Construit (et c'est son principal intérêt) à la manière des premiers longs-métrages des mexicains Alejandro Gonzales Inarritu et Guillermo Arriaga, 'Simon Werner a disparu' a quelque chose des 'Dix petits indiens' d'Agatha Christie revu et corrigé par Gus van Sant et servi avec un 'french dressing'.
Sous forme de puzzle, rythmé par des flash-back 'backslashés' (on passe d'un personnage à l'autre et parfois ça fait mal !), ce premier film de Fabrice Gobert tourne autour de la disparition de Simon, qui sortait avec Alice, la star de la classe, voire du lycée (la rousse Ana Girardot, fille de), mais avait un secret dont Jérémie, Laetitia et Jean-Baptiste notamment ignoraient tout...
Que lui est-il arrivé ? Qui est responsable de sa disparition ? On raconte que le professeur Serge Riaboukine aurait... mais aussi que... sans parler de... Ces jeunes gens du début des années 90 (le réalisateur s'est inspiré de ses propres années de lycée), qui ressemblent probablement comme deux gouttes d'eau à ceux d'aujourd'hui, se tournent autour et tournent en rond, chez eux et au lycée, se cherchent, s'aiment, se jalousent, se détestent et se font des crasses en attendant de pouvoir se faire des caresses. Les garçons, de peur de finir seuls avec leur main, ne pensent qu'à ça ; les filles attendent le 'Prince charmant' ; les uns et les autres passent du coup à côté les uns des autres ; c'est l'histoire éternelle de ceux qui viennent de Mars et de celles qui viennent de Vénus... tâchée de sang...
Si vous voulez avoir vous aussi des nouvelles de Werner, joignez-vous donc aux recherches et peut-être avanceront-elles un peu plus vite !