératique, découpée en quatre tableaux, dont les titres, "Kyrie, Sanctus, Benedictus, Agnus Dei", sont tout de même assez explicites quant à la note d'intention !
Alors, même si l'on a déjà vu un Straczynski plus en verve et un Ribic encore plus impressionnant (dans
Loki, notamment), "Silver Surfer : Requiem" demeure une lecture extrêmement recommandée, ne serait-ce que pour le dernier volet et l'ultime rencontre entre le héros (ancien héraut !) et son "créateur", assez poignante quand on pense qu'il s'agit là de figures omnipotentes au départ peu enclines à verser dans l'émotion...
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Les derniers jours du Silver Surfer, 28 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Silver Surfer : Requiem : Kyrie, Sanctus, Benedictus, Agnus Dei (Comic)
Un requiem est une messe célébrée pour prier pour les âmes des défunts et qui a lieu juste avant l'enterrement ou lors de cérémonies du souvenir. Avec un titre pareil, la fin de l'histoire est éventée : il s'agit d'assister aux derniers jours du Silver Surfer. Suite aux observations de Reed Richards, Norrin Radd apprend que sa peau métallique aux si jolis reflets est en fait un matériau technologique très avancé qui est arrivé en fin de vie, ce qui implique la mort à court terme du héros. Le premier épisode se concentre sur les modalités de cette découverte et sur le soutien apporté par Reed et Sue. Dans le deuxième épisode, Silver Surfer cherche comment améliorer le sort de l'humanité et il croise une dernière fois le chemin de Spiderman.
Dans le troisième épisode, Silver Surfer est confronté à une guerre spatiale entre 2 races d'un même système solaire. Il n'a d'autre choix que de s'immiscer dans le conflit et de prendre parti pour la paix. Dans le quatrième épisode, il est de retour sur sa planète natale pour y vivre ses dernières heures et mourir peut être en paix.
Quand j'ai découvert l'existence de cette histoire, les noms des 2 créateurs m'ont attiré. J'avais déjà lu
Namor : Voyage au fond des mers, illustré par le même Esad Ribic que j'avais trouvé graphiquement intéressant. Les 4 épisodes contenus ici sont antérieurs à l'histoire de Namor et j'ai eu l'impression que les illustrations sont un cran en dessous de celle de Namor. Les silhouettes des personnages présentent quelques particularités disharmonieuses (la morphologie de Ben Grimm, par exemple). Et la palette de couleur n'est pas aussi maîtrisée. Ribic avait déjà opté pour des teintes délavées, mais les compositions de couleurs sont moins convaincantes, moins complémentaires que celles de "The Depths". Il reste l'aspect du Silver Surfer qui est magnifique, ainsi que sa rencontre avec Spiderman dont la mise en scène est remarquable.
Coté scénario, le nom de Straczynski m'évoque également de bons souvenirs. En scénariste aguerri, il sait aller piocher dans le mythe du Surfer pour retenir les éléments les plus significatifs. Il rend au Surfer une âme noble et désintéressé. Sous sa plume, Norrin Radd retrouve son statut d'ange, bienfaiteur de l'humanité, désintéressé et bienveillant. À plusieurs reprises, Straczynski insiste sur le fait qu'aucun être ne laisse derrière lui une somme de bonnes actions aussi imposante que Norrin Radd.
Pour être honnête, il y a des moments où cette thématique fonctionne et où je redeviens un petit garçon émerveillé devant les miracles accompli par ce héros. La rencontre entre Silver Surfer et Mary Jane est chargée d'une émotion qui m'a touché. Le revirement d'état d'esprit de Peter Parker confronté à la mort prochaine de cet être extraordinaire m'a complètement convaincu.
Et à d'autres moments, l'artificialité de la perfection morale de Norrin Radd me saute aux yeux, annihilant complètement l'effet de la séquence. Ainsi le combat opposant les 2 races du même système est d'une naïveté telle que je n'ai pas pu m'immerger dans le récit. Et les illustrations du vide spatial par Esad Ribic sont remplies d'effets spéciaux peu réalistes et très déconcertants.
Cette histoire de fin de vie de Norrin Radd se laisse lire. Mais la posture angélique du héros finit par lasser et les illustrations partent dans des directions un peu trop disparates.
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