L'oeuvre commence par des notes graves (mi) qui créent une ambiance funèbre, qui résonnent comme un glas, comme des coups de boutoir contre le destin. De cette masse sombre émerge le chant du Requiem (parfois simplement des syllabes entrecoupées de silences) par des voix de femmes. Puis on entend des accords lumineux qui petit à petit percent la brume. Le Tuba mirum éclate comme un coup de tonnerre. Le quatrième mouvement est une merveille: le ténor chante un poème ukrainien; il est accompagné par le choeur (bouches fermées). L'Agnus Dei fait entendre au violon des imitations, des figures empruntées à Mozart qui se superposent au chant majestueux du choeur. Le contraste est surprenant (et parfois amusant, il faut le dire). A écouter en boucle.