Et voici enfin le nouvel album de Therion, "Sitra Ahra" (3 ans d'attente quand même) au titre toujours aussi mystique. Et c'est déjà le 14ème album studio du groupe.
Therion a connu de gros changements depuis le dernier album studio en date. Tous les musiciens ont été changés. C'est tout de même à noter car le groupe semblait stable depuis pas mal de temps. Est-ce que ces changements allaient avoir une incidence sur ce nouvel album ? Honnêtement, je n'étais pas inquiet car Therion, c'est surtout son leader depuis toujours : Christofer Johnsson.
On ne retrouve donc sur cet album (hormis Christofer bien sûr) qu'un seul des protagonistes qui officiaient sur
Gothic Kabbalah, à savoir le fantasque Snowy Shaw au chant.
On retrouve tout de même, autour de Snowy Shaw, Lori Lewis et Thomas Vikstrom (ex-Candlemass) qui accompagnaient le groupe lors de la dernière tournée et bien sûr, comme toujours, une horde de choristes. A noter aussi la participation de Waldemar Sorychta (Enemy of the sun, Grip Inc., Eyes of eden...) aux guitares.
Attention, aucun titre ne va vous sauter directement aux oreilles, comme c'est parfois le cas des compos du groupe. Il va falloir de la patience pour l'amadouer, ce "Sitra Ahra". Un peu à l'instar du précédent, "Gothic kabbalah", qui, écoutes après écoutes, a révélé tous ses secrets (en plus, il s'agissait d'un double album). Les titres sont complexes et parfois plutôt inattendus. Sans entrer dans le détail du titre par titre (après tout, autant vous laisser la surprise), les sonorités présentes sur certains morceaux pourront surprendre l'auditeur. A ce titre, c'est "Land of Canann" qui remporte la palme de l'originalité, avec son harmonica, son piano et ses différentes ambiances. Un titre de 10 minutes que l'on ne voit pas passer.
Sur "2012" (oui, oui, nous aussi on croise les doigts pour que ça change), on retrouve l'ancien batteur du groupe, Petter Karlsson, en lead vocal (on avait eu un aperçu de ses capacités vocales sur le
Live Gothic, lors de la reprise de Manowar). Surprise également avec "Din" qui nous replonge dans les premières années du groupe avec son rythme trépidant et sa voix lead black/death.
Pour le reste, des choeurs en veux-tu en voilà, des orchestrations plus fouillées les unes que les autres. Chaque titre est une véritable symphonie. Le dernier morceau, "Children of the stone", avec ses choeurs d'enfants avec son petit côté "Siren of the woods" (sur
Theli) est tout simplement magnifique et clôt le CD de manière magistrale.
Tout en restant fidèle au style opératique de Therion, Christofer Johnsson ne se répète pas et grandit ainsi l'oeuvre globale de son groupe de 11 merveilleuses compos. C'est grâce à des groupes comme Therion que je suis fier d'écouter cette musique à la diversité exceptionnelle : le Metal.
Alors, l'album de l'année ? Why not...
Une dernière remarque, aux amateurs du format MP3 : Un album de Therion, ça s'écoute en CD, sur une vrai chaîne HiFi, si vous voulez en capter toute la finesse. Je dis ça comme ça...
PS : contrairement à ce qui est annoncé plus haut, il n'y a aucun accès à du matériel en téléchargement.