Dreiser's story unfolds in the measured cadences of an earlier era. This sometimes works brilliantly as we follow the choices, small and large, that lead some characters to doom and others to glory. On the other hand, the middle chapters--of which there are many--do drag somewhat, even when one appreciates Dreiser's intentions. If you can make it through the sagging midsection, however, you'll be rewarded by Sister Carrie's last 150 pages, which depict the harrowing downward spiral of one of the book's central characters. Here Dreiser portrays with brutal power how the wrong decision--or lack of decision--can lay waste to a life. --Rebecca Gleason --Ce texte fait référence à lédition Broché .
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10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
pas mal,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sister Carrie (Broché)
Ce commentaire porte sur l'edition Penguin Books par Alfred Kazin, en VO (americain). Si vous etes assez bon en anglais sans plus (comme moi) vous pouvez lire (et comprendre) le bouquin dans le texte, je trouve l'ecriture abordable.Au niveau de l'intrigue c'est a la fois original et realiste, et les personnages sont depeints plus vrais que nature. J'ai ete assez pris par le developpement. Si je ne donne pas 5 etoiles c'est que Dreiser n'a pas la force d'un Balzac ou un Dostoievski pour introduire personnages, lieux et faits, donc c'est un peu lent et uniforme. Sister Carrie est son premier roman (1900). Je le trouve mieux que son autre best seller "Une Tragedie Americaine". Je signale que la "Norton critical edition" de Sister Carrie que vous pouvez en ce moment trouver sur amazon.fr aussi contient, outre le texte, plus d'informations et notamment des articles temoingnant de la reception du bouquin. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Quelque part entre le père Goriot et Nana.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sister Carrie (Broché)
Sister Carrie (1900) est le premier roman de Theodore Dreiser et s'est imposé comme un classique aux Etats-Unis où il fonde le genre réaliste (naturaliste, dirions-nous ici) auquel participeront notamment Upton Sinclair ou Sinclair Lewis. L'histoire est simple : Carrie, débarquée à Chicago de son Wisconsin natal, tombe entre les mains d'un représentant de commerce séduisant, Drouet, auquel elle ne tarde pas à préférer un patron de bar, le respectable Hurstwood. Femme entretenue, elle aspire à une carrière artistique qui se concrétisera après qu'elle ait fui à New York avec Hurstwood, qui aura, pour elle, piqué dans la caisse de ses employeurs et conclu un divorce difficile avec sa légitime.Les critiques insistent généralement sur l'aspect social ou journalistique de Carrie, et notamment sa description de la condition ouvrière à laquelle Carrie doit, quelque temps, adhérer. En réalité, cette dimension est totalement seconde. L'apport sociologique de Carrie tient plutôt à sa remarquable appréhension des questions urbanistiques et d'architecture - ainsi qu'à sa description de la passion de l'argent et de l'ascenseur social dans les classes moyennes américaines du tournant du siècle. Au plan plus littéraire, Carrie souffre de la comparaison avec ses modèles français (le père Goriot est d'ailleurs lourdement cité lors de la chute d'Hurstwood, Drouet a plus d'un trait commun avec Bel-Ami et Carrie est une Nana dépourvue de vulgarité et de passion). Le roman est trop long (650p), ménage peu de péripéties et offre peu de développements à ses personnages principaux que nous quittons à peu près en l'état où nous les avions découverts. Dieu merci, la déchéance du Goriot américain, Hurstwood, sa progressive plongée dans l'apathie et le déni de soi soutiennent l'intérêt de l'oeuvre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Aimer, quoi qu'il en coûte ?,
Par D. Legare "Lire c'est respirer" (Ile de France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sister Carrie (Broché)
Carrie, une jeune provinciale de 18 ans prend le train pour aller vivre à Chicago où elle compte trouver du travail. Dans le train, elle rencontre un voyageur de commerce, un certain Drouet qui lui fait la court et lui laisse sa carte. Carrie débarque chez sa soeur, qui est mariée à un homme travailleur et taciturne. Elle trouve de petits emplois qui suffisent tout juste à payer sa pension chez sa soeur et finit par revoir Drouet et devenir sa maîtresse. Elle déménage alors dans un petit appartement avec lui. C'est à travers lui qu'elle rencontrera un de ses collègues de travail, un certain Hurstwood, un homme bien plus âgé, installé dans la vie et père de famille. Hurstwood perd la tête devant la fraîcheur de Carrie, vole dans la caisse de son entreprise pour fuir avec elle à New York. Elle, naïve, ne sait rien du vol ni du statut d'homme marié de Hurstwood. A new York, les choses ne tournent pas comme Hurstwood le pensait.Dreiser sait vraiment décrire les choses de la vie, la condition des ouvriers et les petites gens de son époque. Ce que j'ai aimé, en dépit de procédés littéraires parfois un peu surannés, c'est qu'il ne juge pas ses personnages et cela les rend plus humains, plus crédibles. Ses personnages ne sont pas punis pour leurs actions peu morales. Car Dreiser n'est pas moralisateur, il décrit simplement la vie telle qu'elle va avec ses fortunes et ses infortunes, chose qui n'était pas pour plaire à la critique d'alors. Le livre sera très mal reçu dans les Etat-unis hyper puritains de l'époque, mais acclamé en Grande-Bretagne. Intéressant aussi de voir comment évoluent les personnages de Hurstwood et de Carrie et comme ils vont à contre-courant de tout ce que l'on attendait d'eux. Ces personnages nous surprennent jusqu'au bout, en particulier Hurstwood que l'on pressentait plutôt comme opportuniste, dominateur et manipulateur mais qui se révélera être un homme fragile, finalement digne, presque un homme d'honneur. Un grand classique, dont j'effleure à peine les grands thèmes, mais qui gagne à être découvert pour l'habileté de Dreiser à nous peindre les hommes. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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