Franchement (et pour faire semblant de résister au principe de la compilation si souvent hérétique), les versions de "Michelle", "Ob La Di, Ob La Da" et l'absence des Stones/Cream/Doors/Led Zep/Dylan... (sans doute pour des raisons de droit ?) ça laisse des trous.
Mais alors, tout le reste !
Que du bon, voire de l'excellentissime : Otis Redding, Aretha, Animals, Spencer Davis, Everly brothers...
Rendez nous les années 60, vite. Ressuscitez Burt Baccarah, Wilson Pickett, Ronnie lane. Rendez justice à Dusty Springfield, Réhabilitez ces incroyables artistes qui n'ont (de mon point de vue) jamais trouvé d'équivalents sur une période aussi courte et comparable. Imaginez donc l'allure des "charts" à ce moment là , pendant que Sheila chantait "Le folklore américain" et Pascal Danel, "Les neiges du Kilimandjaro" !
Vite, ressortez nous les fleurs, les Ami 6, les chemises indiennes et l'idéologie niaise (bon, laissez nous quand même quelques accessoires du style Ipod...).
Quand on pense qu'on pourrait aussi retrouver sur de telles compilations, des chansons du calibre de "Days Of Pearly Spencer", "Nights in White satin", "Whiter Shade Of Pale", "The Letter", "These Boots are made for Walking", "Wild World", voire l'extraordinaire "Call My name" de James Royal...
C'est une sorte de vertige.